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Partie géologique, p

2. Comptes rendus de l’Académie des sciences, t. XIV, p. 560.

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(65 ) tellement analogue au groupe, qu’au premier aperçu on la croirait identique. C’est ce rapport qui me porte à croire qu’elle appartient aux terrains jurassiques, de même que les Térébratules cités.

Localité. Elle à été recueillie par M. Domeyko à mi-hauteur de la Cordillère du Chili, près de Coquimbo. Elle se trouve dans un calcaire compacte jaune, qui est pétri de cette espèce.

Explication des figures. PI. XXIT, fig. 10. Individu de grandeur naturelle, vu sur la valve dorsale.

Fig. 11. Le même, vu du côté opposé.

Fig. 12. Le même, vu sur le front en avant.

Fig. 13. Le même, vu de profil.

N° 47. TEREBRATULA IGNACIANA, d’Orb.

PI. XXII, fig. 14, 15.

T° testd ovato-oblongä, convexiuscula, lævigatä, fronte truncaid; valris inæqualibus, superiore majore; umbone brevi, incurvo, foramine mediocri perforatd. Dinensions : Ouverture de l'angle apicial, 70°; longueur, 32 mill.; largeur, 25 null;

épaisseur, 18 mill.

Coquille ovale-oblongue, plus longue que large, acuminée au sommet, élargie jusqu'au-delà de la moitié, puis rétrécie vers le front, qui pourtant est large, tronqué, et présente une ligne plus longue que la moitié de la largeur totale. L'ensemble est lisse, sans ligne d’accroissement; le front est de niveau avec les lignes latérales de sutures. Le sommet se recourbe en demi-cercle, et est percé, vers son extrémité, d’une ouverture médiocre.

Rapports et différences. Par sa forme oblongue, cette espèce est très-voisine de la Terebratula ornithocephala du lias de France et d'Angleterre ; elle ressemble même si fort à cette coquille, qu'on pourrait d’abord les confondre. Un seul caractère les distingue, c’est une bien plus grande largeur dans la ligne antérieure du front, puisqu’elle occupe plus de la moitié de la largeur totale, tandis que, chez l'Ornithocephala , elle n’atteint que le tiers environ de cette même partie.

Localité. Elle a été recueillie par M. Domeyko au même lieu que la précédente.

Explication des figures. PI. XXITF, fig. 14. Coquille vue sur la valve ventrale.

Fig. 15. La même, vue de profil.

Il résulterait des comparaisons qui précèdent, que lune des espèces se

rapproche beaucoup de la T°. concinna, propre au Forest-Marble, et autre à lOrnithocephala, spéciale au lias. Faudrait-il conclure de cette analogie de forme, qu'il existe un lambeau de terrain jurassique, sur le versant occidental des Cordillères, non loin de Coquimbo? On conçoit qu'il soit, avec aussi peu de faits, difhicile de se prononcer pour Paflirmative; et si

Paléon- Je fais figurer ici le terrain jurassique, c’est uniquement dans le but de sou-

tologie.

mettre la question aux personnes que des documens plus nombreux mettraient à portée d'y répondre.

D’après la présence des Ammonites en Colombie, et tout en y signalant une Orthocère, M. Lea' a cru devoir rapporter à la formation jurassique les terrains qui les renferment. Îl est fâcheux que ce savant se soit. prononcé si positivement, sans avoir assez de termes de comparaison. Son Orthocere est évidemment un Æncyloceras où une Æamites, fossiles spéciaux aux terrains crétacés. Quant aux autres coquilles de Colombie, Je prouverai plus tard qu’elles dépendent des mêmes terrains. Il s’ensuivrait que le seul point sur lequel il reste des doutes à éclaircir, relativement à la présence de terrains jurassiques sur le sol américain, est le gisement de la T'erebratula ænygma, près de Coquimbo, à l’ouest de la Cordillère.

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