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CaMiopie. ....
Spiantia et Umari
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Rogons.
\ Amphilochie*. .
Chaiid«rArta.
- Total géaériil des TilUgèa àt T^piM on baise
Albanie j ♦...».
PRJÉFAGE. XXIII
Sans m*astreindre à Tordre topographiqiie que je viens de tracer, je visitai d'abord la partie boréale de l'Ëpire , en suivant ses vallées pour entrer dans la moyenne Albanie , qui comprend les sangiacs ou drapeaux d'Avlone ou Bérat, d'Ëlbassan , de Tyranna, de Croie ^ ainsi que les voivodiliks de Durazzo et de Pékini. Après avoir décrit à grands points d'échelle ces départements, auxquels j'applique tous les détails connus de la géographie ancienne^ je rentre dans la basse Albanie par la vallée de Drynopolis, J'énumère les peuplades anciennes en décria vant la Chaonie, dont Buthrotum est le port principal; la Molosside; et la Tymphéide, qui se rattache à Janina, en adoptant cette ville comme point central de mes observations.
En partant de-là, je fais connaître la Thésprotie, la Cestrine, la Sëlléïde et TAidonie jusqu'au cap Cbimâerium, territoire occupé par lesParguinotes, dernière tribu libre des chrétiens épirotes, que le ministère britannique a inhumainement sacrifiés aux infidèles.
Le tome second de mes voyages commence par la description du canton de Rogous, qui comprend la Cassiopie. J'entre ensuite dans la Paravée, qui confine au nord et au midi avec la Hellopie et l'Amphilochie. Je passe immédiatement dans le pays des Ambraciens, où les souvenirs historiques se pressent et raniment
XXIV PRiFÀGE.
Tattention du lecteur, en lui montrant la èa-* pitale antique de Pyrrhus. L'emplacement de cette ville m'ayant obligé à discuter le siège d'Ambracîe par M. Fulvius , je suis les pas de ce général pour découvrir l'Amphilochie et les ruines d'Argds-Amphilochicum, ville sur la position de laquelle tous les géographes ont été induits en erreur.
Le beau canton de TArta^ et TA thamanie. surtout, que les géographes ne savaient où fixer, prend son emplacement et une couleur nouvelle dans mes récits. L'intérêt augmentera quand on entendra nommer six villes des Athamanes indiquées par Tite-Live, que j'ai retrou* vées au milieu des raontagoes du coli de Djoumerca, où l'on connaît encore de nos jours l'an-, tique Théoudoria sous son nom historique. La marche de mes itinéraires me ramenant au golfe Ambracique, j'en décris le portulan, la navigation , l'ichthyologie, la splendeur passée, et les beautés pittoresques.
Dans la partie orientale de FÉpire où existèrent les Dolopes, qui étaient effacés du tableau des peuplades de cette province dès le temps de Strabon , et dont Auguste avait trans* féré le titre ampbictyonique aux Nicopolitains, on trouve les grands Valaques. L'histoire de cette nation étrangère à la Grèce est traitée dans les détails rapides sous lesquels la narra-
PRÉFACS. XXV
tion d'un voyage m'a permis de la considérer. Les mœurs de ses nomades paraîtraient un épisode des temps anciens , si on ne savait pas que les hommes dans l'état de barbarie ont en général une physionomie héroïque.
Arrivé dans l'Ânovlachie, j*ai dû anticiper sur la description de la Thessalie, en traçant l'orographie de la partie du Pinde qui donne naissance aux trois branches mères de l'Âchéloûs ou Âspropotamos. Cette excursion en dehors de l'Épire me donne l'occasion de parler des Vaiaques brutiens ou aspropotamites, ainsi que des différentes tribus de la langue vlak, dont j'énumère les hordes, les parcours, les mœurs et la population. Enfin l'examen des sources de l'Achéloûs me plaçant dans la plus haute partie du Pinde , je termine la description de l'Épire par la reconnaissance des sources de FA oûs^ dont les eaux s'épanchent dans l'Adriatique, et de rinachus, qui se décharge dans le sein Ambracique.
Après avoir combiné l'emplacement des provinces et des villes anciennes de l'Épire, je hasarde quelques aperçus sur son histoire naturelle. Je présente , diaprés le plan d'observations que je m'étais prescrit, son territoire divisé par bassins, de manière à montrer, dans toutes ses parties, la nature du sol, des eaux, de
XXVI PRÉTJlCE.
Tair et des lieux. Je rends compte des phéno* mènes particuliers aux tremblements de terre , des eucrasies, de la température, des maladies et de la condition des agriculteurs. J'aurais youlu, en fidèle interprète de Théophraste et de Dioscoride, pouvoir commenter, non comme Ta fait Mathiole, mais sur la nature, leurs traités des plantes. Mais il n'est pas donné à un seul homme d'entreprendre une tâche pareille : l'art est longy la vie est éphémère; et j'ai dû me borqer à tracer des indications générales sur les règnes de la nature.
Je me suis également contenté, en parlant de la Macédoine , de récapituler sommairement ses fastes et ses divisions anciennes. J'entre ensuite dans les topographies de la Stymphalide , de l'Élymée , de l'Orestide , et de la chaîne du mont Bora, au-delà duquel habitaient les Hyperboréens , qui envoyaient des présents à Délos. L'Éordée et le pays des Piastes me conduisent dans la partie orientale de l'illyrie macédonienne, qui embrasse la Dassarétie, la Dardanie, et ui^e portion de la Prévalitaine. Je laisse, k partir de-là, entrevoir aux voyageurs futurs les découvertes qui restent à faire au nord et à Torient du Drin, en pénétrant dans la chaîne des monts Ardiens.
£n descendant au midi de cette contrée, je
PREFACE. XXYII
rentre dans la Macédoine par la vallée de THaliacmon, fleuve aurifère, aux bords duquel on retrouve les peuplades bardariotes, qui s'y établirent sous le règne de Teaipereur Théophile. J'arrive ensuite à la description de Pella, patrie de Philippe et d'Alexandre, par laquelle je finis mon voyage dans la Macédoine.
Après ces grandes explorations, j'expose les détails d'un itinéraire exécuté par mon frère depuis les frontières de la Dalmatie jusqu'à Janina. Cette route à travers la Bosnie soulève le voile qui couvre la sauvage province des Triballes, qui offrirait plus d'intérêt aux naturalistes qu'aux antiquaires, ses habitants ayant été de tout temps étrangers aux arts. On connaîtra dans ce récit l'emplacement véritable des sources de FAxius ou Vardar, et l'aspect de cette Macédoine boréale dk>nt les montagnes, qui sont une continuation des Alpes tyroliennes, expirent aux bords du Pont-»£uxin.
Une histoire abrégée des l^hypetars» vulgairement appelés Albanais, termine le tome second de mon Voyage, le ne dirai point quelle persévérance il m'a ÊiUu pour observer ce peuple, dont le nombre, le courage, Findustrie et l'activité chan^ront un jour la Êice de la Grèce. Si la découverte dea oasis et des villes perdues dans les déserts est un objet d'inlérét pour les savants, ik ne seront pas moins sa-