‹ Voyage autour du monde (volume 4)Chapitre 164 sur 214 · VE DÉCLINAISON DE LA BOUSSOLE · texte numérisé non relu

VE DÉCLINAISON DE LA BOUSSOLE

Le déclinaison observée dans l'ile ds tnirie le 20 octobre 1822, suivant la méthode que nous avons indiquée , page 32: , à été de. dé à depui it press: 262 NE.

Nous avions eu occasion de remarquer sous l'équateur, que € la force magnétique du bâtiment était à peu près nulle. Nous renouvelàmes l'expérience dans ce mouillage, où la: corvette était bien affourchée. La mire étant placée à environ treize mille toises de: distance , la plus grande différence que nous ayons eue par les relèvements, après avoir fait faire un tour entier à la corvette, n’a été que de 1° 25’ entre les relèvements pris, le cap étant à l'O.N.O. et à l'E-S.E. ( Voyez, page 35.)

$ nr

OBSERVATIONS MÉTÉOROLOGIQUES

. Pendant notre séjour, qui se prolongea jusqu'au 30 éctbbre timips que nous employâmes à à réparer les hunes de la corvette, à remplacer notre bois, notre eau, et. à nous procurer enfin quelques rafraichissements , la saison fut peu favorable à nos opérations. Le ciel fut presque toujours couvert, et nous eümes des pluies fréquentes et abondantes, accompagnées de “vents très-variables de tous les points de l'horizon. L'humidité fut intense : l'hygromètre qui, pendant la dernière traversée , s'était maintenu à 84°, s'éleva à 108. La température de ad

. Octobre

varia de 23 à 26°; et celle de l'eau puisée à la surface de la mer, SR inférieure.-à la première, n'en différa jamais de plus d'un degré. Un seul ; Jour le thermomètre, à l'ombre, s'éleva à 25° 8: à sidi tandis quau soleil, il marquait au même instant 44. | :

Aux remarques faites par M. le baron Roussin sur le mouvement des marées dans le voisinage de l'ile Anhatomirim, nous

ajouterons que le flot porte au S.S.0., et le jusant au N.E., et

que le plus fort courant mesuré à l'époque des syzygyes n'a pas

été au-delà de r1°*,3 à l'heure. Le 29 et le 30 octobre, le jusant

n'a point eu di interruption bien sensible ; ïl est àremarquer, que pendant ces deux] pes les vents avaient une tendance à à se fixer

au SÆE., quils s'y sont établis le 50; et que , sans doute,

ils y étaient au large depuis plusieurs jours, car toutes les ” montagnes étaient couvertes de nuages qui. se dirigeaient de cette partie. Nous conclurons de ce fait, que les marées, à Santa-Catharina , sont susceptibles d'éprouver des ol ee considérables, et que les vents du large influent d’une manière

bien sensible sur le retard ou l'accélération de leur mouvement.

Page 1