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Chapitre IX

DISTRICT DE CHATEAtLIN EN 1704

I ne très-grande partie do district de Châleaulin s'avance dans la mer et forme une presqu'île. Si, comme nos pères en avaient l'usage , on comparait

qoes parties du corps humain, la Apure de ce district ressemblerait au coquillage que les naturalistes nomment Yaraignée. lue multitude de caps étroits, longs , prolongés par des rochers , partent d'un centre et s'étendent sur l'eau. Il n'est point de pays plus battu des orages. C'est un débrU , une des ruines du vieux monde. Toute la cote est mangée par la mer: elle pénètre dans des grotte* profondes; elle faillit avec fureur sur des millions de rochers; elle te déploie, dans quelques parties , sur de vastes tapis de sable ; le reste du pays est formé de montagnes schisteuses, de carrières d'ar-

J ai peu de choses à remarquer sur le district de rjtateaulin. Les mœurs, la manière de vivre, les superstitions sont celles que j ai déjà décrites; j'éviterai des répétitions qui ÛUigueraient mes lec-

II y a dix-huit lieues de Camaret à dix lieues d'Edern à la pointe de l<and >out les plus grands diamètres du district.

Le sol , en général , il est

: ce

On y *eme peu de rroiiu nt ; <»n i. coite princidu sarrasin, des seigles, de l'avoine,

d'orge Li'i lubilans commencent à s'accoutumer à la culture de> pommes de U iTC. Le» tidres > sont u ires-petite quantité.

Landevennec est entouré de bois. Les environ» d'Argol , de Châleaulin , de Pley ben , sont couverts de taillis ; U en existe d'espace en espace sur la surface du district. On voit dans Loquefret , Pley hen et Plounocs, de l>eaux bois de hautes fulaies, mais pas une forêt. I* pays de Cro/on est entièrement dépouillé.

Le sarrasin se sème dans le mois de mai ; U récolte se fait ea septembre.

lies autres grains , ml» en terre en novembre , ne se ramassent qu'au mois d'août- I > s bœufs et les chevaux sont employés à la culture.

Ias principales carrières d'ardoise sont à Chàteaulin, à Saint-S^al , à Sainl-Couliti , à Uthey , dans Pley ben et <

Ton» I tiou (1).

Il eiiste une manufacture de tuiles à voile a Loc-Honan ; elle manque de matières, et cesse «*

On ne trouve ni papeterie , ni tannerie dans cet arrondissement. Im poteries \ tiennent de Nantes et de Rouen ; elles abordent au Port-Launay (S;.

Le commerce «les bestiaux éuil jadis considérable ; il est presque nul à présent. Les loups désolent les campagnes , et le malheur des circonstances prive les habitans de poudre . de fusils ; ils n'ont aucun moyen de les détruire. Assurément . avec six mille livres qu'on donne au citoyen la Sanlière.

[|J L» ploput oui *(• r*|Mir«

246 DISTRICT DE en

pour entretenir une meule, un piqueur, des chevaux, il esl Irès-difhcile qu'il parcoure les neuf districts ol qu'il purge le Finistère «I hétrs l'auves qui s'y multiplient d'une manière effrayante.

Tout le commerce du canton consiste en bois, en ardoise , eu charrée (c'est de la cendre lessivée). Ces objets se portaient à Brest ,à Morlaix , à Nantes, à Sainl-Malo , à Bouen , à Bordeaux.

Le Porl-Launay reçoit des bâti mens de quatrevingts tonneaux. On y construit des barques. des galères de vingt-cinq à trente tonneaux. Il est à six lieues de l'ile Bonde. I>>s fonds de n- petit port sont de vase jusqu'à Landevennec ; ils sent de sable de là jusqu'à l'ile Bonde. I>es maisons, les magasins, sont étalés sur le rivage, au bas d'une colline, dans une position assez riante. I„es négocians du Porl-I.aunay vivaient dans l'aisance avant la révolution (1J.

