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DES TERMES DE MARINE EMPLOYÉS DANS CET OUVRAGE

A BATTÉE (une). Premier mouvement du navire lorsqu’il appareille.

ACALMIE (une). Cessation du vent.

ACCORES. On dit qu’une terre est accore quand près d'elle il existe une grande profondeur.

AFFOURCHER. Fixer un vaisseau sur ses ancres de manière à ce qu’il n’ait rien à craindre de l'effet des courans divers.

AJUS (faire). Joindre deux cordages par des nœuds.

ALISES (vents). Ils règnent dans l'océan Atlantique depuis les 28 deg. ou 30 deg. Nord, jusque vers l'équateur.

AMARRER. Fixer le vaisseau dans un port, sur une rade, sur ses ancres,

AMURES. Les amures sont du côté d’où vient le vent, ANCRE à pic. L’ancre est à pic, quand, dans l'appareil lage , elle est au moment de quitter le fond.

— à jet. Petite ancre.

ANCRE surjouallée ou surjalée. Embarras du câble qui retient l'ancre.

— (chasser l’). On dit que l'ancre chasse quand le vaisseau l’entraîne avec lui.

— (laisser tomber l’). Action de mouiller l’ancre.

— de veille (faire peneau de l’). Se disposer à mouiller l'ancre.

APPAREILLER. C'est cesser d’être à l’ancre pour mettre à la voile.

ASSURER ses couleurs. C’est tirer un coup de canon en arborant le pavillon national.

AURIQUES et latines. Différentes voiles.

BABORD. Côté gauche du vaisseau.

BONNETTES basses. Espèce de voile de beau temps. BORDÉES (prendre les). C’est lorsque la direction du

vent avec la quille d’un vaisseau forme un angle de 67 deg. 30 min.

ROSSOIR (le). Pièce de la construction d’un vaisseau , destinée à supporter l’ancre.

BOUÉE. Corps léger fait de bois ou de liége, destiné à flotter au-dessus d’une ancre mouillée, à laquelle il est lié par l’orin,

BRASSE (une). Longueur de cinq pieds.

BRISANS. Ecueils à fleur d’eau sur lesquels la mer brise et écume.

CAP (porter le). Un vaisseau porte le cap sur un objet quand il se trouve devant lui dans la direction de sa quille.

CARGUER les voiles. Action de diminuer la surface des voiles pour faire cesser l’action du vent dessus.

CLAPOTEUSE (mer). Etat de la mer lorsque ses vagues courtes, multipliées et sans forme, comme sans direction déterminée, ne font que s'élever et s’abaisser sur elles-mêmes sans se propager dans l’espace avec la régularité du mouvement des lames dans une mer libre.

COMPORTER. On dit qu'un bâtiment se comporte bien quand il navigue bien.

CONSERVE (aller de). Bâtiment qui en accompagne

un autre.

DANGERS. Rochers, bancs, hauts-fonds, etc. , qui peuvent menacer les vaisseaux et les nävigateurs de quelques dangers.

DÉBOUQUEMENT. Embouchure ou ouverture d’un canal vers la graude mer. Ce canal peut séparer deux

grandes terres; il peut aussi se prolonger entre des îles, et le debouquement est le lieu par lequel les

398 VOCABULAIRE vaisseaux sortent de ces canaux pour arriver dans

une mer libre.

DÉFERLER. Déferler une voile c'est la dégager de tous les liens ou rabans qui la tiennent pliée et percée sous sa verguc.

— se dit de la mer quand les lames, repliant leur sommet sur elles-mêmes, se brisent en écumant et avec bruit à la rencontre d’un rocher caché ou d’un haut-fond.

DÉRAPER. Une ancre mouillée dérape lorsque, cédant aux efforts que la mer ou le vent exerce sur le bâtiment qu’elle doit retenir, sa patte est forcée de labourer le sol où elle est engagée.

DÉRIVER. Suivre le cours de l’eau.

DÉVERGUER les voiles. Oter les voiles des vergues.

DOUBLER. Un vaisseau double une pointe, un cap, un banc, un danger, etc., lorsqu'il les dépasse de

manière qu’ils lui restent sous le vent.

