DISTMCT DE BREST EX
servirent à la construction de l'églisede Saint- 1 .<m i * et de la comédie de Brest (1). Le laineux Tanguy du Chàlcl y reçut le jour.
Lestons de Landunvez sont travaillées par les femmes. On ne s'y chauffe qu'avec de la bouse de vache et du goémon.
l'ortsal peut contenir des barques de 100 tonneaux. 11 assèche à basse mar. L'entrée, garnie de , rochers , est très-difficile. On ne compte qu'une demi-lieue de Portsalà Argenton. La côte qui les sépare est inaccessible. Le village d'Argenlon est formé d'environ 50 feux , qui s'étalent sur le rivage.
Le port d'Argenlon peut recevoir des bàtiinens
roi Cbildrbert, laissant m saur Ilaude sous les lois d'une* ■HtM infecter de l'hérésie de Pélagius. UauÂe , forcée de quitter le toit paternel , par suite de* mauvais trait«neni de
force de souffrance et de verto , elle de» mt une sainte. Mais voilà qu'an joor son frère arrive ; il demande sa sorur Haude. - Haudc , loi répond la marâtre, Haude la prostituée Votre père l'a chassée , car sa honte rejaillissait sur toute La ■saison ! — Le jeune honnie , furieux, cherche sa sorur; il la rencontre , et, sans écouter «s cru , ,1 lui fait tomber la têt» do dessus ses épanles. Il revient an diAreau éperdu ; mais , sur le pout-levis ,' il se détourne.... llau.it , sa su-ur , clait là derrière lui, portant ta tête dans , es deux mains Bientôt ettte tète , replacée sur le tronc , fit entendre des paroles douera et saintes; le jruue homme apprit de la bouche ,\'Havde la vérité toute entière ; puis la jeune fille lui tendit la main , reeut sei saeremens , et tomba morte. Le fils de Calonus >e retira anssilât près de Saint-rot , à son monaslérc de file de Bas , et le saint prélat ayant ru ta tète de Curguy environnée comme d'une guirlande de feu , changea son nom en «elui de Tanguy, du mot breton tan , qui veut dire feu. «Jnetqoes années apiés Tanguy fonda l'abbaye de Saint- MalUieu. *
Urpuis le jour où le sang de Sainle-llaude coula sur 1rs du donjon de Trcmazin, des violirrs rouges s'y sont r miracle , et ils y fleurissent en tout temps , même sous la neige de l'hiver.
La famille drs Tanguy du Chiiel rire son origine des seigneur* de lrémaran. Ce f* dans ce <b:'.irau que naqo.l Guillaume Tanguy du Cbitel . qui sauva Cturlr* Vit, et qui, soupçonné plos tard d'avoir assassiné te duc de Bourgogne-, sollicita de son maître, comme une faveur, la dugrArc cl IVx.it, «lin que sa présence ., la conr n'fuipèch.'ii pas la p.iix avec les partisans du duc. Ce 1 joguyWu Chàtel fut inhome à Sairulirnj*, sépulture ordiul.re des rois de t rance.
(.) Ce rxW.1 p.„ ,|„ rh'.f.u de Trcuaiun que l'on a retiré te» pierre» qui serviirnt .i ces construction» , mais de celui de Conan-Mériadrc . -pi m- trouvait à Plotirin , et dont on «e voit pin* de «race»
de 100 tonneaux ; mais les seuls pilotes du pays peuvent guider dans ses passes si diffltiles.
Porspovier, à un quart de lieue d'Argcnton , est formé d'une soixantaine de maisons.
Il n'y a qu'uuelieue delWspoderàl'.IrspP^dul; cette côte est inabordable. Ce port reçoit desbàrques de deux ou trois cents tonneaux. Deux ou trois particuliers y font le commerce de planches , de fer, de vin, d'eau-dc-vie , de résjue, de fromage, et de fruits secs ; on y faisait jadis fa pèche du ma- • quereau. Sur toute cette côte, on pèche une espèce de cosagre dont on pourrait tirer un bien plus grand parti ; on le sale , on le fume, on le conserve sec.
De l'Abesvlldut à l'Ile d'Ouessant on ue compte que trois lieues. Cette Ile est à cinq lieues du Conquet , à pareille distance à peu près de Saint- Mathieu ; elle a sept lieues de circuit ; ses côtes sont très-escarpées , inaccessibles , !* vous en exceptez quelques anses où l'on peut débarquer.