Quelques ingénieurs, les étals de Bretagne, ont conc,u le projet, en rendant l'Aulne navigable jusqu'à Carbaix, défaire un pont à Chàteaulin. Le rapport «les commissaires chargés de vérifier si ce travail était possible est imprimé; ils se décident pour l'affirmative. Celte opération nécessitera de grands travaux; les rives de l'Aulne sont trcs-élevées; les Couds sont de pierres ardoisines i .

Point de mines connues dans le district. Trompé par des sables micacés, ou a cru qu'il en existait uàe d'or à peu de distance de Chàteaulin.

Ogée pourtant assure (pion trouve dans les environs de Chàteaulin des mines de cuivre, de 1er et de plomb.

On nourrit quelques moulons dans Brapars et dans LoqueTreL 1 .1 mi e des chevaux est ici très-petite.

(l) Port-Launay a reprit ton importance commerciale. (>((o ville, inuri.ee , pour ta plu» grande portion, à la commune de Qjjlruuliu, vient de demander u arparation. Earéuuia* mu le» deux patlir» dr l'ort-I atinay , dont l'unt te trouva |oinlei Cuàleautiu, l'autre à Saint-Ségal, il ter» facile de donner a crlte petite ville nnr mairie et nn contrit mnuiripal qui puittent vriller à te* «flaire». "orl-Launay , qui contribue mam- Irnant ponr U plus grande part aux recette* de 1a communo de Chàteaulin, n étant repréteulé au coutcil municipal de cette • otuniune que par une minorité, ne petit en oliienir aucun tecourt , -et tri intérêt» .ont perpétuellement tacriliét à ceux dn cbei-lien. 11 r»t jatte qu'un Ici état de rhote ne te prolonge pat, et qne let inipolt municipaux pavrt par la > ille en quettîou puiatent enlin être rniployct k ton prolit.

(a) On tait que le canal de Bretagne patte maintenant par l'Aulne, et qu'un pont a été fait à Uutranlio.

i vu 1 1 \ r\ 1794.

Le lin, le chanvre, s'y cultivent. On y voit peu de fruits et très-peu de légumes.

Crozon est un des plus peuplés, des pins considérables cantons de ce district. C'est un pays de sable cl de rochers ; mais la nécessité força les habitans à travailler avec le plus grand soin toutes les langues de terre susceptibles de quelque culture. Ils sont pécheurs, en général , et fréquentent surtout la riche haie de Bouarnenez.

I.es établissemens de Crozon relatifs à la pèche sont placés dans l'anse de MorgaL Morgat esl un fort petit bourg voisin de la baie de Dinan, dans laquelle on a projeté de faire une chaussée qui puisse servir d'abri aux barques de cabotage. On n'aborde point l'anse de Dinan , parce qu'on n'y est en sûreté que très-près de la terre, et que les vents du sud-ouest sont fréquens et furieux.

Tous les liabitans de Morgat sout pilotes, marins, pécheurs.

La cote de Dinan, jusqu'à la poinle de la Chèvre, a quatre-vinglsàquatre-vingl-dix pieds d'élévation; elle n'offre d'objets remarquables qu'au peintre qui voudrait placer dans ses tableaux de superbes fonds de rochers.

Userait urgent de réparer le chemin de Crozon à Camarel, aussi nécessaire à la défense de la côte qu'au commerce. Il est interrompu par la rupture d'une chaussée du moulin de l'anse de Dinan. \a descente à Camarel est dangereuse pour toute espèce de voitures. Celte réparation serait facile, les matériaux sont sous la main ; elle ne coulerait qu'un millier d'écus.

Le port de Camarel s'encombre par les lents , les pierres , les gravois qui tombent des montagnes voisines; on remédierait à cet inconvénient par une petite chaussée de retenue dans laquelle on pratiquerait des passages -rillés en fer pour laisser écouler les eaux. ^-

Des bàtimcus de toute espèce peuvent mouiller à Camaret, mais il ne peut entrer dans le port que des barques....

On trouve à nier basse jusqu'à dix brasses d'eau au mouillage.

