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PASSER E AUX

61° VANGA CAP-GRIS.

* Nous devons interrompre ici le catalogue des espèces connues d'oiseaux que nous avons déposées au Muséum, parce que leur nomenclature serait d’un intérêt secondaire pour le lecteur, qui peut d'avance puiser dans les tableaux sur chaque relâche, les détails les plus curieux sur nos recherches en Ornithologie. Ce catalogue aurait grossi beaucoup trop ce volume, sans remplir complétement le but que nous nous étions d’abord proposé; et d’ailleurs les naturalistes trouveront dans notre Traité d'Ornithologie, qui va bientôt paraître, tous les détails qu'ils pourront désirer sous ce rapport.

Vanga kirhocephalus, Less, Atlas, pl. XI, sous le nom de Pie-grièche cap-gris, Lanius kirhocephalus.

V. capite et gulo cinereis; dorso aurantiaco; alis, caudäque grisets; abdomine rufo; rostro plumbr coloris et pedibus subnigris.

Cet oiseau, de la grosseur d'un merle, a de longueur totale neuf pouces. Le bec est long d'un pouce, du front à son extrémité ; 1l est fort et robuste, à arête saillante entre les narines, qui sont déprimées. La mandibule supérieure se termine par une pointe crochue et prononcée. Les tarses sont robustes, et le doigt postérieur est remarquablement fort. Les ailes dépassent le croupion; la queue, composée de dix pennes, est légèrement arrondie. La tête, les joues et le dessous de la gorge, jusqu'à la poitrine, sont d’un gris cendré. Le dos , le croupion et les couvertures des ailes, sont d'un rouge-brun orangé fort vif. Les grandes pennes et les moyennes, ainsi que la queue, en-dessus, sont d'un gris fauve uniforme. Le ventre, les plumes des cuisses, les couvertures inférieures de la queue sont d'un gris clair, et l'extrémité des pennes s’use très-aisément. Le bec est

rouge fauve d'égale teinte. La queue, en dessous, est d'un

plombé, et cette couleur semble encore propre aux pieds. Le vanga cap-gris habite les forèts de la Nouvelle - Guinée, aux alentours de Doréry, où les Papous le nomment Prtohoui.

690 ÉCHENILLEUR KAROU.

Ceblepyris Karu, Less.

Karou dans la langue des Nouveaux-frlandais.

C. capite, dorso, nitidè nigris ; als brunneïs cum marginibus nivets ; gulo et pectore medio albido-griseis, numerosissimè subnigro sinuolatis ; abdominis et caudæ tectricibus rufis ; uropygio

Voyage de la Coquille. —Z. Tome I, Partie 11. 80

albo nigroque variegato; pennis exteriortbus caudæ albo terminatis. ( Atlas, pl. XIT, sous le nom de Pie-grièche Karou, Lanius Karu.)

Cet échenilleur a sept pouces de longueur totale. Ses formes sont élancées, et ses pieds sont peu développés. Le bec est court et peu robuste, légèrement caréné en dessus et terminé par une pointe qui nest presque pas crochue. Les ailes sont pointues et s'étendent Jusqu'au milieu de la queue ; la première rémige est trés-courte, la quatrième et la cinquième sont plus longues. La queue est arrondie à son extrémité, ce qui tient à la disposition des pennes dont la longueur n'est pas égale, et qui sont comme étagées. Les tarses sont courts, et les trois doigts très-peu prononcés. L'ongle du pouce postérieur est le plus fort. Le bec et les pieds sont noirs; l'iris est brun.

Le dessus de la tête, du cou, du dos et de la queue de l’échenilleur karou est d'un noir luisant et verdâtre. Les couvertures des ailes sont noires et bordées chacune d’un liséré assez large d'un blanc pur. Les grandes pennes offrent une teinte brune foncée à l'extérieur et à leur extrémité, et sont blanches à leur partie moyenne et interne. L'extrémité des deux ou trois plumes rectrices externes de la queue, est terminée par du blanc; celle-ci est entièrement brune en dessous : le croupion est mélangé de blanc et de brun. Une ligne blanche passe derrière l’œil et va se réunir à la base du bec sur le front. Toutes les parties inférieures de l'oiseau, la gorge, la poitrine et les flancs, sont d'un gris blanc léger, striées de lignes brunes régulières. Le milieu de l'abdomen, de même que les couvertures inférieures de la queue, sont d’un marron clair. Nous avons conservé à ce ceblepyris le nom de Karou que lui donnent les naturels de la Nouvelle-Irlande ; il habite les alentours du port Praslin, situé à l'extrémité de la grande terre, qui fait partie des archipels orientaux de la Malaisie.

