‹ Voyage dans l'Amérique MéridionaleChapitre 205 sur 233 · COMPARATIVES AVEC LA FAUNE ACTUELLE DES CÔTES DU GRAND OCÉAN · texte numérisé non relu

COMPARATIVES AVEC LA FAUNE ACTUELLE DES CÔTES DU GRAND OCÉAN

. [Aucune bulle n’existe aujourd’hui sur la côte du

Chili. Les premières espèces, bien différentes de celle-ci, se rencontrent sous les tropiques, à 32° plus au nord.

IL n’y a pas de scalaires sur la côte occidentale du Chili, ni au Pérou. Ce genre de forme est propre, en Europe, aux terrains crétacés.

On ne trouve pas de natices vivantes au Chili. Ce genre se montre, sous des formes spécifiques distinctes, à 17° plus au nord.

Même observation.

Le genre: Rostellaria est inconnu sur toute la côte du Chili, du Pérou et de la Colombie. Forme analogue aux espèces fossiles du bassin parisien,

Les espèces d’olivese trouvent beaucoup plus au nord.

Espèce inconnue sur les côtes actuelles.

Espèce inconnue sur les côtes actuelles.

Espèce inconnue sur les côtes actuelles.

Espèce inconnue sur les côtes actuelles. Forme analogue aux espèces fossiles du bassin tertiaire de Paris.

Genre inconnu sur les côtes du Chili et du Pérou.

Genre inconnu sur les côtes du Chili et du Pérou.

Ï n’y à pas de cardium sur la côte du Chili. Espèce

‘distincte, |

Même observation.

Méme observation. Forme analogue dans le bassin tertiaire de Paris.

Espèce inconnue sur les côtes d'Amérique.

Mème observation.

Même observation.

Mème observation.

Espèce inconnue sur les côtes d'Amérique.

Même observation.

Méme observation.

Même observation.

Même observation.

Mème observation.

Espèce inconnue sur les côtes de l'Amérique.

Meme observation.

Ïl n’y a pas d’arches sur les côtes du Chili. Les premières espèces du genrese trouvent à 30° au nord.

Genre inconnu sur les côtes occidentales du Chili et du Pérou.

Le dépouillement des tableaux précédens prouve que les corps organisés rencontrés dans les couches tertiaires des Pampas et de la Patagonie, ne sont point identiques à la faune actuelle des mêmes régions, puisqu'aucune espèce ne se retrouve vivante, et que les ossemens de mammifères qui y ont été charriés appartiennent à des genres éteints sur le sol américain. On peut donc être sûr que les terrains tertiaires marins des Pampas et de la Patagonie dépendent d’une époque passée et qu'ils sont, à cet égard, dans les mêmes circonstances que le calcaire grossier des environs de Paris.

Sur le versant occidental des Cordillères, les faits parlent plus haut encore, et lon y voit des résultats très-importans. Aucune des espèces de coquilles fossiles ne se rencontre vivante sur les mêmes côtes. Les genres, lorsqu'ils se montrent sur le littoral de PAmérique, sont le plus souvent répartis bien plus près de l'équateur, et dès-lors sur des régions plus chaudes, comme le font reconnaître les Bulles, les Natices, les Olives, les Fuseaux, les Pleurotomes . les Cardium, les Lucines.

Beaucoup de genres, tels que les Scalaria, Rostellaria, Pyrula, Panopæa, Trigonia et Perna manquent totalement aujourd’hui sur les côtes du continent méridional. D’après ces comparaisons, il est diflicile de ne pas conclure que les terrains tertiaires du versant occidental des Cordillères sont évidemment d’une époque géologique tout à fait distincte des couches qui se forment aujourd’hui.

En dernière analyse, si, pour arriver à spécifier l’âge des terrains tertiaires des deux versans de l'Amérique méridionale, relativement à ces mêmes terrains d'Europe, je cherche les faits paléontologiques qui leur sont communs, je trouverai les conditions suivantes, simultanément applicables aux terrains tertiaires du bassin parisien et aux terrains tertiaires des deux versans des Cordillères :

1.” Aucune des espèces fossiles ne se rencontre vivante sur les côtes voisines.

2. Aucune des espèces n’a même ses identiques dans les mers lointaines. !

5. Les genres, lorsqu'ils se retrouvent dans les mers voisines, sont maintenant sous des régions plus chaudes et plus rapprochées de l'équateur.

4. Un grand nombre des genres rencontrés à l’état fossile manque aujourd’hui dans les mers voisines et quelquefois même ont cessé d’exister.

1. Les comparaisons auxquelles je me suis livré sur la question des espèces prétendues identiques du bassin parisien, m’amènent à cette conclusion, sur laquelle je compte publier prochai-

nement de longs détails.

ITI, Paléontologie. 1 8

Paleontologie.

Paléontologie.

Îl en résulterait que les terrains tertiaires des deux versans de l'Amérique méridionale pourraient être contemporains des terrains tertiaires du bassin parisien ou du moins représenter presque toute la période antérieure à notre époque; et, à l'appui de ce rapprochement, je pourrais citer jusqu’au facies de forme qu'on remarque entre quelques espèces des calcaires grossiers du bassin parisien et celles des terrains tertiaires de l'Amérique.

S'il est prouvé par les faits paléontologiques que les terrains tertiaires des Pampas et ceux des côtes de l'océan Atlantique appartiennent à la même époque géologique, il reste à comparer entr’elles les deux faunes respectives, afin de s'assurer si les espèces dépendent d’un même bassin, ou si, lorsqu’elles vivaient, elles étaient respectivement restreintes en des mers distinctes. Le tableau suivant donnera les élémens de comparaison.

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