On fait a Camarel la pèche de la sardine.

La communication de (.orient à Brest est abrégée de neuf lieues en prenant la roule de Lavera Ce bourg donne sur la rade de Brest ; il a deux pelits poi ls. Le port de l'ouest n'offre aucune facilité pour les emharqucmens, quand les vents d'est régnent sur la rote. I ne jetée prolongée, partant du

IH STRICT l>t: UUTtAIUV, K* I7ÎÏ4.

-, uau:»i4 direction de la rouir, uVodrail à Sot les bateaux ; on ne serait pas obligé d'attendre quelquefois l'embarquement une marée entière; on pourrait partir à toute heure : cette jetée courrait au nord. Observez que le service des cotes, que les approvisionnemens de Brest, que des courriers pressés prennent la route de lamveoc. Les dix mille francs accordés pour ces travaux, Jusqu'en 1793, ne sont pas le cinquième de la somme nécessaire pour les acheter.

On peut exécuter par terre un curieux voyage de Lanveoc jusqu'au Kaou , sans quitter la cote , et jusqu'au l'nrt-Launay, parla rivière d'Aulne. Les aspects»') multiplient avec une incroyable variété. Un voit , au nord, les revers de IMougastel dominés par de vastes rochers couverts île terre de rapport. Lear culture, que j'ai décrite, la multitude de petits jardins places entre de grands plateaux , les sinuosités des anses , |j culture que chaque site diversifie , les eaux limpides , les rochers avancés ■ lin semblent suspendus dans les airs, aux pieds desquels on a placé et des jardins et des vergers, milltiplli-llt les jolliss.ilir.-s ilu \o\agcur. I II ap-

prochaut du Kaou, toutes les terres desrendent jusqu'à la mer; elles offrent à l'œil des terres enseniroeées , des maisons et des cabanes.

Ijiidevennec est sur la droite, au milieu des . Un las exploite sans intelligence, on les coupe les enle\er, on détruit sans prollt ; desenfans ionnés, îles commis sans con naissances , font plus de mal qu'un incendie. Os temps d'ignorance et de désordre cevseront-ils avant d'avoir perdu la France?

Ode cote est sèche, en général.

L'ahhaye «h* Landrvrnner fut fondée, dit-on, par le roi tiralon, à la lin du quatrième siècle. 1* temriix tinenolé fut le premier abbé de ce saint mole roi tiralon , après la dcsirm lion de la ! esté dis, s'y retira. Ce fat là qu'il fat eor. Ou écrivit sur sou tombeau . simple et sans i ces vers , datés de 40»;

W , -s • . . • •jJSx*. . •

Hcx ta urroplu;» jjrrl mcljta ro».-li* pmpjfo r.r*41oa.at Bunni fnt..auin rrt : m. t.. rt «gau

i» aaaator :

Hit profit* *t K»(Kt «bf* Mjtn

Le style , tftt idées , n'en sont pas recherchés. Il est extraordinaire qu'à cette époque . près la suville d is, abîmée par son luxe, ses débau- . on li ait pas trou».- de poète plus élégant

pour célébrer notre bon roi t.ralon. Quelque profond critique e« soupçonnera l'authenticité (1).

I orge est le gmin qui croit le mieux sur l.i presqu'île de( rozon: les habitat)* s'en iiourrissenl prinripalement. Ils fument leurs hues awc .lu goémon , et se chauffent , faute de bois, avec des

molles et .le la ho Use île ta. lie.

I^es hommes y sont «loin , timides , bons , mais gilés par leurs prêtres, espère d'imltérile* aussi fanatiques , aussi dangereux . aussi fixement curarinés sur celle bulle de sable (jue sur tous les points de la terre nu l'on peut tromper, dominer , titre aux dépens d ainrui sans aucun genre de Iratail , prolller des faiblesses qu'on vous avoue, reconnaître un Dieu tout-puissant |»our rejeter toute puissance temporelle, et faire de sang froid verser «I.n flots île s.in- pour maintenir le prmlége et le droit d'abrutir et de tromper les hommes.

