HYDROGRAPHIE, CHAP. VI
tude, et oi 6 janvier 1823 nous étions déja en position de
courir au N ord vers la côte du Chili, : où nous avions l'intention
de relâcher.
LC est ainsi que, | sans éprouver le dial a née sommes parvenus à franchir ce passage t tant redouté des anciens
navigateurs, que la. relation du voyage de l'amiral Anson avait rendu par: trop effrayant ; mais que Dambpier, Cook et La Peyrouse , dont la célébrité s’est étendue sur toutes les mers du globe, se sont bien gardés de représenter : sous des couleurs aussi Au AEtes Fe ' she S'il faut en croire l'expérience de certains chptéies le pas-
| sage di Cap Horn S effectue même avec plus de facilité durant les
mois ee hiver , juin, juillet et aout, que dans toute autre saison
de l'année. Les plus forts vents. règnent généralement dans les.
mois de février, mars et avril, et c'est à cette époque que les navigateurs, qui ont donné Le descriptions les plus effrayantes
de ces parages: ont éprouvé les plus mauvais temps. Nous : avons
été nous-mêmes témoins d'une tempête violente dans le mois de février 1820 sur la corvette l'Uranie ; et vers la fin de décembre et au. commencement de] Janvier, au contraire , époque
de notre traversée sur la corvette la. C: oquille, nous n avons eu
que des vents modérés : la température s'est toujours maintenue
entre 3 et 4° au-dessus de zéro ; 11 est vrai que la neige et la grêle
couvraient quelquefois le pont di navire, mais elles disparaissaient presque aussitôt ; : seulement une ae, ‘épaisse ne cessait de voiler le ciel.
Dans les environs du cap Saut T ean, les courants nous avaient portés dans le N. O. avec une vitesse d' un mille à à l'heure : ils continuérent ainsi jusqu au moment où nous avons coupé le méridien du cap Horn; mais, au-delà de cette limite, ils se dirigèrent au N.N.E. en toujours la même vitesse.
Janvier
. Janvier
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ne ROUTE VERS LE CHILL. — RECONNAISSANCE DES : ILES DE LA MOCHA