V. testd ovatä, inæquilaterä, compressd
Dimensions : Ouverture de l'angle apicial , 130°; longueur, 75 mill.; largeur, 61 mill. ; épaisseur, 34 mill.
Coquille ovale; très-comprimée , inéquilatérale, arrondie du côté de la bouche, allongée de l’autre; cette partie ayant le tiers de la largeur totale. Impressions musculaires très-profondes, bilobées.
Rapports et différences. Je ne connais de cette espèce que le moule intérieur, qui ne se rapproche, par sa forme, d'aucune des espèces actuellement vivantes sur les mêmes côtes. |
Localité. Elle à été recueillie par M. Hanet Clery dans le grès tertiaire à gros grains des environs de Coquimbo, au nord du Chili.
Explication des figures. PL. XI, fig. 3. Moule intérieur, vu de côté, de grandeur naturelle.
Fig. 4. Le même, vu sur les crochets.
Fig. 5. Un autre individu, sous le nom de Venus incerta.
Fig. 6. Le même, vu sur les crochets.
N.° 119. VENUS CLERYANA, d'Orb.
PI. XIII, fig. 7, 8.
V”. testd ovatä, inæquilaterd ; latere anali elongato rotundato; latere buccali bre-
ViSSiMO. :
Dimensions : Ouverture de l'angle apicial, 98°; longueur, 42 mill.; largeur, 33 mill.; épaisseur, 22 mill.
Coquille ovale, peu comprimée,*très-inéquilatérale; côté de la bouche très-court, obtus; côté du siphon six fois aussi long que l’autre, également très-obtus. Sommet très-recourbé en avant. Impressions paléales simples.
Rapports et différences. Le moule de cette espèce, la seule partie qui me soit connue, se distingue facilement des autres espèces par sa forme très-inéquilatérale. Aucune des autres espèces actuellement vivantes sur la même côte n'offre d’analogie avec elle.
Localité. M. Hanet Clery l’a extraite des grès tertiaires des environs de Coquimbo, au nord du Chili.
Explications des figures. PI. XII, fig. 7. Moule intérieur, vu de côté.
Fig. 8. Le mème, vu sur les crochets.
N° 120. VENUS PETITIANA, d’Orb.
PI. XIII, fig. 9-11.
F”. testd ovatd, inæquilaterd, transversim rugoso-plicatä.
Paléontologie.
… Dimensions : Ouverture de l'angle apicial, 95°; longueur, 42 mill.; largeur, 30 mill.; épaisseur, 30 mill.
Coquille ovale, peu comprimée , peu inéquilatérale ; côté de la bouche court, un peu anguleux; côté du siphon occupant un peu moins des trois quarts de la largeur, très-obtus. Superficie ornée, en travers, de côtes ou mieux de plis irréguliers, concentriques.
Rapports et différences. Cette espèce, par ses rides, a quelques rapports avec la Venus Dombeyi des côtes du Chili et du Pérou; mais elle s’en distingue par le manque de stries transverses et par sa forme bien moins haute.
Localité. Elle se trouve dans les grès tertiaires à gros grains de Coquimbo (Chili) et dans ceux de Payta (Pérou), où elle a été recueillie par MM. Fontaine et Hanet Clery. Explication des figures. PI. XHF, fig. 9. Individu pourvu de son test. Fig. 10. Moule intérieur, vu de côté.
Fig. 11. Le même, vu sur les crochets.
N° 121. VENUS CHILENSIS, d’Orb.
PI. XIII, fig. 12, 13. (Sous le nom de Zucina.)
L. test rotundato-subquadratd, subæquilaterd, compressd ; latere buccali brevi; latere anali dilatato, lato, truncato.
Dimensions : Longueur, 60 mill.; largeur, 53 mill.; épaisseur, 29 mill.
Coquille arrondie, néanmoins un peu plus longue que large, très-comprimée, à côtés presque égaux en longueur, mais très-différens de forme : côté de la bouche un peu rétréci, un peu plus court que Pautre; côté du siphon très-dilaté, coupé carrément. Impressions musculaires simples; impressions du manteau formant un triangle aigu. On remarque de plus, sur le milieu de lPintérieur des valves, un sinus anal, qui occupe la partie antérieure de l’impression paléale. |
Rapports et différences. Comparée aux autres eSpèces de vénus des côtes du grand Océan, cette espèce ne montre aucune ressemblance directe.
Localité. Je ne connais que le moule intérieur de cette espèce, recueilli à Coxaimbe (Chili), au sein d’un grès tertiaire jaunâtre, par M. Hanet Clery.
Explication des figures. PI. XIE, fig. 12. Moule intérieur, vu de côté, de grandeur naturelle.