Dans la terre def.rozon est une pointe nommé*» Hottmirr^ dont les tassjux étaient attachés à la glèlie ( vassaux motoyers). Ils rendaient compte à leur maître de tons le> produits de la seigneurie . et n'avaient pour salaire qu'une nourriture frugale et rr qu'il leur fallait de peau de mouton pour s'habiller. (> droit fut converti en rentes féagères

(• ) Il t r.ir peu 4a caota dr I abbaaa da | mooaatrai , U pis» •nom du I lairti-r* druid»|f»at, n« praaroir plu <jo» inrlqaca rvtj^ Sbfttrl uni oa T troar* aarora la* 4*bm d au cjoitr* • o*„«*. .1 par roaarsjaaat loti pmttnrar • U Ataur <>. |>r,*a,ir** 4a roa«aat;1aa lorraant. da* taaabai. 4* labea, al Iran tarai» luJn.coo.trwt.oo. t,>at . Ait Baorrafi; rana I raina, roop plu awriraaa. La* raiari or rm» rai»** rna*Ml*«t Jim aa portail caatpo** 4a traia mm an à pana riatra . ri au ta» ilaarw) «a* rUtrart rt da lakuda , (prauat aa roa4-p»ral Saaaarda coapatba, rlla» mhmw muta*. Caaraaaaaaaaaatai

iirortiDoi dn pmairrr* nam aa b amaioan fraai m, Aotu t a-1-.l Un d« rro.r* <p rllas *pp*rtiraaaai m b foa- 4a coaarat ri rrmc.nirol aa <|aa*t trtaa aa

La toaùVaa 4a roi Cratoa ta traatt.t rmnrr il a a aaatiaftaïaa 4 ■*»■«; il < Ira lotaaraai «ni.ua art aa aa ■*!>■« tiacia. ra aa l •or laajaal rtaii tralpira aaa (Taada rrouu L rpttapaa aa» «la Cambra, avait ri» arataaaa aattat 4a ciolrr 4a b raipalb tap«bbrali;aUattailrtHira«atrai Ura flot r««il» qaa la tarropuf r. l*a »eja.t rf aJaaaaM a dadrtraaac la loihaaa 4a Sa i al -Car» eb. taatblaab a calai 4a CraUa; 4 a rt* 4**t«.t 4,.

par un des ancêtres du maréchal de Château renaud.

I.es hris déterminèrent des querelles , desguerres. Ils s'exerçaient jadis dans toute leur plénitude, lu vaisseau porté sur les côtes appartenait au souverain de l'empire duquel elles faisaient partie.

Conan , deuxième duc de Bretagne, dans un concile àNautcs, le restreignit, par les conseils d'Hildebert, archevêque de Tours. Ce concile se tint en 1065 ( c'est l'opinion de'd'Argenlré), ou plutôt , comme I.- «lit Belle-Forêt \ en 1125.

On dit qu'Hoi'l, deuxième roi de Bretagne, concéda le droit de bris au seigneur de Léon , en lui donnant eu mariage sa fllle Aliénor , au commencement ilu sixième siècle. Pierre Mauclerc , environ l'an 1223, le contesta , comme droit royal , à Guilhomar, héritier deectte principauté, qui prétendit le posséder de toute ancienneté. Les seigneurs qui s'unirent à Guilîiomar le maintinrent dans la jouissance du droit de bris. Kn 12i»0, le duc Jean Utoux renouvela les prétentions de Pierre Mauclerc; on eu rtul ans mains. Guilhomar perdit le château de Otiimper, qui lut brûlé; ses terres Turent dévastées; mais la querelle s'appuisa. Pans la suite, les seuls •lues de Bretagne possédèrent ce droit ,soil par accord , soit par la force.

