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HYDROGRAPHIE, CHAP. IV

Be 17, à trois Fe du soir, nous vimes éensiéetiss: toute la côte Nord de l'ile Conti ou de la Soledad , qui est la plus

orientale des îles Malouines. À sept heures, nous reconnümes Ja longue chaine de roches qui s étend aû large de la pointe de la Barra, et nous vimes même briser la mer sur la roche sous-

marine qui occasionna la perte de la corvette ARR Nous

fimes route de manière à passer à deux milles de ce danger pour nous rendre dans la baie Française, où nous avions l'intention de relicher : ; mais le vent s'étant fixé: à dix heures à l'O., nous empécha d'en atteindre l'entrée, et nous füûmes obligés "É passer la nuit en panne. En attendant le : jour, nous sondimes diverses

fois à six où huit milles de là côte, et nous trouvâmes succes-

sivement. 60, 65.et 86 brasses, fond de gravier gris et de fe ments de coquilles. | | |

“Le 18, à la pointe du jour, po terres étaient teen sbiinradèles néanmoins nous reconnüumes quelques points de

Ja côte ; hatho solides nous firent remarquer que les

courants nous avaient portés au Sud pendant lanuit. Nous étions en effet vis-à-vis le havre de Choiseul. Nous louvoyämes pour gagner la baie Française, et le vent s'étant établi au N.N.0O., vers sept heures, nous entràmes dans cette baie en rangeant le plus possible la pointe de l'Aïgie, dans l'espérance de pouvoir mouiller à la bordée dans la rade de Saint-Louis. Mais parvenus devant l'anse Chabot, le vent passa au N.0. avec des rafales si pesantes qu'il nous Sea de laisser tomber l'ancre au milieu de la baie en attendant qu'il devint plus favorable.

Le 20, quoique le temps füt encore chargé, une légère brise du Nid nous permit d ‘appareiller ; mais à l'instant même où l'ancre venait d'être. dérapée, de fortes rafales, accompagnées de pluies, nous assaillirent de nouveau. Nous continuâmes tou: tefois à mettre-sous voiles, déterminés à abandonner cette relâche, dans le cas où il nous serait impossible d'atteindre un

Novembre

Novembre 1 827.

ok . VÉNAGE AUTOUR DU MONDE.

meilleur mouillage que celui que nous venions de quitter. -Néan- |

‘moins, ‘avec le secours de la marée, nous parvinmes enfin à nous élever: assez au vent pour € dns dans le. canal étroit de

File aux Pingoins, et A Six heures et demie du matin nous mouil-

lâmes par cinq brasses fond de vase , dev ant les ruines de l’ancien

établissement de Saint-Louis. ‘A:p peine fümes-nous réfugiés dans

cette rade, que le vent reprit au S.O.et devint si impétueux ,

a terre.

que dont plus de vingt-quatre heures toute. communication

avec la terre nous fut interdite. Dans ce coup. de vent la grêle et [a neige tombèrent par intervalles avec assez d’ abondance. L Le baromètre descendit à 736%5, et la température ne s'éleva

pas au-dessus de 8° centigrades, quoique nous fussions déja au

milieu de l'été de ce climat. Nous tächâines, mais en vain, de nous rapprocher de la côte; des rafales continuelles mirent,

pendant plusieurs jours, un obstacle constant à nos efforts. Ce ne fut que te35; rue nous Ps à établir notre observatoire

: HYDROGR APHIE, CHAP. Ve CHAPITRE V.

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