Fig. 13..Le même, vu sur les crochets.
N.° 122. SOLENOCURTUS HANETIANES, d'Orb.
PL XV, ge 102 $. testä ovato-oblongd, compressd, subæquilaterd ; latere anali breviori.
Dimensions : Ouverture de l'angle apicial, 140°; longueur, 45 mill.; largeur, 31 mill. ;
épaisseur, 14 mill.
Coquille ovale, très-comprimée, presque équilatérale, pourtant un peu plus longue du côté buccal que du côté anal; la première partie est arrondie, la seconde légèrement acuminée; sommet peu proéminent. La coquille paraît avoir été lisse.
Rapports et différences. Je ne connais que le moule de cette espèce, qui ressemble un peu au Solenocurtus solidus, Gray, qui vit sur le littoral du Pérou; mais elle est beaucoup moins inéquilatérale et plus arrondie du côté anal.
Localité. M. Hanet Clery l’a rencontrée au sem des grès tertiaires à gros grains de Coquimbo, au nord du Chili.
Explication des figures. PI. XV, fig. 1. Moule intérieur, vu de côté.
Fig. 2. Le même, vu sur les crochets.
N.° 123. MACTRA AUCA, d’Orb.
PI. XIV, fig. 19 et 20.
M. test ovatä, compressd, transversim strialä, inæquilaterd, latere buccali rotundato, latere anali subangulato.
Dimensions : Ouverture de l'angle apicial, 125°; longueur , 65 mill.; largeur, 53 mill.; épaisseur, 32 mill.
Coquille ovale, très-comprimée, marquée en long destries espacées, inéquilatérale, deux fois aussi longue du côté anal que du côté buccal; la première partie légèrement anguleuse, la dernière arrondie, échancrée sous les crochets.
Rapports et différences. Je ne connais que le moule de cette espèce, qui, par sa forme plus inéquilatérale et plus comprimée, se distingue nettement de la Wactra bicolor, Gray, la seule que je connaisse sur le littoral du Chili.
Localité. Elle à été recueillie, par M. Hanet Clery, dans le grès tertiaire des environs de Coquimbo, au nord du Chili.
Explication des figures. PI. XIV, fig. 19. Moule intérieur, vu de côté.
Fig. 20. Le même, vu sur les crochets.
N.° 124. MACTRA ARAUCANA, d'Orb.
PL XV, fig. 3, 4.
M. test oblongä, compressd, longitudinaliter tenuiter striatd, inæquilaterd ; latere buccali elongato, acuminato ; are& anali brevi, rotundato.
Dimensions : Ouverture de l'angle apicial, 125°; longueur, 52 mill.; largeur, 35 mill. ; épaisseur, 19 mill.
Coquille oblongue, très-comprimée, marquée, en long, de petites stries fines concentriques, plus prononcées au corselet et à la lunule; très-inéquivalve, non en longueur, mais de forme; le côté buccal un peu plus long, fortement acuminé, échancré en des-
sus, et légèrement anguleux. Côté anal plus court, arrondi et presque tronqué.
Paléon-
tologie.
Paléontologie.
Rapports et différences. Cette espèce diffère encore plus de la Mactra bicolor, par son rostre buccal; aussi ne peut-on la comparer à aucune des espèces actuellement vivantes sur les côtes d’Amérique.
Localités. M. le capitaine Cecile l’a recueillie dans les grès tertiaires verdâtres de l’île de Quiriquina, près de Concepcion, au sud du Chili. Elle y est très-commune, et toujours avec les deux valves.
Explication des figures. PI. XV, fig. 3. Individu pourvu de son test, vu de côté.
Fig. 4. Le même, vu sur les crochets.
N.° 125. MACTRA CECILEANA, d’Orb.
PI. XV, fig. 5 et G.
M. testé ovatd, subtriangulari, compressd, lævigatä, inœæquilaterd ; latere buccali brevissimo, superne excavato; latere anali producto, rotundato.
Dimensions : Ouverture de l'angle apicial, 90°; longueur, 19 mill.; largeur, 16 mill.; épaisseur, 14 mill. |
Coquille ovale, presque triangulaire, comprimée, lisse ou seulement marquée de quelques lignes ou rides d’accroissement, plus visibles sur les areas; très-inéquilatérale ; côté buccal très-court, obtus, échancré sous le crochet et pourvu, à cette partie, d’une lunule assez profonde à bords circonscrits; côté anal très-grand, allongé, obtus et arrondi, légèrement évidé en dessus.
Rapports et différences. Var sa forme triangulaire, analogue à celle de la Vucula margartitifera, celte jolie espèce se distingue bien nettement des autres mactres connues.