Les rois et les .lues do Bretagne levaient le droit de bris dans Bordeaux et dans Li Borhelle, ce qui parait sans doute étrange à ceux qui ne savent pas qu'autrefois les venètes possédèrent toutes ces cote-, et lurent souverains de l'Océan. U's princes bretons axaient à Bordeaux. à La Bochelle, des hommes qui taisaient payer les brefs à l'aide desquels les marchands pouvaient naviguer sur la mer de Bretagne.

I u vicomte de Léon disait qu'il avait dans ses terres une pierre plus |>réi n use que toutes celles de l'univers, et dont il retirait chaque année mille sots : il parlait de la pointe du Baz.

Les comtes de Crozon avaient le droit , à compter du 2 janvier jusqu'en mars, de choisir un jour, en l'indiquant une semaine d'avance , et d'aller, accompagnés de six gentilshommes , de six domestiques, desix braques, de six lévriers, de six faucons, chasser sur les terres de Le/uran . pies «leDaoulas. Le jour de son arrivée , le comte devait être logé, nourri , couché . chauffé de bois sec et non fumant , ainsi que sa nombreuse compagnie ; il avait a dîner le lendemain. Si. pendant sa chasse, ledit seigneur trouvai! quelques gentilshommes , il pouvait les mener à Le/uran , en jurant que , sans dol

on fraude, il les avait rencontrés par hasard. Ce droit fut converti en nue rente de 66 livres par année.

Le dernier propriétaire de la terre de Crozon était le comte d Estaing ; elle lui venait du chef de sa femme.

Le même comte d'Estaing avait un droit plus singulier encore. La première fois qu'il conduisait sa femme à sa terre , un gentilhomme , devant la porte duquel il passait, montait, armé de pied en cap , la lance au poing, à la botte de son carrosse, attelé de six chevaux ; si , pendant que cet écuyer conduisait la comtesse à son appartement, les chevaux salissaient la cour de quelque ordure, tout le- . quipage ( chevaux , voiture , livrée ) appartenait au gentilhomme ; il remontait dans le carrosse et se faisait mener chez lui.

Le fort Quélern , un des boulevarts de Brest , que de nouveaux travaux rendent imprenable , est établi sur les terres de Crozon. Les espagnols possédèrent un moment uue des pointes de la presqu'île qui porte encore leur nom.

Do clocher de Crozon , on voit les Iles de Molène, d'Ouessant, et la pointe du Baz ; Brest, la mer, les montagnes du Menez-Hom et de Loc-Bonan.

Ces côtes sont très-élevécs; des rochers énormes s'avancent et les défendent en partie de la force des coups de mer. On voit du côlé de l'Ile , près du Bec-de-la-Chèvre , une grotte de 40 pieds de large et de 100 pieds de profondeur (I).

On nomme la Porte , un énorme rocher percé , entièrement découvert à mer basse. La Porte a 40 pieds de haut, 30 pieds de large. La mer, dans les jours de tempêtes , entre avec fureur par cette bouche étroite , et s'élance , en groudant , sur une plage sablonneuse qu'elle ne tarde pas à couvrir (2).

Au bourg de Crozon commence une chaîne de montagnes de 33 lieues de longueur; elle reçoit différons noms, deMenez-Hom,demonlagne .Noire, d'Arès , etc. • *

Soixante-douze moulins à vent , dans ce canton , travaillent principalement pour Brest.

l e canton d'Argol . district de Cbiteaulin , est situé dans les montagnes. 11 est couvert de landes , ne contient que des terres stériles , st vous en ex-

(l) Ciruhry parle ».mt Joule ici (te l'admirable grotte coonua mu le non de grotte de Slorgat.

(») C'est la roche percer de 1 lui. ■ u.

niSTMCT HE CHVTEVrUTt E"V 1794.

Dismirr de ciutkaim* r> 1794.

replet celles qui sont située* à l'est et dans U partie 4» nord-, où réussissent les fromens et quelques autre», graines.

