‹ Voyage dans l'Italie méridionaleChapitre 7 sur 80 · MOYENNE DES MARIAGES · texte numérisé non relu

MOYENNE DES MARIAGES

Entre garçons et jeunes filles

garçons ët veuves. ........

veufs et filles

veufs et veuves

Total

Une partie des morts aux hôpitaux et dans les prisons appartient, il est vrai, aux habitants de la campagne; mais une autre doit être attribuée aux domiciliés, et alors les décès surpassent les naissances assez notablement | car pour les domiciliés la différence n’était que de 3 en faveur de ces dernières. Il faiit donc, ainsi que nous venons de le faire pressentir, que l’accroissement de la population provienne de l’adjonction des étrangers s’établissant à Parme. Au reste, il en est de même pour toutes les capitales.

Leshabitants de l’agrégation des trois duchés ont les mêmes mœurs, les mêmes habitudes, lorsqu’ils se trouvent en de semblables conditions d’états, de terrains, de climats, et peuventêtredivisésen quatre classes, savoir les fonctionnaires publics et les militaires , les possesseurs de la surface du sol, les marchands et artisans, et les cultivateurs métayers ne vivant que de leur fermage , que des travaux agricoles; et celle-ci, de beaucoup la plus nom-

breuse, dirige en général ses soins vers les cultures nécessaires à la subsistance d’une exubérante population. Excepté le chanvre, le lin, la soie et un peu de laine, aucun de ses produits n’est applicable aux manufactures.

Les israélites, contrairement à ce qui se passe en plusieurs contrées italiennes, sont bien traités à Parme et assimilés aux autres citoyens. Ils peuvent y acquérir, y bâtir, et plusieurs y possèdent de confortables habitations; un surtout a construit une espèce de palais avec un vaste jardin. Cependant ils sont |ieu nombreux, tandis qu’à Modëne, quoique opprimés et parqués dans un gheto, comme a Rome, on en comptait 1269, et 7^° ® Reggio. Nous n’avons pu savoir quel motif les déterminait à se fixer dans un lieu où leur caste est si mal vue par le gouvernement; mais toutefois la faveur dont ils jouissent à Parme est restreinte à ses murs; cipr, dispns-le à regret, il existe encore un gheto à Guastalla.

En terminant ce qui concerne la population, faisons connaître avec bonheur, et nous l’avons personnellement éprouvé, que de tous les pays italiens, le duché de Parme est le plus affectionné à la France. Il est vrai que sur la fin du gouvernement impérial le mécontentement y était grand; de lourds impôts, uiiè conscription sévère et toujours croissante avaient irrité les esprits; mais nu*

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jourd’hui ces maux sont oubliés et il reste les bienfaits du code Napoléon conservé presque entièrement , l’égalité devant la loi et d’importants travaux achevés à cette époque, ou commencés et poursuivis par l’administration actuelle; l’impulsion était donnée. On n'est pas insensible non plus à notre ancienne gloire militaire, et l’on se souvient avec fierté d’avoir contribué à d’élonnants exploits; beaucoup de vieillards s’honorent de leur titre de vétérans des armées françaises. A San Donnino, un ancien postillon nous racontait avec orgueil ses combats en Espagne et sur les bords du Rhin.

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Quatre évêchés se partagent cette administration : ce sont ceux de Parme, de Plaisance, de Borgo Santo-Donninoet de Guastalla ; cependant, les évêques étrangers de Bobbio, de Bugnato et de Sarzana conservent leur juridiction sur quelques communes. Par une singularité dont l’origine remonte certainement à des concessions que lui

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firent les papes, et que ratifièrent peut-être les empereurs suzerains de la Lombardie, la paroisse de Fontevivo ne dépend d’aucun diocèse , et c’est l’abbé des Bénédictins qui exerce pour elle les fonctions épiscopales.

L’évêché de Guastalla est de nouvelle création ; il fut érigé en 1828 et doté de 11,000 fr. de revenus en biens domaniaux, et de 56o fr. en redevances. On pourrait penser que trois évêchés suffisaient à une population de 5oo,ooo âmes ; mais en Italie ils n’ont point de circonscription aussi étendue qu’en France ou en Allemagne ; les évêques, médiocrement rétribués, vivant avec simplicité et assidûment occupés de leur saint ministère, peuvent, pour ainsi dire, sauf des droits plus étendus, être assimilés à nos curés des grandes villes , et il est bien rare de les voir manquer à l’étroite obligation de la résidence; aussi ont-ils une grande influence sur l’esprit des habitants, et notamment sur celui du peuple.

Les paroisses subventionnées par le gouvernement s’élèvent au nombre de 562, et le trésor public y consacre 1 83, 000 fr. ; c’est peu, bien peu même. Il est vrai que les desservants y jouissent du casuel.

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