Localité. M. le capitaine Cecile l’a recueillie dans les grès verts tertiaires de l’île de Quiriquina, près de Concepcion, au sud du Chili; elle ne paraît pas y être rare.
Explication des figures. PI. XV, fig. 5. Individu de grandeur naturelle, vu de côté.
Fig. 6. Le même, vu du côté des crochets.
N.° 126. PANOPÆA COQUIMBENSIS , d'Orb.
PI. XV, fig. 7, 8.
P. testü oblongd, inæquilaterd ; latere buccali brevi, rotundaio, subclauso; latere anali hiantissimo, elongato, truncato; umbonibus minimis. :
Dimensions : Ouverture de l'angle apicial, 130°; longueur, 110 mill.; largeur, 75 null; épaisseur, 53 mill.
Coquille oblongue, peu comprimée, lisse, inéquilatérale; côté buccal plus court, trèsarrondi, très-peu bäillant; côté anal prolongé, tronqué et coupé carrément à son extrémité. Attaches musculaires très-prononcées ; il en est de même des attaches paléales, qui forment un double ruban, reployé du côté anal, et laissant alors un large sinus rentrant, triangulaire.
Rapports et différences. Assez voisine, par sa forme oblongue, tronquée en avant,
de la Panopæa Aldrovandi, cette espèce s’en distingue par ses côtés moins inégaux, par Paléon- Ag? Ag A: t l i .
le côté anal coupé plus carrément et par son côté buccal non bäillant. On ne trouve °"#"
maintenant aucune panopée vivante sur la côte américaine du grand Océan.
Localité. M. Hanet Clery a découvert cette jolie espèce dans les grès tertiaires à gros grains des environs de Coquimbo, au nord du Chili. On la rencontre avec les deux valves réunies.
Explication des figures. PI. XV, fig. 7. Moule intérieur réduit, vu de côté.
Fig. 8. Le même, vu sur les crochets.
N.° 127. UNIO DILUVII, d'Orb.
PI. VIL, fig. 12, 13.
U. testä oblongd, lævigatä, inæquilaterd; latere buccali brevi, supra excavato ; latere anali elongato, oblique truncato.
Dimensions : Ouverture de l'angle apicial, 133°; longueur, 50 mill.; largeur, 29 mill.; épaisseur, 20 mill.
Coquille allongée, comprimée, lisse, inéquilatérale; côté buccal ayant le cinquième de la largeur totale arrondi à son extrémité, échancré en dessus; côté anal très-long, droit du côté ventral, un peu arqué sur le corselet, tronqué obliquement à son extrémité. Attaches musculaires buccales très- profondes, divisées en trois parties : une, triangulaire, très-grande, et deux autres placées en dedans, l’une en dessus, l'autre en dessous; la première est en fer à cheval. On remarque aussi, sur les crochets, trois à quatre dépressions arrondies, placées en ligne.
Rapports et différences. Par ses attaches musculaires trilobées et par les dépressions de son crochet, cette espèce se rapproche des Unio depressa el patagonica, mais elle se distingue des deux par sa forme plus oblongue et surtout plus tronquée du côté anal.
Localité. J'ai recueilli cette espèce au sein des terrains tertiaires de la Barranca del Norte (les falaises du nord), près du Rio Negro, en Patagonie. Elle se rencontre seulement dans un banc de coquilles d’eau douce, probablement charrié, constituant mon grès à unio. Elle est mélangée avec des débris de poissons, des chilina, et se trouve inférieure à tous les grès marins à huîtres de la Patagonie.
Explication des figures. PI. VII, fig. 12. Moule intérieur, vu sur ses crochets.
Fig. 13. Le même, vu de côté.
N.° 128. TRIGONIA HANETIANA, d’Orb. PI. XII, fig. 14-16.
T. test oblongo-trigond, crassä, costatd ; costis crassis, obliquis, anticé incrassatis, interruptis; latere buccali brevi, truncato; latere anali producto, longitudinaliter striato, apice oblique truncato.
Dimensions : Ouverture de l'angle apicial, 110°; longueur , 70 mill.; largeur, 40 mill.; épaisseur, 29 mill.
Paléontologie.
Coquille comprimée, épaisse, plus longue que large, très-inéquilatérale, côté buccal très-court, tronqué obliquement, sans area distinct, côté anal prolongé, acuminé, échancré en dessus, et terminé par un rostre tronqué obliquement. L’area est lisse sur le bord, pourvu au sommet et sur la moitié de la hauteur de côtes inégales longitudinales, dont une médiane très-grande et distincte; toutes s’effacent près du bord. La partie anale est, en dehors de l’area, marquée d’un sillon qui l'en sépare nettement. Les côtés de la coquille sont ornés de côtes obliques d’arrière en avant et de haut en bas, qui vont en s’élargissant du côté anal, tout en s’interrompant près du bord par des sillons d’accroissement très-prononcés.