La principale habitation d'jDuessant est située dans le nord de l'île (2). La population générale de ce pays particulier était de quatorze à quinze cents personnes avant la révolution. Ses habitans le nommaient Ussa ; tes .anglais , Ushant \ Pline , Jxantis , etc.
Elle fui exposée jadis aux incursions des habitans du nord, si nous en croyons les vers de Le* Breton , liv. 7 de sa PhUippide.
Et qui rosir* lis ratibna secat xquor Alanot Krala* secum assumât quibu* utitur q si , Quuin Crcncsim rebas juval eipuliarc vej
L'imagination a tellemeul embelli le portrait de cette île, qu'on la croirait un paradis terrestre. A fil croire certains auteurs, ou y \it comme dans l'âge d'or ; les propriétés y sont si respectées qu'une bourse trouvée se dépose dans le cimetière Sans qu'on tourbe à l'argent qu'elle contient ; la charité, l'égaliU, l'amour, y sont les bases de la société. Cenleut du strict nécessaire, on n'y voit régner ni la .somptuosité, ni le luxe de nos tables; une longue vieillesse e>t la récompense de cette modération céleste sans . laquelle il n'est pas de boubeur sur la terre* Jamais nn vi' intérêt ne préside aux nuriagesqui stj contractent'; la fidélité les couronne , laconstaiirelesarcompagne. Lecortrgedes véflusdouces et du bonheur existe dans les ménages, <;ue l'atroce et sombre jalousie n'a jamais souillés d'nu soupçon. L'ambition qui ravage la terre ue
(i] Cest une rrrenr , Umpol e»t au su l-oucst. ,
DISTRICT l>t BRIST El 1794.
rc. . |-a» sur To> rochers d'Ouessanl, et l'ennemi
0. 1.11: fjiuaÎN li-ur arrjfhrr le- présente Nej.iune. !,-> ( nVsUlioas sont ré-lé<*s par un si^e qui pi ■ • 'm- b |*JÎx , If travail, imite* le* vertus. t*t iloul
I t mptrv e«t r-hii il 'un lui pcivau seiu drsa douce' L.uille. — Jj ou: »Jt' |riiviî.^ détails, mi m» croit it-iL* porté iLti.* le temps de* I'. .1 Mir les rivages
i,IJ I l;ltiHJ Ct |irf--> 'les >.\TH]i|ie> i|e I Vf.
J..:ai«- qu'un ro.muner »■:, Vllis-- fables, .' n- «•> palai* de rolo:»a< > «lunuus et de . rimurs it émerauries ; mais nu hi>t rien doit ii k!'T fo jeux krillaus d'une iwagiualinu meu- N.iifCrrv : la vérité, quelque froide, qurlque sèc he
1, ;.>|..'*v présente, doit rire relr.u . •■ par lui.
Va- |«a\». célébré dans le rom.m i\> Sainii;-t\, est |r w, •ur<l«^ »f*uts et des tempêtes Ij sobriété, la mcléralion y »<>ut le fruit de la inU re; portes <: - maisons J sont sans clefs, ouvertes à t«ul le r.amlc , |iarce que leur intérieur u'oRre rieu à l'a- »i-ln,-, a la cupidité des buismes; parce que l'objet m\riè me pourrait elr* employé , vendu ,
u > rv^aeul pas. à la vérité, mai* cet élal n'eut pas fcr (rail 4e* principe* au île la réflexion, c'est le ré- «eihM nécessaire de tonte absente de sensibilité , d imagination , deret étalon l'homme n'établit que par un mouvement matériel une différence entre *oo existence et celle du me lier qu'il habite. Ces omumes enlevés pour la marine éprouvent en Joignant de leur habitation sauvage , le désespoir des suisses ah*rns de leurs chalets, des lapons conduits a Paris, de ce» sauvages du Groenland qu'éi uftaU 1 air trop chaud pour eux d'uu hiver tresfrmd de la France I .
L atmosphère à laquelle nos poumons sont haMlurs dam l'enfance, le théâtre de nos premières émotions, le lien qui satisfit à nos premiers besoins <•*: presque toujours celui qu'une sensation matérielle nous lait regretter , sans que notre intérêt et li rai*on non» le commandent. Affaissement , défc»at, «apeurs, tristesse, mélancolie, uo> plainte,
U r»' singulier que C.mhrr , qui r.,Ki jir< i^i.ou U« i \mtgrr<r* i«l,iUr» in< I ,lr ,1 I >nr%»*«t , >.,il luwlir , .1, '«ui» , I il j.,i!r Je 1 -'-.r i\< V,„
I >m r-r—ir , I umltr\ f^il ■■ ■ un t^tiLf.n f^>il rlii'rti Jr» h*~ I .1.. J « '-i'.,.!!! . t»r vol oi m<»L»t .l-i'.*"» <t >nj4|;ia-ii>'>n ^. ml.. .|.i. lr. .„<.rt Lf.|..u«; tr.u pf"l. l- n rH
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nos regrets, sont alors les suites d'une di^p.i .iiiou phy >iciuo ; cil»* occasion ne re p-and «m «ut pour 1 1 patrie, que nous oltrihuons à des idevs sentim-- 1tales.