63° PHONYGAME.

Phonyeama, Less.

Chalybœus, Cuv.

Les oiseaux qui composent le genre phonygame appartiennent exclusivement à la Nouvelle-Guinée. Répartis naguère sans ordre, dans les paradisiers, ou parmi les:rolliers et les corbeaux, M. le baron Cuvier les a réunis le premier aux cassicans. Mais une modification importante dans l'organisation de la trachée- artère de l'espèce nouvelle, à laquelle nous imposons le nom de phonygame de Kéraudren, nous à autorisé à la séparer des barita pour en former un genre que nous avons décrit dans le Dictionnaire classique d'hist. naturelle, et qu'un peu plus tard M. Cuvier établissait de son côté sous le nom de calybe (chalybœus ). Les phonygames ont en effet le bec des cassicans, bien qu'il soit beaucoup moins gros, et que les narines soient percées dans un large espace membraneux. Les caractères que nous leur assignons sont les suivants : Le bec est robuste, convexe, un peu élargi sur les côtés, la mandibule supérieure à peine crochue au sommet, la mandibule inférieure est moins épaisse que la supérieure et se trouve renflée vers son extrémité. Les ailes sont arrondies et dépassent légèrement le croupion ; la queue est médiocrement longue , étagée, arrondie; les tarses sont médiocres, scutellés, à ongles peu robustes; la trachée-artère se dirige sur la poitrine et l'abdomen pour y former plusieurs cercles que la peau recouvre seulement dans une espèce.

Les phonygames ont des plumes soyeuses et métallisées, le chant sonore, et vivent dans les profondes forêts de la Nouvelle-

? Règne animal, 2° édit., t. I, p. 354.

Guinée. On en connait trois espèces remarquables par leur beauté et leur rareté.

64° PHONYGAME DE KÉRAUDREN.

Phonygama Keraudrentt ; Less. Man. tom. I.

Mansinéme , dans la langue des Papous de Doréry. Issape , en idiome du canton de Rony.

(Atlas, pl. XIIL. )

P. corpore prorsuüs chalybæo-viridi; capite villoso, duabus cristis decorato; colli plumis mucronatis ; pedibus et rostro nigris.

Ce bel oiseau a douze pouces de longueur totale du hout du bec à l'extrémité de la queue. Il a les formes du merle, sans le surpasser de beaucoup en grosseur. Les plumes qui revêtent la tête, les narines et les joues, sont courtes, serrées, et de la douceur du velours. Leur teinte est d’un noir passant au vert sombre doré suivant les effets de la lumière. Deux huppes distantes occupent les parties latérales et postérieures de l’occiput: elles sont minces, triangulaires, et formées de plumes effilées, linéaires. Les plumes qui garnissent le cou, sont imbriquées, triangulai- res. Celles de devant sont linéaires, très-pointues et terminées par une petite soie, plus apparente sous la gorge. Le rachis et la partie inférieure sont d’un noir-brun, les barbes sont d'un vert a reflets métalliques. Les plumes de l'abdomen ont cela de particulier d'avoir leur tige très-gréle, garnie de barbules trèsfines et très-lâches. Elles sont d’un vert sombre, tandis que celles du dos sont d’un vert chatoyant. Les ailes, les couvertures, le croupion, et le dessus de la queue, sont d’un vert passant à l'acier bruni. La partie interne des rémiges, et des plumes caudales, est d'un brun terne, le dessous des ailes et de la queue est noirâtre. Le bec et les pieds sont noirs : la base des doigts de ceux-ci est élargie par un rebord membraneux.

