DE TOULON À LILE DE TÉNÉRIFFE.
Le II août 1022, tous nos préparatifs étant terminés , nous mimes sous voiles de très-grand matin. Il faisait presque ae. mais une petite fatéheut* du N. O. présageait dés vents foEs.
| blés , que nous eumes en effet dans le courant de Ia : Journée.
Ces vents, qui semblaient nous éloigner à regret des côtes de
France, nous forcèrent cependant de courir à sec de voiles pendant la nuit et nous mirent bientôt en position de prolonger
les iles Baléares près desquelles nous éùmes enfin des vents de la partie de l'E. et un temps magnifique. |
En passant à quarante milles environ au nord du cap Formenteau , situé à la partie septentrionale de l'ile Majorque , nous
fimes sonder sans succès par quatre-vingt- -dix et cent t brasses
* Correspondance astronomique de M. le baron de Zach. Vol. LT 81 8 page fi. ? Attraction des Montagnes, par M. le baron de Zach. Vol. I, page 218.
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din les parages d'un banc indiqué par plusieurs & cartes. L'inu-
tilité de nos tentatives nous fait présumer que la position de
ce banc, s'il existe, est au moins très-mal déterminée. - - : Nous continuâmes notre navigation le long des côtes d'Es-
pagne, en nous tenant assez au large pour éviter les calmes
qui ÿ rèonent dans cette saison. Nous passimes entre l'ile d'Iviza et le cap Saint-Martin , et le 20, dans l'après-midi, nous
arrivames devant la presqu ‘le de Gibraltär où le calme nous
surprit tout-à-coup; mais un vent frais de la partie de l'Est s'éleva vers huit heures du soir et nous fit franchir le détroit pendant la nuit.