DRAGUER le câble. Si un câble est au fond de l’eau, et qu’à l’aide de grappins qu’on promène sur ce fond on cherche à le trouver et à le retirer, c’est draguer le câble.

DROSSER. Un vaisseau entraîné par un courant est dit drossé par ce courant.

E, Est,

EAUX (naviguer dans les). Un vaisseau navigue dans les eaux d’un autre quand il se place’ dans Ja trace que celui-ci laisse sur la mer.

ÉCLAIRCIE (une). Etat passager du ciel, lorsqu’après avoir été couvert il devient d’abord plus clair, et moins nébuleux dans quelques parties, pour être voilé ensuite par de nouveaux nuages qui ramènent la précédente obscurité.

ÉCOUTILLES ( les ). Ouverture quadrangulaire ou trape qui est faite dans l'épaisseur d’un pont ou d’un gaillard , c’est-à-dire d’un plancher établi dans l’intérieur d’un bâtiment de mer, pour faciliter la communication de toutes les parties supérieures et inférieures de ce batiment.

ÉCUBIERS. Trous qui servent au passage des câbles, qui, attachés par un bout à l’anneau d’une ancre, entrent par ces trous dans le bâtiment pour y être

arrêtés sur les montans des bittes.

ÉLONGER les touées. C’est disposer à hâler le vaisseau par le moyen des touées.

ENCABLURE. Longueur d’un câble ou mesure de cent vingt brasses.

ENTALINGURE. Liure du bout d’un câble, ou d’un

390 VOCABULAIRE grelin, ou d’un orin, avec une ancre, où un grappin, ou une bouée.

ENVERGUER. C’est lacer le côté d’une voile avec la vergue qui est destinée à la porter, et sur laquelle

elle doit être repliée lorsqu'elle ne doit pas être exposée à l’action du vent.

FARGUES. Noms de bordages supplémentaires ou de certaines planches avec lesquelles on augmente, dans certaines circonstances, la hauteur desbords d’un bateau au-dessus du niveau de la mer, pour le dé- e fendre davantage de l’accès de la mer, en lui opposant une barrière plus élevée. Ces bordages ou ces fargues sont établis à coulisse entre des montans qui ne sont placés qu’au moment du besoin.

FATIGUER. Un vaisseau fatigue , lorsqu’au milieu d’une grosse mer il est violemment agité et fait des mouvemens qui altèrent la liaison de ses parties et ébranlent sa mâture. S'il est mouillé, on dit qu’il fatigue à l'ancre ; mais s’il est à voile, il fatigue à la

voile.

FILET d’abordage. Filet qui entoure le vaisseau à une

hauteur de douze à quinze pieds, et qui est destiné à garantir le vaisseau de l’abordage.

FILER un nœud, ou filer le loc. Opération par la-

quelle on mesure la vitesse du vaisseau.

rep emma Dome i

DES TERMES DE MARINE, OC. Nom d’une voile.

FRAICHIR , exprime que le vent devient plus fort.

FRAIS (joli ou bon), exprime l’état du vent modéré, et qui permet de déployer toutes les voiles dont un vaisseau est pourvu.

GISSEMENT. Position d’une ligne qui réunit deux objets à l’égard de la ligne méridienne. Le gissement d’une partie des côtes de la mer est l’air de vent auquel est parallèle la direction de la ligne qui réunit les deux extrémités de cette partie de la côte. Si cette direction est Nord-Est ou Sud-Ouest , on dit que le gissement est Nord-Est ou Sud-Ouest.

GRAINS de vente. Coups de vents de peu de durée.

GRELIN. Sorte de cordage moins gros que ceux

nommés cébles.

GUIBRE. Nom donné à toute la charpente qui est placée en saillie devant l’étrave d’un vaisseau.

GUY. Espèce de perche qui, appuyée par ne extrémité sur le corps d’un mât, sert à déployer le côté inférieur d’une voile nommée bôme.

HALER. Tirer avec une corde et à force de bras.

LOFFER. Venir au vent.

392 VOCABULAIRE HÉLER. Parler pat le porte-voix à l'équipage d’un

vaisseau.

HOULE (la). Vagues encore agitées à la\suite d’une tempête.

