‹ Voyage dans le FinistèreChapitre 14 sur 159 · UT · texte numérisé non relu

UT

aer ier

oer

nev.

ze

. . za

zi

to

IU

zea id

tea

ex

al

ux.

ae> ie2

OCX

oer.

qu

qua que

qui quo.

Oo«.

Kot». Oo ac croit pu qu'il j ait |

DISTRICT DE NORLàlX ES 17!M.

D'après ces exemples, que je multiplierais à l'infini ; d'après l'accord des hommes éclairés , qui conviennent que les langues primitives sont monosyllabiques , un bon chrétien ne pourrait réfuter l'opinion de Leclecb , de Plougasnou. Suivant les hébreux, la langue d'Adam se répandit sur toute la terre ; toutes les langues oui donc pour racines les mots créés par le premier homme. La différence des langages n'existe point dans les racines, qui ne pouvaient varier , mais dansquelqucs terminaisons, quelques altérations occasionnées par les temps et le hasard. Il ne s'agissait que de trouver ces premières racines : c'est ce que le citoyen Leclech croit avoir fait (1).

Il pourrait s'appuyer des senthnens d'un homme que tous les savans reconnaissent pour leur maître, du fameux Bochart , qui , dans la préface de ses

maux d'après l'inspiration de Dieu , et que le nom qu'il leur donna porte avec lui sa signification précise. Les talmudistes ( in sanhédrin ) disent que le lion avait alors quatre noms : m i ciim plane ado/eat , sachal in medid a* taie , labijam inclinante f lajis ciim decrepitus est.

La dissertation pourrait s'étendre. J'ai quitté le district de Morlaix ; j'erre depuis quelques momens dans le pays des chimères et des conjectures , et je reviens à mon sujet.

Il existe encore dans les environs de Plougasnou un genre de divination : des sorciers interprètent les raouvemens de la mer , des flots mourant sur les rivages , et vous prédisent l'avenir.

Quelques hommes de ces contrées se mettent à genoux dès qu'ils découvrent l'étoile de Vénus.

On plaçait quatre pièces de six iiards sur l'autel; on les pulvérisait après la messe : cette poussière , avalée dans un verre de viu, de cidre ou d'eau-de-vie, rendait invincible à la lutte , à la course (2).

(i) M. Lrdin , imprimeur, à Morlaix , homme d'un vrai mérite, plein de généreuse» intention» , de |ter»e* éranec et

de nunuscriu de Leclech. Nous n'a"»» pu qu'y jeter 1rs yeux ; tnju il tut crrtaio «pi 'il doit s'y rrouser d'excellente» remarque» et de» aperçus aussi neuf» qu'ingénieux. Leclech a fait un poème breton intitule Refîriionou Brezonec wir tu~ jft Dow «le an Jen. ( Réflexion» Bretonnes »or Dieu et le»

(ï) Il y » prêt de Plougamou , au milieu d'un champ, one sirtr de chapelle que l'on nomme Y Oratoire, et où le» jeune» hUrs Tiennent suspendre leurs cheretures. KUes espèrent ob-

On dit avec orgueil , à Plougasnou : Me zo deus an Armoriq ( je suis de l'Armorique ). Pour indiquer un homme courageux et fort , ils disent en proverbe : Pot callct deuz an Armoriq , ( c'est uu homme dur de l'Armorique ).

Les enfans conservent encore , dans les échanges de leurs petites propriétés , un usage très-ancien : on continuai! la cession qu'on venait de faire en soufflant au vent un cheveu. Ainsi se terminaient, sans signature et sans notaire , les marchés des premiers âges. U cheveu était l'emblème de la propriété; on y renonçait en le jetant ; c'était déclarer , par un acte matériel , qu'où ne reviendrait pas sur l'accord arrêté , puisqu'il serait impossible aux contractant de rendre le cheveu que lèvent avait emporté. De ces cheveux , dans les temps plus modernes , ont été trouvés sous des sceaux : ils tenaient lieu de signature.

La soûle était jadis un jeu commun dans ces contrées ; on la nommait malUuler { de mélanger ). On la pratique encore dans quelques contrées de la Bretagne (3J. Le seigneur, ou notable d'un village, jetait au milieu de la foule un ballon plein de son, que les hommes de différons cantons essayaient de s'arracher. Celui qui parvenait à le cacher , à le dérober aux poursuites des assaillans, jusqu'au moment du coucher du soleil , gagnait le prix fourni par la générosité de celui qui proposait, qui donnait an public cette féle dangereuse. (Xi a vu quelquefois îles hommes suivre la soûle dans la mer , et se noyer en la cherchant. J'ai vu , dans mon enfance, un homme se casser la jambe en sautant par un soupirail dans une cave pour la saisir. Ces jeux entretenaient les forces, le courage; mais , je le répète , ils étaient dangereux.

Iàs contes , amusemens de leurs longues veillées,

tenir , par ce sacrifice , un mari , le retour d'an bien-airoe ou la guéri$ou de quelqu'un qui leur est cher.

l.e clocher de Plougasnou est élégant un» être précisément remarquable. Du haut de m galerie t'offre nn spectacle ravissant. On a sou» les yeux presque tout le paya de Léon et une grande partie de celui de Tréguter. On aperçoit ta rade de Mariai* arec son château ; au-drb , U Tille de Sjiul-Pol , toute panachée de toura et de clocher»; l'aie de Callot, Pruipoul; enfin le grand arc d'océan qui s'étend de l'île de Ras jtuquani Sept- Iles.

\i) Dao» ta Morbiïuti seulement , et encore fort rarement.

Il y a quiuie an», elle était en grande rogue » IVim«v. tes riralifé> de paroisie» y ••usaient de g*«*es iccideo». Un ta deft udit.

Page 1