Rapports et différences. Cette magnifique trigonie se distingue nettement de toutes les espèces connues, par ses côtes obliques d’avant en arrière, toutes les trigonies costulées l’étant d’arrière en avant. C’est aussi la seule espèce des terrains tertiaires qui ait été signalée. Ce fait, bien que nouveau, n’a rien d’extraordinaire, puisqu'il existe encore une espèce vivante. On ne rencontre aujourd’hui aucune trigonie vivante sur les côtes américaines du grand Océan.
Localité. Elle a été découverte par MM. Hanet Clery et Cecile, au sein des grès ter- Liaires verdätres compactes de l’ile de Quiriquina, non loin de Concepcion, au sud du Chili. Elle y est assez rare.
Explication des figures. PI. XF, fig. 14. Individu de grandeur naturelle, vu de côté.
Fig. 15. Le même, vu sur les crochets.
Fig. 16. Le même, vu sur le côté buccal.
N° 129. NUCULA LARGILLIERTI, d'Orb.
PI. XV, fig. 9, 10.
N. testdovato-oblongd, lævigatä, compressd; subæqguilaterd, latere buccali rotundato; latere anali angustato, subangulato.
Dimensions : Ouverture de l’angle apicial, 130°; longueur, 37 mill.; largeur, 21 mill.; épaisseur, 7 mil.
Coquille ovale, oblongue, très-lisse, très-comprimée, presque équilatérale; côté buccal arrondi, obtus; côté anal un peu rétréci, légèrement anguleux; partie inférieure presque droite.
Rapports et différences. Cette espèce ressemble beaucoup, par sa forme, à la Wucula Blainvillei, d'Orb. (Chenoconcha nuculaides, Blainv.) des mers du Chili; mais elle s’en distingue par son ensemble plus étroit, plus rétréei du côté anal et légèrement anguleux, de ce côté.
Localité. MM. Hanet Clery et Cecile ont recueilli cette espèce dans les grès tertiaires verdàtres de l’ile de Quiriquina, près de Concepeion, au sud du Chili. Elle m'a été donnée par M. Largilliert.
Explication des figures. PI. XV, fig. 9. Moule vu de côté.
Fig. 10. Le même, vu sur les crochets.
N° 130. PECTUNCULUS PAYTENSIS, d'Orb.
PI. XV, fig. 11-13.
P. test& ovato-rotundatd, compressd, longitudinaliter striatd : striis æqualibus distantibus ; inæquilaterd : latere buccali brevi, rotundato; latere anali producto,
subangulato.
Dimensions : Ouverture de l'angle apicial, 127°; longueur, 47 mill.; largeur, 42 mill.; épaisseur, 13 mill.
Coquille ovale, arrondie, très-comprimée, ornée de trente stries également espacées, marquées en dedans, sur le bord, d'autant de crénelures, un peu inéquilatérale; côté buccal un peu plus court, très-large et obtus; côté anal plus long, plus étroit et légèrement anguleux. Area presque triangulaire, orné de sillons en sautoir, divergeant du crochet vers la charnière.
Rapports et différences. Au premier aperçu, on trouve la plus grande ressemblance de forme entre cette espèce et le Pectunculus ovatus, Brod., vivant sur les côtes du Pérou; mais en les comparant minutieusement, on reconnait que l'espèce fossile est un peu moins haute, qu’elle est encore plus ovale, et que les crénelures des bords sont plus espacées et tronquées; que de plus il y a trente crénelures environ, tandis que l’autre en a quarante-deux. Ces différences se manifestant sur tous les échantillons, j'ai dû les considérer comme spécifiques.
Localité. M. Gaudichaud a rencontré cette espèce en très-grand nombre, empâtée avec des moules dans un terrain tertiaire à gros grains, qui couvre une partie de la côte de Payta, au nord du Pérou. |
Explication des figures. PI. XV, fig. 11. Coquille vue de côté.
Fig. 12. La même, vue en dedans de la valve.
Fig. 13. La même, sur les crochets.
N.° 131. ARCA ARAUCANA, d'Orb.
PI. XII, fig. 1 et 2.
A. test& oblongä, convexä, costatd; costis 28 ornatd, inæquilaterd; latere buccali brevi, angulato; latere anali producto, obtusé truncato; umbonibus contortis.
Dimensions : Ouverture de l'angle apicial, 106”; longueur, 43 mill., largeur, 32 mill.; épaisseur, 30 mill.
