Voyage autour du monde par les mers de lI̓nde et de Chine exécuté sur la corvette de le̓́tat la Favorite pendant les années 1830, 1831 et 1832 sous le commandement de m. Laplace
Cette relation de voyage, rédigée et publiée par ordre du gouvernement, est l'ouvrage d’un officier de marine qui, presque toujours à la mer depuis sa première jeunesse, a dû se trouver un peu étranger au nouveau genre de travail qui lui était imposé ; + mais si le langage de la vérité, le désir de faire connaître aux lecteurs l’état présent des nombreux et lointains pays visités par la Favorite, peuvent faire excuser les défauts de style, à ces deux titres, Jespère avoir réussi. Je dirai ce que jai vu. Je n'ai cherché dans aucune bibliothèque ni consulié aucun ouvrage ; la conversation des personnes instruites et d’ur rang élevé est l’unique source où mes renseignements ont été puisés : mon intention n’est donc pas de combattre l'opinion de qui que ce soit, et encore moins de chercher à faire prévaloir la mienne. Je le répète, mon seul but a été sinon d'instruire, du moins d’intéresser en disant la vérité. Les personnes qui voudront bien lire cette relation jugeront si J y Suis parvenu ; elles trouveront la narration dégagée des détails
de marine ou des observations scientifiques, qui, 1. 3 «a
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mèêlés à des sujets plus ANR ant:
teurs étrangers à notre métier, 1e pouvaient ee perdre de leur prix; et sans doute les savants ainsi que les marins qui suivront les traces de la Favo-
__ rite, aimeront mieux aussi voir tous ces documents réunis à la” fin du second volume , que disséminés
- dans ouvrage.
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Fai voulu élever un monument au souvenir des travaux de mes compagnons. Cette tâche aurait
exigé une main plus habile que la mienne: mais
en retraçant les nombreuses preuvés de dévouement que pendant une longue et difhcile campagne les Dm: etles marins de la Favorite ont données : à l'état, en cédant parfois à ‘émotion que m'ont fait souvent éprouver tant de témoignages de leur attachement au milieu des circonstances les plus
critiques, j'ai senti que personne n'était, plus que
leur commandant, capable de les aimer et de parler dei à leurs concitoyens.