La trachée- artère de cet oiseau mérite un examen particulier : elle est figurée pl. XIIT, n° 2; ce tube carülagineux, arrondi, composé d'un très-grand nombre de petits cylindres réunis par une membrane, fournie par une tunique extérieure mince et diaphane, a de longueur totale, et en ligne droite, dixsept pouces et demi, et de cent à cent vingt anneaux cartilagineux. En partant des poumons, il se dirige en avant jusqu'au sternum sur le bord antérieur duquel il se courbe, pour descendre extérieurement et en arrière sur l'abdomen, en dessus des muscles qui forment cette capacité, et sous les téguments qui constituent la peau. Là, la trachée-artère se contourne, remonte l’espace d'un pouce, se recourbe aussitôt en formant une petite anse; et le tube, accolé à la portion précédente, redescend et forme, en se contournant de nouveau, un cercle entier qui vient ainsi s'accoler au bord externe du premier cercle, en formant sur les parties molles de l'abdomen un plateau ovalaire et épais, composé de trois tours adossés de la trachée, et réunis par des portions membraneuses. Le tube aérien continue de remonter sur le sternum, le long du cou, en s'unissant, comme à l'ordinaire, aux branches de l'os hyoïde et à la base de la langue’.

La conformation de cet organe, dont nous ne connaissons point d’analogues chez les oiseaux, si nous en exceptons quelque chose de semblable chez le cygne et chez le hocco, permet au phonygame de moduler des sons comme avec un Cor; aussi cet oiseau est-il doué d'un chant essentiellement musical. Les sons que. pousse dans les profondeurs des forêts de la Nouvelle-

! Une telle organisation doit sans contredit nuire singulièrement à l’incubation. Chez cet oiseau se pratiquerait-elle comme chez le coucou, par l’envahissement de nids étrangers? ou bien la femelle, seule chargée de cette importante fonction, aurait-elle son larynx moins compliqué ?..

Guinée le phonygame Kéraudren, ne permettent point de le confondre avec aucune autre espèce d'oiseau. [ls sont clairs, distincts et sonores, et passent successivement par presque tous les tons de la gamme ; aussi nos marins lui donnèrent-ils le nom d'oiseau siffleur. Mais, défiant et rare, nous ne pümes nous procurer que deux individus de ce volatile, dans les grands arbres qui avoisinaient le havre Dorery, où nous étions mouillés. L'un d'eux fut tué par M. Bérard, lieutenant de vaisseau. Les Papous de Doréry le nomment mansinéme, et ceux de Rony, issape. Nous avons dédié cet oiseau à M. Kéraudren, inspecteur général du service de santé de la marine. Ce savant médecin, l'ami particulier de Péron, n’a jamais cessé, depuis le voyage du capitaine Baudin, de favoriser les recherches d'histoire naturelle, et de prodiguer des encouragements aux officiers de santé de la marine royale.

65° PHONYGAME NOIR.

Phonygama ater, Less.

Parmi les nombreuses dépouilles de Paradisiers que les habitants de la Nouvelle-Guinée apportaient chaque jour à bord, se trouvaient des Calybés, privés de leurs pieds, et traversés d'un bâton comme les vrais oiseaux de paradis. Ensuite nous nous procuràmes plusieurs fois, dans nos chasses, un oiseau qui ne diffère de celui dont nous parlons, que par un plumage plus sombre et plus terne, et aussi dans quelques-unes des proportions du corps, du bec, des ailes ou de la queue. Nous le regardons comme une espèce distincte du calybé des auteurs, car tous ceux que nous vimes étaient adultes et en plumage complet, et ne

permettent point de le confondre avec le calybé ordinaire avant ou apres la mue.

La longueur totale de notre calybé noir, est de quatorze pouces six lignes. Le bec ne diffère en rien de celui du calybé ordinaire. La tête est grosse, et la queue longue de six pouces, est arrondie par la disposition des pennes comme chez le précédent. Le plumage esten entier d'un vert bleuàtre métallique n'ayant point de teintes irisées chatoyantes et violettes. Les plumes du cou et de l'abdomen ne sont point gaufrées, ni sablées d'or et d'argent, sur un fond vert et bleu d'acier bruni, comme sur le calybé ; mais celles qui recouvrent ces parties ont une teinte uniforme, ayant l'éclat du fer spéculaire, suivant les reflets de la lumière. Les plumes de la tête et du cou sont courtes, serrées, et veloutées. Les narines sont à moitié fermées par une membrane, et sont en partie cachées par les plumes du front qui s'avancent de chaque côté de l’arête du bec qui est noir : l'iris est rouge de corail, les jambes sont de la mème couleur que le bec; les tarses sont revêtus de larges écussons; les doigts sont forts, munis d'ongles comprimés, aplatis en dessous et recourbés.