Coquille oblongue, très-convexe, ornée de vingt-huit grosses côtes; côté buccal court, arqué et terminé en haut par un angle saillant, l’area étant, de ce côté, la partie la plus large. Côté anal plus long, aminei et tronqué obliquement à son extrémité. Area large, écartant beaucoup les crochets qui se contournent.
T1]. Paléontologie. 1 7
Paléontologie.
Paléontologie.
Rapports et différences. Je ne connais que le moule intérieur de cette espèce, qui ne peut ressembler à aucune arche vivante actuellement sur la même côte, puisqu'il n’en existe aujourd’hui aucune. Les premières espèces qu’on rencontre se trouvent près de Guayaquil, non loin de l'équateur.
Localité. Elle a été recueillie par M. Hanet Clery dans le grès tertiaire jaunâtre de l'ile de Quiriquina, non loin de Concepcion, au sud du Chili. Elle y paraît rare.
Explication des figures. PI. XHT, fig. 1. Moule intérieur, vu de côté.
Fig. 2. Le même, vu du côté des crochets.
N.° 132. ARCA BONPLANDIANA, d'Orb.
| PI. XIV, fig. 15-18.
A. tesit& oblongä, subquadrilaterd, inflatd, crassd, longitudinaliter 34 costatd ; latere buccali brevi, obtuso; latere anali producto, dilatato, oblique truncato; ared plicatä&; umbonibus distantibus.
Dimensions : Ouverture de l'angle apicial, 70°; longueur, 43 mill.; largeur, 35 mill.; épaisseur, 38 mill.!
Coquille oblongue, un peu rhomboïdale dans son ensemble, très-renflée, plus large que haute, très-épaisse, ornée de trente-quatre côtes égales , arrondies, saillantes, aussi larges que les sillons qui les séparent; côtés très-inégaux; côté buccal très-court, arrondi, saillant près du bord de l’area; côté anal très-allongé, coupé obliquement de manière à représenter l'extrémité d’un rhomboïde. Area subcordiforme, large, ridé irrégulièrement en long. Crochets très-saillans, très-distans, divergens sans être contournés. Charnière pourvue de petites dents obliques, les dernières du côté anal, dirigées en arrière.
Rapports et différences. W n'existe aujourd’hui sur les côtes méridionales de l'océan Atlantique qu’une seule arche, l’4rca brasiliana, qui ne ressemble en rien à celle-ci, étant beaucoup plus courte et n'ayant que vingt-sept côtes. Sa forme rhomboïdale, trèsélargie et coupée obliquement du côté anal, la distingue aussi des autres espèces.
Localité. Celte espèce est encore au nombre de celles qu’on trouve au nord et au sud des Pampas, à l'est des Cordillères. Je l'ai recueillie entre le Rio Negro et l’Ensenada de Ros, au sud du Carmen de Patagonie; je l'ai aussi retrouvée à la Bajada, province d’Entre-Rios, république Argentine. Au sud, elle se rencontre dans un calcaire friable; au nord, dans un calcaire grésiforme blanchätre. Elle est peu commune. M. Bonpland l’a. recueillie à la Bajada.
Explication des figures. PI. XIV, fig. 15. Individu jeune, vu de côté.
Fig. 16. Valve vue en dedans.
Fig. 17. La coquille, vue sur les crochets.
Fig. 18. La mème, vue en raccourci.
1. Des fragmens me donnent la certitude que cette espèce augmente au moins du double.
N.° 133. PERNA GAUDICHAUDI, d’Orb.
PI XV, fig. 14-16.
P. testä oblongo-elongatt, incrassatä, mytiliformi; latere cardinali obliquato, trurtcato ; latere buccali recto; latere anali, arcuato, convexo ; cardine multisulcato :
sulcis angustis, distantibus.
Dinensions : Ouverture de l'angle apicial , 60°; longueur, 300 mill.; largeur, 140 mil. ; épaisseur, 90 mill. .
Coquille allongée, épaisse, mytiloïde, lisse, coupée très-obliquement sur la charnière, arquée du côté anal, droite du côté buccal, arrondie inférieurement; sommet anguleux et aigu; charnière pourvue de sillons simples très-espacés, chaque intervalle ayant au moins le double: de la largeur des sillons; ceux-ci arrondis et droits. Il y a cinq sillons par cinq centimètres. .
Rapports et différences. Cette grande espèce se rapproche beaucoup, par sa forme mytiloïde , de la Perna Soldani', des terrains subapennins; mais elle s’en distingue bien facilement par sa forme encore plus allongée, par son côté buccal plus droit, et surtout par un éloignement énorme entre les sillons de la charnière. En effet, chez la Perna Gaudichaudi on ne compte que cinq sillons sur une largeur de cinq centimètres , tandis qu’il y en à quatorze chez la Perna Soldanir.
