AOÛT
trer les câbles avant œue lancre ne soit rendue au bossoir… | : D'ailleurs . , quelques dispositions € que l'on puisse prendre, l est
- presque certain qu'avec la houle constante du. large, il sera
impossible de ne point abattre sur bäbord ou vers la côte, ce
Fi qui peut être très- préjudiciable. Nous nous trouvâmes dans ce
cas lorsqu'il fallut mettre sous voiles. Rendu : à pic de l'ancre de
bäbord, nous attendimes en vain pour déraper que Je foc qui
“était tait: convenablement nous fit abattre du côté du large ;
la houle s'y opposa tellement , que nous fûmes obligé de prendre
le parti de détapérién bites vers la ville. Heureusement que la brise était faible et que la corvette exécuta son mouvement de rotation sans trop courir de. l'avant. Néanmoins cette
manœuvre nous fit passer à une très-petite distance du bout du |
méle, et malgré que lancre draguñt encore sur le fond, nous
fümes obligés de forcer de ralenti en serrant le vent bébokd amures, sin de nous éloigner de Li côte et surtout des navires,
a nous eumes le bonheur de ne point rencontrer les vs
: Nous: pensons aussi que le mouillage dont nous parlons a "est. pas exempt de cette: prodigieuse quantité d’ancres aban-
| données dans les mauvaAIS temps par les petits navires, et que per-
solné ne songe à relever : nos deux câbles, ragués en plusieurs endroits, en sont évidemment la preuve: Ainsi, toutes considérations prises, nous croyons qu'il est préférable, pour les bâtiments de guerre, de mouiller auprès de la pointe du Lazaret.
Jar appareillag ve peut s ‘exécuter sur un bord ou sur l'autre sans
inconvénient. Les vents de S. Eù n'y sont pas aussi dangereux ,
-én ce qu ‘ils permettent de doubler la pointe de la Mancha, ce”
qui ne pourrait pass “effec tuer à l’autre mouillage dans Le cas où ces vents viendraient : à souffler. Enfin, le fui: n'a pas, comme |
‘é précédent, Jinconvénient grave. d’ fn couvert d' ancres per-
dues, puisque les petits navires qui les ‘abandonnent ainsi ne
sont pas dans Thabitude d’ y. Pons:
HYDROGRAPHIE, CRUE. | de
Réndaité le temps que nous sommes restés à ce mouillage, di on dd température pendant le ] jour s s'est maintenue entre. 26 et: 27° ci centigrades, et nous avons remarqué qu'une. brume épaisse, dans laquelle x nous. avions été plongés en ‘approchant, de l'ile, ne pénétrait pas dans l archipel. Vue du mouillage, cette A formait une bande notre horizontale et stationnaire, qui s'étendait sans interruption de la pointe de la Mancha ; jusqu’ à Jile. Canarie, et présentait ainsi un contraste singulier avec toute la parte méridionale des îles, où le ciel. était d'une sérénité éclatante. La nuit seulement, quelques nuages se détachaient de cette bande, plongeaient dans les vallées, qu’ils parcouraient | en laissant échapper à d'assez fortes rafales , FT pi ils ca raissaient. | LA
SEE obligation de. rester en quarantaine n’est pas le seul motif qui nous ait fait regretter de nous être arrêtés dans cette baie; la ville de Santa-Cruz, privée depuis un mois des secours dei iles environnantes , était au dépourvu quant aux provisions dont nous avions Hcsin ; et ce que pouvait offrir cette place k était à un si haut prix que nous fûmes obligés de nous réduire au strict nécessaire. L'extrême sécheresse qui. désolait. à cette époque le midi de la France régnait aussi dans ces parages et donnait une grande valeur à L eau, dont nous primes néanmoins poses ni Are