Ce calybé vit solitaire dans les forêts de la Nouvelle-Guinée. Nous le rencontràmes plusieurs fois perché dans les grands arbres dontilrecherche les fruits : ses mœurs paraissent avoir beaucoup d'analogie avec celles des corbeaux. Les Papous lui donnent le nom de nansinéme.

66° CASSICAN DE QUOY.

PBarita Quoyt, Less.

Kohuoque, dans la langue des Papous.

B. totus niger ; rostro albo ad basim, nigro acier.

( Atlas pl. XIV.)

C'est des alentours du havre de Doréry, à la Nouvelle-Guinée, que provient ce cassican nouveau qui a treize pouces de longueur totale, et le plumage entièrement noir lustré. Le bec a près de deux pouces, il est robuste, très-épais à la base, élargi

en dessus, comprimé vers la pointe, la mandibule inférieure est terminée par un crochet légèrement recourbé en bas. Les narines sont étroites, ouvertes latéralement. Le bec, à sa moitié, est d'un blanc bleuàtre nacré, passant au bleu noir au milieu. L'extrémité des deux mandibules est d'un noir vif, s'affaiblissant à leur pointe. Un cercle de peau dénudé entoure l'œil. L'iris est gris roux. Les plumes du front forment un demi-cercle lésèrement échancré; elles sont disposées par petites houppes et couvrent la base du bec de poils raides et arrondis, placés de chaque côté, implantés à se toucher, et dont celui du milieu est le plus prononcé.

Le plumage de cet oiseau est partout d'un bleu noir lustré. Les pennes des ailes et de la queue sont d'un noir-brun avec quelques teintes, sur leurs bords, de bleu-noir analogue à celui des plumes qui recouvrent le corps : le dessous est d’un brun terne.

Les ailes s'étendent jusqu'aux deux tiers de la queue qui a Cinq pouces. Les trois premières rémiges sont les plus courtes; les quatrième, cinquième et sixième les plus longues. La queue composée de douze pennes, est légèrement arrondie.

Les pieds et les ongles sont noirs : ceux-ci sont comprimés sur les côtés et très-acérés à leur sommet. Le doigt postérieur est le plus fort. De larges scutelles couvrent les tarses.

Le cassican Quoy parait être rare, du moins nous ne pumes nous en procurer qu'un seul pendant notre séjour dans le havre Doréry à la Nouvelle-Guinée. Les Papous lui donnaient le nom de kohuoque qu'ils ont consacré aussi à plusieurs oiseaux à plumage noir. Ses habitudes sont très-bruyantes, et il s'agite sans cesse sur les branches ou il se tient perché.

Nous avons dédié cet oiseau au docteur Quoy si connu par ses importants travaux dans les expéditions des capitaines de Freycinet et d'Urville.

ZOOLOGIE. 64x 67° SÉRICULE PRINCE-RÉGENT.

Sericulus regens , Less.

( FEemeLze, pl. XX.)

Oriolus regens, Quox et Ga, Zool, pl. XXIT et pag. 105; Teux. pl. coloriées, n° 320.

King's honey sucker, Lewis, Oéseaux de la Nouv.-Holl., pl. I.

Sericulus chrysocephalus, Swainson, Zool. Journ. n° 4, 1825, pag. 463; Vic. et Horsr., Trans. soc: Linn. Lond. t. XV, pag. 326.

Sericulus ( fæmina), capitis vertice atro; maculä nigrà pectori; fronte grisea ; dorso fulvo, flammis albis notato ; abdomine atbido, plumis brunneo cinctrs; alis, caudäque griseo rufis. N.

La phrase caractéristique du loriot prince-régent, mâle, par MM. Quoy et Gaimard , est la suivante :

Oriolus, capite, collo suprà alarum dimidiä parte, luters ; pectore, ventre caudäque nigris; rostro flavo. Celle de M. Swainson est ainsi tracée : Sericulus rniger ; cervice , remigibusque secundartiis

aurets.