HOULEUSE (mer). La mer est houleuse lorsqu’elle

est élevée et agitée par de grosses lames longues sans brisans.

HUNIER. Voile qui dans un vaisseau est placée immédiatement au-dessus des voiles basses du grand mât et du mât de misaine, ou entre ces voiles et celles de perroquet.

JUSAN. Reflux de la mer.

LANGUE. Coin ordinaire d’une longueur plus ou moins considérable.

LARGUE. Cordage lâche et sans tension.

LARGUER. Lorsqu'on lâche un cordage tendu, et qu'on le laisse aller, c’est le larguer.

LOC. Morceau de bois auquel est attachée une longue ficelle ayant plusieurs nœuds, et que l’on jette à la

met pour mesurer la marche d’un vaisseau.

uni

ne

et

LOUVOYER. C'est chercher à profiter du vent, en portant le cap tantôt d’un côté, tantôt d’un autre,

MOUILLAGE. Lieu dela mer où les vaisseaux peuvent être retenus par le moyen de leurs ancres.

MOUILLER. Un vaisseau mouille lorsqu'il laisse tomber une ancre sur le fond de la mer, afin que sa patte s’y engage et serve à le retenir dans le lieu où il se trouve "par le moyen d’un câble qui le lie à cette

ancre.

N. Nord.

N.-E. Nord-Est.

N.-0. Nord-Ouest.

O. Ouest.

ORIN. Cordage attaché par une de ses extrémités à une ancre, et par l’autre à une bouée ou à un corps flottant.

PANNE ( mettre en). Etat d'un bätiment dont les voiles sont orientées de manière que l’action du vent sur les unes est balancée par son impulsion dans les

US

autres, et que leurs efforts opposés étant en équilibre maintiennent le bâtiment sans vitesse progressive.

QUART. Le quart est la garde du bâtiment pendant un temps déterminé, qui ordinairement est le quart d’un jour, ce qui embrasse six heures consécutives.

— (être de). C’est être de service ou de garde à bord d’un vaisseau pour veiller à la sûreté du bâtiment, ct pour coopérer à toutes les manœuvres que peuvent exiger les vents, la mer et les circonstances.

— (faire bon). C’est faire le service avec une surveillance particulière et continuelle.

RADOUB. Le radoub d’un vaisseau consiste dans l'opération de mettre des pièces de bois neuves à la place de celles qui sont pourries ou qui ne peuvent plus remplir leur destination primitive.

RAFALES. Coups de vents subtils et impétueux, mais de peu de durée.

RANGER à l’honneur. C’est passer près d’un bâtiment ou d’un lieu quelconque le plus près possible,

RELÈVEMENT. Déterminer une position.

REMORQUER. Aider la marche d’un vaisseau en le

tirant après soi.

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l’ola ent

ais

REMOUX. Tourbillons d’eau qui se forment lorique les eaux sont détournées très-directement de leur cours primitif. | RHUMB. Angle formé par la direction d’un air de vent quelconque et la ligne Nord et Sud ou méri- | dienne : ainsi le rhumb de vent de la route d’un |

vaisseau est l’angle de cette route avec le méridien.

RIDER. Roidir un cordage.

lacé à la vergue et une ligne parallèle à cette en- ‘ }

RIS. Partie d’une voile comprise entre le*côté qui est | |

vergure. |

— (prendre les). C’est soustrüire à l’impulsion du vent | la partie supérieure , nommée rés, de l’étendue d’une | voile déployée, ou raccourcir cette voile dans le \l sens de sa hauteur. Un vaisseau a tous les ris pris dans ses voiles lorsque les ris de ses voiles déployées sont tous serrés sur leurs vergues.

RISÉE. Voy. RaAFALEs.

S. Sud.

S.-E. Sud-Est. | S.-0. Sud-Ouest. 1] T. 1]

TANGAGE. Oscillation d’un vaisseau.

TONNEAU. Mot par lequel on exprime le poids que

peut porter un vaisseau. Un tonneau est un poids de deux mille livres.

TOUÉE. Cordage à l’aide duquel on tire un vaisseau pour lui faire parcourir un certain espace.

TRIBORD. Côté droit d’un bâtiment.

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