Localité. M. Gaudichaud la découverte dans le grès tertiaire compacte des environs de Coquimbo , au nord du Chili.
Explication des figures. PI. XV, fig. 14. Coquille réduite de moitié, vue de côté.
Fig. 15. La même, vue sur le côté anal.
Fig. 16. Charnière réduite d’un tiers.
N.° 134. PECTEN PATAGONENSIS, d'Orb.
PI. VII, fig. 1-4.
P. testä æquivali, subæquilaterd, ovato-rotund&, longitudinaliter costatä; costis 16 complanalis , superné squamis transversis bipartitis ornatis ; auriculis MALIS Inæ-
qualibus, longitudinaliter striatis.
Dimensions : Ouverture de langle apicial, 97°; longueur, 33 mill.; largeur, 36 mill.: épaisseur, 6 mill. ;
Coquille équivalve, presqu’équilatérale, arrondie, ornée en long de seize côtes aplaties, larges, pourvues en dessus, longitudinalement , de deux séries transverses de petites écailles imbriquées. L’intervalle des côtes est plissé en travers et presque aussi large que la côte elle-même. Oreillettes très-larges, inégales, striées longitudinalement.
Rapports et différences. Comparée aux peignes actuellement vivans sur la côte de Patagonie, cette espèce n’a d’analogie avec aucune des autres espèces décrites; son earactère de lames squammeuses, transversales, l’en distingue aussi très-neltement.
Paléon- Localité. Je Vai recueillie dans les grès tertiaires inférieurs verts de la Barranca del tlogie. Syr, au sud du Rio Negro, en Patagonie. Elle y est assez rare.
Explication des figures. PI. VIT, fig. 1. Coquille, vue de côté.
Fig. 2. Charnière de la même, vue en dedans.
Fig. 3. Une partie des côtes grossie, pour montrer la disposition des écailles.
Fig. 4. La mème, vue de profil.
N° 135. PECTEN PARANENSIS, d’Orb.
PI. VIL, fig. 5-9.
P. tesitd æquivali, subæquilaterd, ovato-rotundat&, longitudinaliter costatd; costis 18 convexis echinatis, intermediisque costis squamosis, minimis ; auriculis inæqualibus, longitudinaliter striatis.
Dimensions : Ouverture de l'angle apicial, 110°; longueur, 46 mill.; largeur, 46 mill.; épaisseur, 18 mill.
Coquille équivalve, équilatérale, aussi large que haute, ornée, en long, de dix-huit côtes anguleuses, formées ainsi qu'il suit : sur la partie la plus convexe, d’une côte élevée, pourvue d’écailles allongées, squammeuses, imbriquées, à peu près également espacées ; de chaque côté de cette côte, il y en a une très-petite, pourvue de plis transverses très-rapprochés. Entre chacune de ces triples côtes, formant la partie convexe, se remarque dans le sillon, à la partie médiane, une côte médiocre, ornée de pointes allongées ; de chaque côté de celle-ci, une très-petite côte avec des écailles également trèspetites. Il en résulte que, dans l’âge adulte, il y a trois côtes sur la convexité, et trois dans le sillon, dont la médiane est la plus grosse. Jeune, toutes les côtes sont simples, ainsi que leurs intervalles. À la longueur de quinze millimètres, la côte du fond du sillon commence à paraître; un peu plus loin se montrent les petites côtes parallèles à la grosse côte élevée; mais les petites côtes parallèles à celle du fond du sillon ne paraissent qu’à la taille de vingt-huit millimètres. Il en résulterait que, suivant les âges, on pourrait en faire trois espèces. Oreillettes très-inégales, celle de la valve inférieure très-échancrée : elle a huit stries longitudinales.
Rapports et différences. Cette belle espèce ressemble un peu, par ses côtes complexes, au Pecten tehuelchus de la côte de Patagonie; mais elle s’en distingue par deux côtes de plus et par une disposition différente dans les détails. Parmi les espèces fossiles, elle montre de l’analogie avec le Pecten asper, tout en différant par le nombre des côtes.
Localité. J'ai rencontré cette espèce en très-grande abondance dans un grès quartzeux blanc, supérieur aux bancs d’huïtres, dans les couches tertiaires de la Bajada, province d’Entre-Rios (république Argentine), à cent lieues au-dessus de Buenos-Ayres.
Explication des figures. PI. VIF, fig. 5. Une valve de grandeur naturelle.
Fig. 6. La même, vue en dedans.
Fig. 7. Les deux valves réunies.
Fig. 8. Un morceau de côte grossi, avant l'addition des petites côtes latérales de la côte du sillon.
Fig. 9. Profil de la même.
