Ces débris informes ont un intérêt secondaire
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-onj ne veut pas permettre l'entrée. Les assassinats, communs autrefois en Italie, faisoient trouver ces caves commodes, soit pour enterrer les corps, [soitj pour donner retraite aux -assassins.
Dom Antonio Luparini a une g-alerie dont on dit du i^ien ; je ne la pus voir car il estoit trop tard.
Je couchai à Spolete dans un g-îte assez bon : « A l'ange, » et je partis le lendemain pour continuer mon voyage. Pesignano et la poste avant d'arriver dans cette vilaine ville est, dit-on, la moitié du chemin de Lorette à Rome. De Spolete à Somma le chemin n'est pas mauvais et c'est là que l'on trouve la plus haute montag-ne^ de l'Apennin de -cette route qui est peu de chose. L'on part de Somma où l'on vchange de chevaux, et par un chemin entre des montagnes qui s'élargissent toujours et dans lesquelles on descend toujours, mais doucement, l'on arrive à Terni.
TERNI. — L'on passe presque toujours dans des montagnes couvertes d'arbres qui conservent leurs feuilles .pendant l'hiver; cet objet est beau mais triste et bon pour les idées des amans absens de ce qu'ils aiment! Terni est dans un vallon cultivé et assez beau; c'est encore un évêché. Je n'y ai rien vu; c'est seulement une petite ville passable, habitée comme à l'ordinaire de la Romagne^, arrosée par le Nera, petite rivière. L^on m'a dit qu'il n'y a rien à voir et je l'ai cru aisément sur les apparences. J'ai pris des chevaux de poste pour aller voir la fameuse cascade de Terni. Elle est aux environs de quatre milles dans la montagne : les chaises ne peuvent aller à ce chemin qui n'est point laid à cheval. Par un cours précipité et rapide, la rivière de la Nera, déjà considérable, se prépare à faire voir un des plus beaux objets naturels que j aie vu, puis elle se précipite à plus de trois cents pieds de profondeur au point que l'eau