Le séricule prince-régent mâle à son plumage satiné, formé des deux couleurs vives et tranchées le jaune et le noir. On le trouve à la Nouvelle-Hollande, où, sans étre rare, il est difficile de se le procurer, parce qu'il n'habite que les points rapprochés du tropique, et que les Anglais le recherchent avec le plus grand empressement, pour sa beauté, et parce qu'il porte le nom de leur souverain actuel, régent du royaume lorsqu'on le découvrit. Le célèbre navigateur King, fils de l'ancien gouverneur de la Nouvelle-Galles, a toutefois réclamé pour son père l'honneur d’avoir donné son nom à cet oiseau magnifique. Quoi qu'il en soit, la première figure qui en a été faite est celle de M. Lewin, alors à Sydney, qui le nomma meliphaga chrysoce-

Voyage de la Coquille. — Z. Tom. I, Partie IL.

phala, ou këng’s honey sucker, pl. L. MM. Quoy et Gaimard décrivirent et donnèrent une figure de l'individu mâle, dans leur Zoologie, et M. Temminck, dans ses belles planches coloriées. M. William Swainson le sépara des loriots, d'après l'indication de Lewin, que la langue était terminée par un pinceau, et en forma le genre sericulus , dans lequel il proposa également de placer le paradisæa aurea de Latham, et qu'il caractérisa ainsi : Rostrum oriolt rostro simile ; tarst elongati, validi ; cauda subfurcata.

Le séricule prince-régent male à été parfaitement décrit dans la Zoologie de l’Uranie et dans le texte de M. Temminck (pl. CCOXX); le Muséum ne le possédait point, et nous avons été assez heureux pout lui en offrir un superbe individu. L'oiseau que nous décrivons comme la femelle, a été tué à port Macquarie par M. Fenton, chirurgien anglais de la garnison, qui s'est assuré du sexe, et a vu la femelle avec son mâle; il nous a affirmé cette circonstance, que l’analogie la plus grande dans les formes confirme complétement. La langue, comme celle des philédons, nous assura-t-il également, est terminée par un pinceau de fibres cartilagineuses, que M. de Blainville regarde comme des papilles très-développées. (

La femelle du séricule prince-régent que nous avons figurée (pl. XX ) est loin de présenter le plumage éclatant du mâle: sa livrée au contraire est triste et sans coloris; rapprochement fort remarquable de cette espèce avec les loriots. Sa longueur totale du bout du bec à l'extrémité de la queue est de dix pouces. Les pieds et le bec sont bruns. L'iris est rougeñtre. La mandibule inférieure, à sa pointe, présente de chaque côté une petite échancrure, qu'on retrouve à la mandibule supérieure. = L'occiput est recouvert d’une plaque noire. Le front est grisatre et granulé de brun. Un demi-collier noir occupe le des-

sous de la gorge et se dessine légèrement sur la nuque. Le dos (

ZOOLOGIE. 643 est entièrement d'un gris brunâtre, plus foncé sur le bord des plumes dont le centre est blanc, ce qui forme des gouttes ou des taches ovalaires nombreuses et émaillées ; au-dessous de la calotte noire, on remarque une ou deux plumes jaunes à la base de l'occiput. La poitrine, le ventre, les couvertures des cuisses sont d'un blanc grisätre, et chaque plume se termine par un rebord brun. La queue est composée de douze pennes presque égales; les ailes sont d’un fauve blond uniforme, plus foncé en dedans; le dessus de la queue est d’un blanc légèrement gris.

Cette espèce habite les forêts encore vierges des alentours de New-Castle et de port Macquarie, à la Nouvelle-Galles du Sud.

68° MOUCHEROLLE ENADO.

Muscicapa Enado, Less.

(PI. XV, fig. 2.)

Ce moucherolle a de longueur totale cinq pouces . Son bec plombé et ses tarses sont bruns; le dessus de la tête est d'un noir intense; tout le plumage sur les parties supérieures du corps est d’un roux cannelle plus foncé sur les ailes et le croupion. La gorge, le devant du cou jusqu'au haut de l'abdomen est d’un jaune roux assez vif. Le ventre et le bas-ventre sont blancs. Du brun teint le roux des rectrices qui sont égales, et du noir se mêle au roux vif des rémiges.

Cet oiseau habite les forêts qui entourent le havre de Doréry, à la Nouvelle-Guinée. Les naturels le nomment £nado.

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