ENTRÉES EXTRAORDINAIRES
Résidu des rentrées des années antérieures 2,800,000 fr. » c.
Restitution d'une partie du prêt de 2,361,728 fr. 67 c. fait à l’amortissement. 326,586 44
A reporter 3,126,586 fr. 44 c.
FINANCES
Report
5,126,586 fr.
Interdis dus par la caisse d’amortissement
Résidus de la ferme mixte Maraidet et
Recouvrements de diverses créances. .
Total
3,171,627 fr.
Total des recettes ordinaires et extraord.
10,160,441 fr.
Les dépenses, divisées en ordinaires et extraordinaires, se sont élevées à 7,294,4^6 fr., savoir :
Les ordinaires , à 5,800,274 fr.
Les extraordinaires , à 1 ,434,181
La différence en plus des recettes sur les dépenses, montant à 2,865,g85 fr., serait énorme, si elle provenait d’une seule année , et nécessiterait une forte réduction des impôts ; mais elle n’est qu’apparente et le résultat de bonis successifs tenus en réserve et destinés au remboursement de la dette publique , dont le terme approche. Il est vrai que ce terme est facultatif et non obligatoire ; et à ce sujet nous avons entendu , à Parme , plusieurs personnes blâmer celte accumulation de fonds au trésor, qu’elles prétendaient être improductifs pour le pays, ne rapporter, en partie, aucun intérêt, et restreindre la circulation du numéraire. Nous ne saurions être de leur avis. Des positions différentes commandent diverses manières
FINANCÉS.
d’agir. Sans doute, dans un état puissant, riche, industriel, où les capitalistes sont, pour le moindre bénéfice, toujours prêts à livrer leur argent au fisc, des fonds donnants seraient un mal ; mais, à Parme , pays surtout agricole , peu porté aux entreprises industrielles et commerciales , dont les capitaux disponibles sont peu abondants et fort divisés, il faudrait, s’il mettait ses bonis en circulation, que le gouvernement ou continuât toujours à servir l’intérêt de sa' dette , ou contractât un nouvel emprunt , peut-être à des conditions peu favorables, pour en éteindre un autre. Une réserve destinée à se libérer de l'ancien est donc une sage opération.
Terminons ce chapitre en faisant connaître les budgets municipaux de Parme et de Plaisance en i845. Comme en France, ils doivent être approuvés par le gouvernement, qui se réserve le droit de les modifier selon les besoins présumés du service ; ainsi , dans le budget de Parme , on verra que le conseil municipal n’ayant volé que 21 ,634 fr. pour l’instruction publique, le ministre a porté l’allocation à 27,040 ; il en a été de même pour celui de Plaisance, où il n’était accordé aux établissements de bienfaisance que 26,681 fr. Le podestat avait demandé 35, 681 fr., et sa proposition fut réduite par les conseillers municipaux, comme on vient de le voir. L’autorité supérieure non-seulement ré-
Finances.
pondit aux vœux du podestat, mais ajouta quelque chose à celte somme , en l’élevant à 36,435 fr. Il y eut aussi augmentation pour les travaux concernant les rues et les conduits des eaux. Les dépenses municipales qui ont éprouvé cet accroissement par décision gouvernementale, peuvent probablement être assimilées à celles classées en France au rang des obligatoires. Plusieurs allocations ont été diminuées.