. N° 136. PECTEN DARWINIANUS, d'Orb.
Je ne connais de cette espèce qu’un fragment trop incomplet pour être figuré. Au premier aperçu, elle paraît, comme le Pecten pleuronectes, lisse en dehors et largement costulée en dedans; mais en l’examinant avec attention, on reconnaît que sa superficie est très-finement striée en long, comme le Pecten solea.
Localité. Je lai recueillie dans les grès tertiaires de la Bajada, province d’'Entre-Rios.
N.° 137. OSTREA PATAGONICA, d'Orb.
PL VII, fig. 14-16.
O. testà subtriangulari, oblongä, crassd, transversim rugosd, inferné dilatatä ; vabä inferiore crassd; valvd superiore plant; umbonibus acutis, productis, triangularibus ; fossuld latd, excavatd, utringuè marginata.
Dimensions : Longueur, 147 mill.; largeur, 119 mill.; épaisseur, 72 mill.
Coquille un peu triangulaire, rétrécie au sommet, élargie du côté opposé, très-épaisse. Valve inférieure du double plus épaisse que l’autre, assez concave, très-irrégulièrement ornée en travers de rides d’accroissement; lisse sur son bord externe, marquée en dedans, à cette partie, de petits plis longitudinaux; l'impression musculaire est trèsprofonde. Valve supérieure presque plane, également plissée, pourvue sur le côté extérieur de petits plis transverses à l’accroissement ; talon assez prolongé, anguleux, muni d’une fossette large, profonde, égale à sa bordure latérale.
Rapports et différences. Comparée aux huïitres actuellement vivantes sur les côtes atlantiques du nouveau monde, cette espèce n'offre aucune analogie, puisqu'il n’y existe plus aujourd’hui que de très-pelites espèces. |
Localité. C'est peut-être la plus importante, considérée comme horizon géologique; elle forme, partout où elle se rencontre, des bancs immenses d’une grande puissance. Je l'ai recueillie dans les grès quartzeux tertiaires de la Bajada, province d’Entre-Rios, république Argentine. Elle y est en bancs de quelques mètres d'épaisseur. Je l'ai encore retrouvée, dans les mêmes circonstances, au sud du Rio Negro, en Patagonie, près de l’Ensenada de Ros. Elle forme également des bancs au sein d’une couche argileuse. On l’a rencontrée encore à Punta Gorda, à l'embouchure du Rio Uruguay, et sur la côte de Patagonie, au port Saint-Julien. Dans ce dernier lieu, elle est partout traversée de belles dendrites de manganèse; ainsi répartie, elle se montrerait dans les terrains marins des Pampas, du 32.° au 47. degré de latitude.
Explication des figures. PI. VIT, fig. 14. Valve inférieure, réduite de moitié, vue en dedans.
Fig. 15. La même espèce, également réduite, avec ses deux valves.
Fig. 16. La même, vue de côté.
Paléontologie.
Paléontologie.
N.° 138. OSTREA FERRARISI, d'Orb.
PI. 7, fig 17 et 18.
O. test subtriangulari, ovatd, tenui, dilatatd, obliqud; valv& inferiore excavatt , transversim rugoso-lamellatä, subtuberculatd; valvd& superiore pland ; umbonibus brevibus, curvatis; fossuld lat.
Dimensions : Longueur, 63 mill.; largeur, 51 mill.; épaisseur, 23 mill.
Coquille ovale, obronde, oblique, mince, élargie en bas, acuminée à son sommet. Valve inférieure assez profonde, irrégulière , plissée dans le sens de l'accroissement, et montrant, de plus, quelques tubercules longitudinaux. Intérieurement elle est bordée, au pourtour, par une partie distincte marquée de petites stries convergentes vers le centre. L’impression musculaire est très-large et peu profonde. Le sommet est oblique, pourvu d’une large et très-profonde fossette, sans large bordure.
Rapports et différences. Cette espèce se distingue de la précédente, avec laquelle elle a quelques rapports, par son peu d'épaisseur, par la bordure intérieure de sa valve, el par les tubercules de sa face inférieure.
Localité. Je lai recueillie, avec le Pecten palagonensis, au sein des couches inférieures
des terrains tertiaires de Patagonie, dans un grès verdàire, qui découvre à marée basse,
aux Barrancas du sud, rive gauche de l'embouchure du Rio Negro. Elle y est rare. Explication des figures. PI. VIT, fig. 17. Coquille de grandeur naturelle, vue en dessus.
Fig. 18. La même, vue en dessous.
N.” 139. OSTREA ALVAREZIT, d'Orb.
PL VIT fige 19.