L'habitant de l'ile d'«H»essan1 cultive li .^ques champs, noun it des troupeaux de mout nw 1 . Il porte à llrest les produits de sa piVIi»; il en rapporte les ustensiles dont il a besoin. Il aime peu le séjour de la fraude terre , ne s'allie piére a»ec di s étrangers; heureux plutôt par l'absence dn mal que par la présence du bien . les classes , les levées d lMHUiues exercées par 1a marine . sont le seul touriuenl qu'il éprouve.
I-es femmes y labourent la terre. Il Eaul des stacles invincibles pour que les hommes ne retournent pas au Jiri iteiupsdaus leur Ile
Il n'existe qu'une seule auberge dans OucNsaul, qui ue donne jamais plus d'une bouteille de vin par jour au même individu. Ue tout temps, le viu qu'où peut distribuer à chaque indiv idu , et U- bénéfice du vendeur, oui été llxés.
propriétaire reroarndt les siens à sa marque, ronaue de tout le monde. On les sépare pour la tonte fX).
On nevoil [»as un pmredans Ouessant ; c'est le paysdelam^liocrilé, de lapaixetdenuvspiUlité.
Les Blks y fout le» démarches nécessaires à leur mariage : dles vont sans autre explication demandera dtaer à la lamiUe de leur amail: lamaal . pour toute réponse , fondait au cabaret le père ou le tuteur de relie qu'il aime; le mariage alors n'a plus besoin que des formalité» ecclésiastiques. On sent que de douces irillades , de petits soins , quelques baisers , ont précédé ces déclarations simples I.
C'est avec du goémon et de la tieute de vaclie qu'on cuit le pain dan* l'ile d'O (fessant; on rlu'.nV
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UIMÎlICT 01 BRKST ES 1794.
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ff.t.r *ur Te* rnchTs d Ouosant, et l'ennemi * % «ut ijiuJÎ- bur arracher les pré>eusde Neptune.
« :'i -:aUoiiN suit réglées par uu sage qui pi ji L pjix, le travail, toutes le* vertus, el dout 1 f<Ofir»' est l'iai ij'ini Lui («m-au sein de sa douce' I mile. — liviitt .le pareils détail*, ou se croit i; . ji>;><»rt«- «Uns le temps des féeries, sur h*> rivages «•ii I i. 11. .» rl prés des nvniphe>. «le l'Vslrée.
J..i:u«- <iu «n ro.-iuurier t'iwîn'Jli^*»- *e> fat. les, ,' «•« palais «li* roloun.* de ili uiun* et de < .miches dï-aieraiidcs ; mais nu lù.4 -rien doit r ■ j«-t<Tce> jeux brillaus d'une iu.agiu.iti> m meu- •vii^Tv : la vérité, >[U«Jquc froide, quelque >eih* V '.■!!.• se présente, doit être n'Irai v par lui.
t.. |»av*. célébré dans le roman il< S;iuvij;;v, e*l lr M-j.mr des vents el d--s tempête*. l-a sobriété, la m-r-IrratioTi y seul h' fruit de la niK re; l.spwles
. maison* j sont sans clefs, ouverte* a Mil le iiweidc, parce que leur intérieur n'offre rien a la- »i-lu< , a U cupidité des houuae*; parce quel'ohiet enlevé me pourrait être employé' , vendu , vurs
u > repMul pas. a U vérité, mis cet état n'est pas lr trait 4es principes on de la réflexion, c'est le ré- *nUni nécessaire dr« toute absence de sensibilité, 4 haagwiatHm , de cet état «0 l'homme n'établit que par nn mouvement matériel une différence entre sou e\isletice el celle du rocher qu'il habite. Ces hommes enlevés pour la <piariue éprouvent en sVIvugnanl de leur habitation sauvage , le désespoir «tes Miivsesabsens de leurs clulcls, des lapons conduits a Paris, de ce» sauvages du (•roeiiland qu'étonnait 1 air trop chaud pour eux d'uu hiver trèsfri«d delà France I .
