O = CM
^ÎB
= CTi = i— 1
= CO
EE CO
v^~jfl
= LO
= i— 1 = PO
= Cxi
si
^ZT-Bll
EE — cri
Ml
El
EE — co
EE — r-
= — CD
EE— lO
ife«'-
EE — PO
EE — cm
6V 8fr tfr 9Ï7 9Ï7 VV £V ZV XV OV 6£ Q£ L£ 9£ 9£ V£ ££ Z£ l£ 0£ 6Z 82 LZ 9Z 9Z VZ £Z 22 XZ 02 61 81 LX 91 91 VI £1 ZX XX 01 6 8 L 9 S Il lllllllll lllllllll lllllllll lllllllll lllllllll lllllllll lllllllll lllllllll lllllllll lllllllll lllllllll lllllllll lllllllll lllllllll lllllllll lllllllll lllllllll lllllllll lllll^^
e z iiiiIiiii iiiiIiiii iiiiIiiii
■ i i~. 8 IMPRIMERIE GOUL'I
THEBES __ KÀRNÀK
THÈBES - KAHNAK.
renseignements antérieurs de plus de douze cents ans à ceux que les écrivains de la tradition classique nous ont laissés. Du côté du Nord, nous constatons que l'exégèse biblique aura désormais d'autant plus à compter avec la liste des cent-quinze noms de Karnak, que leur autorité est indiscutable.
Planche 46. — Nous avons déjà esquissé en quelques traits l'histoire de la chambre P, construite par Thoutmès III, refaite de fond en comble par Philippe, frère d'Alexandre. La planche 46 est la copie des tableaux qui décorent le mur extérieur Sud de cette chambre.
On y distingue trois séries superposées de tableaux ou trois registres.
Le registre du haut est purement allégorique. Philippe est censé faire son entrée dans le temple. Le premier tableau à gauche nous le montre debout entre deux divinités, Thoth et Horus d'Edfou, qui le couvrent de l'eau de purification. On voit au second tableau les mêmes dieux lui poser sur la tête la couronne blanche. Troisième tableau : Toum et Mont sont les introducteurs divins : ils ont pris Philippe parla main, et c'est sous leur conduite que le roi se présente à Thoth, qui va lui donner la sagesse et la connaissance de toutes les vérités éternelles. Au dernier tableau à droite, Philippe devient le fils d'Ammon (ce qu'expriment à la fois et les paroles mises dans sa bouche et la figure d'Isis, où le roi parait sous les traits d'un dieu naissant allaité par sa mère), et Ammon le proclame roi de la Haute et de la Basse Egypte (1).
Les deux autres registres nous montrent les huit barques sacrées que Philippe avait probablement fait construire, et que l'on conservait en nature dans la chambre réédifiée par ce prince. Les jours de fête, on sortait ces huit barques de leur lieu de dépôt et on les descendait sur le lac voisin. Elles en faisaient le tour, et imitaient ainsi la marche du soleil dans le ciel. .Sept de ces huit barques sont dédiées h Ammon-Ra, le dieu soleil. La huitième porte l'image du roi lui-même, fils et incarnation du dieu. On sait que le bélier, dont la tête décore l'avant et l'arrière de chacune des barques, est le symbole de la force reproductrice de la nature, et paraît ainsi sur les monuments comme une parfaite image d'Ammon.
Il y a, entre le naos égyptien et l'arche des Hébreux, des ressemblances
(1) Il ne serait pas impossible que la vue d'une scène du genre de celle que nous venons de décrire, soit pour quelque chose dans la tradition, assez controversée d'ailleurs, qui attribue à Alexandre la pensée de s'être fait proclamer fils de Jupiter- Ammon. Cette scène se retrouve presque identique à Dendérali, à Edfou, à Pliilae. Un temple construit par Alexandre serait venu jusqu'à nous, que selon toute probabilité, nous l'y rencontrerions.
cm
THÈBES - KARNAK
qu'il serait puéril de centeste, Des deux côtés, le point de départ est un coffre de bois hermétiquement clos, daus lequel ou enferme, 101 les tables ou sont écrites les paroles de l'alliance, là l'emblème sacré que nu mil humain ne doit voir. Ce coffre est monté sur un plancher, aux deux côtes duquel se trouvent quatre anneaux, deux de chaque côté, dans lesquels on passait des barres qui servaient à le porter. Quelle que fût exactement leur forme, les chroubines. « étendant leurs allés en haut, couvrant de leurs ailes le couvercle, les faces l'une vers l'autre », rappellent Isis et Nephthys, et les longs bras armés d'ailes qu'elles étendent de chaque côté de certains coffres dont les monuments égyptiens nous offrent de fréquentes représentations.
Planche 47. — Vue des quatre colonnes qui s'élèvent au milieu delà partie méridionale de la chambre V. Époque de Thoutmès III. La colonnette de bois, svelte et légère, a donné naissance à cette colonne fasciculée à boutons' de lotus fermés qui, peu à peu, devient l'élégante colonne de pierre que reproduit notre planche 47. C'est cette, même colonne, pesante et massive, qui sera plus tard l'ornement principal de la salle hypostyle de
notre Grand Temple.
Ce qui reste des soubassements de la salle aux quatre colonnes mérite d'être étudié. Thoutmès III a conquis le Haut-Ruten, qui est la Palestine, ' et le To-Nuter ( la Terre Divine), qui est, soit sur la côte méridionale de la péninsule arabique, soit l'île de Socotora. Une fantaisie lui a pris défaire graver, sur le soubassement d'une chambre construite par lui, la faune et la flore des pays qu'il a traversés en vainqueur. Ce sont cette faune et cette flore qui couvrent ce qui reste des soubassements de la salle aux quatre colonnes. Le tout est daté de l'an 25 du règne.
Planche 48. — Deux photographies prises sur le pylône VII, côté du Sud, aîles de l'Est et de l'Ouest.
Il s'agit toujours de ces grands tableaux qui forment la décoration des pylônes, et qui nous montrent le roi victorieux saisissant par la chevelure un groupe de prisonniers dont il s'apprête à couper la tête. En dessous ou à côté, sont les cartouches crénelés qui représentent les localités vaincues.
C'est une partie de deux de ces grands tableaux que la planche 48 nous met sous les yeux. En haut sont les prisonniers appartenant au Haut- Ruten ou à la Palestine; en bas, sont les prisonniers appartenant à Kousch, au pays de Poim et à la Libye éthiopienne.
cm
THEBES __ KARNAK
cm
%<êWAW&
/jL>jtt
'^J '\ft
jMtWj
mm
mwmwmmmwmmBê
-. , ~'jC~. ^iC-< ^lN "OiN ^k-' • j«
IM
'■àwffi*''
ta£
it&j.
cm
PII&TOGP.AVUSE a- imprimerie goupil & c?