O. testé subrotundé, tenui, dilatatd; val& inferiore excavatä, longitudinaliter irregulariterque plicatä; valvd superiore pland; umbone afjixo, contorto; fossulé latissima. Dimensions : Longueur, 43 mill.; largeur, 47 mill.; épaisseur, 30 mill.
Coquille arrondie, large, assez irrégulière, mince; valve inférieure concave, marquée de larges plis arrondis, irréguliers dans leur position et dans leur longueur, d'autant plus saillans qu’ils approchent du bord, où ils forment crénelure. Le sommet est contourné et fixe, pourvu d’une très-large et très-profonde fossette, bordée d’un sillon élevé de chaque côté. L'intérieur est lisse, l'impression musculaire à peine marquée. Près du sommet, on remarque de chaque côté, une série de petites fossettes arrondies en ligne parallèle au bord.
Kapports et différences. Vax ses plis nombreux, cette espèce se distingue des autres huitres fossiles des mêmes régions. Le caractère des plis se retrouve sur une petite huitre actuellement vivante à Rio de Janeiro, mais celle-ci est infiniment plus peute, plus creuse, et pourvue de plis plus anguleux.
Localité. Je Yai recueillie à la Bajada, province d’Entre-Rios, république Argentine ; elle se trouve sur les rives du Parana, au sein des grès blanchâtres quartzeux des terrains tertiaires marins, dans la même couche que le Pecten paranensis, sur lequel elle se fixe souvent.
Explication des figures. PI. VIT, fig. 19. Individu de grandeur naturelle, vu en dedans.
ÉCHINODERMES
. N.° 140. ECHINUS PATAGONENSS, d’Orb.
| PL VI, fig. 14-16.
Æ. rotundato , elevato, suprà convexo, rotundato ; basi excavato; margine inflato.
Dimensions : Hauteur, 19 mill.; diamètre, 32 mill.
Test suborbiculaire, un peu pentagone, assez élevé, arrondi en dessus, formant une partie de cercle régulier, très-large et très-renflé sur les côtés; excavé seulement au milieu, en dessous. Pièces supérieures inégales, l’une d’elles beaucoup plus grande; les autres petites, triangulaires et marquées d’un point rond en creux. Les tubercules sont très-gros, surtout au pourtour; ils forment, entre chaque ambulacre, deux grandes lignes; entre lesquelles s'élèvent un très-grand nombre de tubercules miliaires, épars et très-inégaux en grosseur. |
Localité. Cette espèce a été recueillie au port Saint-Julien, au sud de la Patagonie, avec l'Ostrea patagonica. M. Lanusse, de Buenos-Ayres, qui me la rapportée, m'a dit qu'elle y était fort rare.
Explication des figures. PI. VE, fig. 14. Individu vu en dessous.
Fig. 15. Le même, vu de profil.
Fig. 16. Le même, vu en dessus.
Résumé géologique.
Pour arriver à déterminer avec précision l'âge relatif de ces terrains tertiaires que mes recherches géologiques me font regarder comme antérieurs à l’époque actuelle, je vais en donner comparativement la liste, accompagnée d'observations tendant à établir leurs rapports ou leurs différences avec la faune existant aujourd’hui sur les côtes américaines du grand Océan et de locéan
Atlantique.
ANIMAUX FOSSILES OBSERVATIONS DES TERRAINS TERTIAIRES DU VERSANT ORIENTAL DES | COMPARATIVES AVEC LA FAUNE ACTUELLE DES CÔTES CORDILLÈRES. DE L'OCÉAN ATLANTIQUE.
Megamys patagonensis. . . + . . : . . . . . .| Aucune espèce du genre .m’existe aujourd'hui, les plus grands rongeurs n’atteignant pas le quart de la taille du Megamys.
Toxodon paranensis +: . . . . . . . . . . . | Aucun Toxodon n'existe aujourd’hui.
Cardium platense. . . : . . . . . . . . . . . [Espèce inconnue sur les côtes actuelles.
Venus Munsterii … . . . . . . . . , . . . . . | Même observation.
Uno dun RE Meme observation,
Area Bonplandiana. 4 . . . . . . . . . . [Même observation.
Pecten patagonensis + . + . . . . . . . . . . | Mème observation.
Pecten paranensis . + - . . . . . . . . |. . | Mème observation.
Pecten Darwinianus - . . . . . . . . . . . . | Méme observation.
Ostrea patagonica … . . . . . . . + . . . [Même observation. Îl n’y a aucune grande espèce d’'huitre sur toutes les côtes actuelles.
Ostrea Ferrarisi. . . . . . . . . «+ + . . : | Même observation.
Ostrea Alvarez. . . . . . . . . . . . . . . |Méême observation.
Paléontologie.
Paléontologie.