L aUnos|ibère à laquelle nos poumons sont hahilu«-* dans l'enfance, le théilre de nos pretnières
r»r presque toujours celui qu'une sensation matérielle nous fait regretter , sans que notre intérêt et U raison oou* le commandent. Affaissement , dégoût, vapeurs, tristesse, mélancolie, no* plaintes,
U n« wn^ulict <jr>» Cirobrr . 'qui r j 1 i. n:i umiu tr»
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Il» rr,[, . I jfliWl fj.t l. I no Ulili-JU l 'i: Piaf rt, drt lu-
I .;. . d . > .. .uni . ijri, nt «I ni m. .m» tl.mr. d .on^tui...» .«u...1., .!>.r Ir.^nn lf.1,.1,.. Irur pr..t,L, n r.i
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nos regrets, s.int alors les su^e» d'une di*po iiioo pb\ sitpie: elle oeci^ionDe ce f;rand am tu pour I ? patrie, qiip nous attribuons à de* idées sinlim ' i taies.
Lliabitatit de l'ilr d'Ouessant eulti»e .|: . 'rpies champs, nourrit des troupeaux de m ont -ns 1 . Il porte à Brest les produits de sa pêche; il en rapporte les nstensiles dont il a besoin. Il aime peu le séjour de b grande terre . ne s'aliie fourre aver des étrangers; heureux plutôt par l'absencedu mal tpie |iar la présence du bien , les classes , le* levées d'houimes exercées par la marine, soûl le seul toarment qu'il éprouve.
Les femnj. s y labourent la terre. Il tatU de» i»t»starb-s invincibles p«mr que les bomajcs ne retournent pas au printemps dans leur Ile
Il n'existe qu'une seule auberge dans Otiessaul, qui ue donne jamais plus d'uue bouteille de un par pmr au même iudividu. De tout temps , le uu qu'on peut distribuer à chaque ùuliùdu, el le bénéfice du vendeur, uni été tlxés.
propriétaire reconnaît les siens à sa marque, connue a> tout le monde. On les sépare pour U tonte O^.
On ne voit pas un pauvre dans Ouessanl ; c'est I* pays de la médiocrité, de la paix el de l'hospitalité.
Les 11 Des y font les démarches nécessaires à leur mariage : elles tout sa ni autre explication demander a dh-er a la fauuUe de leur anml ; l amaol . pour louie r>'-ponse . conduit au cabaret le père ou le tuteur de celle qu'il aime; le mariage alors n'a plus besoin que de* formalités ecclésiastiques. On sent que de douces n iHa.les, de petits soins , quelques baisers , oui précédé ces déclarations miuple* i,.
Ces. avec du Koénwn e( jf |, |}rtlte je » jebe qu'où cuit le paiu «Uns I iled Ou ->sant; ou rlwu l.-
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DISTRICT l)E HRLST ES 1794.
Titre, on y met la pile, qu'on recouvre de cendre chaude ; la cuisson s'opère trej-bien.
On ne payait dans l'Ile aucun droit sur le vin (1).
Les bonnes gens de ce pays ont les premiers chassé leur curé réfractaire.
Depuis , ils ont chassé deux préires assermentés ; ils sont assez contens du vicaire qui les dirige.
Les mœurs , les rêveries , la manière de vivre ' d'Ouessant, sont à peu près celles de l'Ile de Bas, celles des côtes que j'ai décrites; le costume est le même, à quelques différences près.
J'ai parlé de l'extrême petitesse des chevaux d'Ouessant ; ils sont très-légers à la course , et plus forts qu'on ne le croirait (2).
( i ) Il a I inutile de dira qu'Ouessant se troate placée dans le droit commua,
(») Cet détails de Cambry , »nr l'on des points les plu» intéressait* do département , sont «mi incomplet* que possible. Nous allons y ajooter d'autre» renseigneruens que non» fournit ta partie Thérenard ( Mémoires relatjfi à la Marine , U» ).
Onessant est un des ciniotu de la »ou»- préfecture de Brest , dont eOe est éloignée d'environ 5 myriamèlre*. EUea 7 lienea de circuit. Sa population est de 1,900 Ame». On Toitf à sa punie nord-ouest, an phare construit en 1695 , par le célèbre Vauban , sur un terrain dont l'élération est de 60 métré» audessus de» hautes marée». Celte île est t Vxantiuima de l'Itinéraire d'Antoniu, et tÂJcantis de Pline. Elle était appelée par
reur ). Ce nom lui avait été donné parce qo'O s'y trouvait autrefois un temple conaacré à Hrax , aa des quatre grands
collège desservi par des virrgrs perpétuelle* qui , rommr celles de l'ile de Sein , prédisaient les tempête» cl Tendaient les eenta
Loug-lemp* après la destruction de» drnidet , cette ile appartint aux évéque* de Saint- Pol -de- Léon. Leur titre de propriété remontait sans doute à la donation qu'eu Gt Juduval , roi de Bretagne . a Sainl-Pnl , lorsque ce saint fut sacré évéque.
Ravagée en 1 318 , par le» anglais . Ouesaant fut achetée , en iSiS , par le* ancêtre» de la famille de Rieux , qui la pos-
si pendant nn aiécle et Au moi» de mars 1 S97 , Henri IV l'érigea en marquisat en faveur de René de Rieux, seigneur de Sourdéac , lieu 1 en an t- 1 et gouverneur de Brest , pour prix du
dévouement et cl 11
il avait fait
■ la
, en %-)iS , au rot de de Jo.ooo livre* et une
gurrre de la Ligue.
La famille de Rieux c* France , pour une somme rente viagère de 800 fr.
juge qu'on rouaût dans l'Ile . Uni pour le civil que pour le mdiUire , et «es pouvoirs lui attribuaient le droit de
Ouessant , par une suite dtlols , de bancs de sables et de rochers , s'unit à la côte du Conquet et de Saint-Mathieu. Cette chaîne court au sud-est. Les lies de Balance , d'Equinet , de Qn^ménés, de Béniguet, la 'grande terre assez élevée , îe dotlvcr du Conquet , de Lochrist et de Saint-Mathieu, sont les principaux objets de ce beau point de vue ; on aime à suivre, au milieu de tant d'obstacles , les mouvemens variés de la mer et les sinuosités bizarres des cantons de Ploudalmézeau , de Saint- Benan et du Conquet , toujours battus, toujours dévorés par l'Océan. Ces aspects , au reste, sont plus grands, plus sauvages, plus mélancoliques que pittoresques.
la cession de l'ile au fiac.
Tbévenard vit, dans la partie ouest de 111e, les vesbges ras-terre et quelquefois hauts de 1» a «o pouce, d'un édifice considérable , anqoel la tradition a conservé la nom de Temple de Pepvnt. C'étaient probablement 1rs fondemen* do temple A' Hem et du collège des drnideases. Ces ruine* . ûtoéea snr nn terrain plat , a 5o pas de la mer , consistaient en muraille* de 5 pied» d'épaisseur , formant nn carré long de 3 00 pieds sur 1 5o. Ce»t sans doute dans ce temple que se trouvaient les statues de divinité» gauloises ou romaines qui , anr le» remontra noes d'un évéque de Léon , furent transportées hors de l'ile par une demoiselle de Sourdéac , parce qu'elles enflammaient les sens grossiers de» habitau*. On voyait quelque* - une* de ces statue* au château de Trémasan , dont la partie moderne a été construite, disent le» ooessautin»,
Un second objet digne d'attention est la rangée de pierres que l'on remarque sur l'une des pointes auxquelles on a donné le nom de Cornet des Gaule*.
Plusieurs des usage* de 111e étaient bicarrés.
Un ooessautin moorail-il dan» le cours d'un voyage , on
croix , avec les cérémonies funèbres accoutumées, et on en fsisait l'iobumatioa. Je n'ai pas besoin d'ajouter que ce simulacre d'enterrement était payé comme un enter -
La jeune fille qui se proposait pour épouse à un jeune garçon resuit dans la famille de celui-ci , s'il l'arceptait , et vivait avec lui des ce moment ( sans faire chambre commune toutefois } jusqu'au terme fixé d'avance pour ce noviciat matrimonial. Ce terme arrivé , si le» deux jeunes gens ne se convenaient pas , la tille rentrait sous le toit paternel sans que sa réputation en souffrit nullement.
Cet usage , il y a cent an» , a rail encore quelque chose de plus birarie. Le jeune homme . prévenu de» desseins qu une jeune Cille pouvait avoir «nr lui , se tenait au ht ; la jeune fille lui présentait nn morceau de lard. S'il eu goûtait , l'adoptiuo
ihstmict ut iiiiijit is 1794.
Je miens a la description «In» différeu* ports de la rote. Ib l'Abrr-lldut a l'orspol , port tres-sùr, cateeé datas les terre», mais d'uue entrée trèa-
•lifb< tlf . .'Il lie compte i|iie trois quarts «If lieue.