Ploumodiern est une commune connue , dit-on, du temps du roiGralon- c Ht le Saturne, l'Ogygès, ce*l le Codrus de la Bretagne. Tout ce qui s'est passé dans les temps recules est mis sous le nom de ce prince, qui, suivant Jes chroniques, vivait au mni mèneraient du cinquième siècle. Ce terrain est couvert de landes et dé rochers.

firaspars est situé dans les montagnes d'Ares , près de la foret deGuilher. Albert-le-Grand dit que Saint-Jaoua , recteur de Braspars, éuit contemporain de Saint-Pol. I-es terres des valions sont trèsfertiles dans ce canton ; Tes autres sont couvertes de Lande*. C'est par Braspars que doit passer le nouveau chemin de Morlaix : on ledesicç avorinv patience.

Loe-Ronah est un gros bourg ; le* terres de sa dépendance sont très-bien cuHiWes. I a forêt du Duc en est voisine ; elle a plus de 3 lieues de tour, En 393, ce bourg n'était qu'un ermitage habite! par Saint-Rouan ;ll étailsitué dans le milieu d'une furet nommée de Cernée , qui depuis fut nommée AcVeV. ■ - .

On célébrait tous h* ."iansuneféte en Tbonneur dr ce saint personnage. Ne sachant où l'enterrer, on mit son corps sur une charrette attelée de denx boeufs ; ils firent le tour que le saint faisait chaque jour pour se donner de l'exercice; ils s'arriérent dans son rrni ilag/. l^rouesjk la charrette, gênées par un passage étroit, laissèrent des marques sur ♦ deux rochers contre lesquels les femmes stériles se frottent pour avoir des enfans , comme sur ie cloud de Saint-Gdienolé, à l.audrtennce. On assurequnla aère du duc de Guigny naquit par cette opération, vingt ans* aprcsjr mariage de >on |»ère.- Qne des

a (.or-Rouan , je le couçois ; mais j'ai vu de graves sénateurs , a Venise , se guérir de rhumatismes et de maux de léte en se frottant contre une pierre teinte du sang de Sainl-Jeau-Baptislc. Pourquoi s eu étonner encore? César, *aprè> une chute , ne montait plus sur son char sans invoquer La protection des dieux par une petite prière ; Périclcs , an lit de mort , portait des amulettes ; et les brames les plus savans meurent en tenant la queue d'une vache. Hohbes craignait les revenans.

Le pays de Plcybeu e>tarrosé de gros ruhceaui qui se jettent dans l'Aulne ; il abonde en pâturages,

riu*.» fit parti t.

en prairies. Tout son territoire est montagneux.

Guézec , au pied de la montagne Noire , est près de la forêt de I-aoglc. Ce pays est désert ; il était autrefois infesté de brigands, les terres et les prairies en sont excellentes , mais des landes en couvrent une grande partie.

Chateaulin est situé flans un vallon ; la rivière d'Aulne le divise en deux parties. Des prairies, quelques montagnes bizarrement découpées , le tient clijieau <[ui l;i <l"inine, la digue qui barre la rivière . une multitude- d arbres, de peupliers, de r ln ne-, lieur eu^eriirni m<;lés à de beaux tapis verts, a <le> rochi r> siillan*. . a de*, antres profonds, donnent a ce pays une l'orme extraordinaire qui séduit au premier coup d'œil , et qui charme dans jes détail».

Ogée prétend que le rhiteau que je riens de citer « Ait commencé par Alain , premier du nom , dis

• d'une fille de Salomon , roi de Bretagne , qui > prit la qualité de duc , sous le nom d'AlaùvDe-

• bré , c'est-à-drre , le Grand. Il mourut en 907 , ■ avant d'avoir achevé le château , qui ne fut ter-

• minéqu en936,pa~r A lain II, son successeur. » I > U liteau lin n'a point d'hôpital. Ses prisons font

horreur; elles tiennent lieu poUrUnt dune maison d'arrêt (■>;.

( i ) On -oïl oncor* lea ruion dn rhitran du tnfntat d» dtèieaalia *m la »jtnnt»jpM dont parle Cambry. Ix* (min

1 lirrl>«, et I o# «permit U Keee dt» doaioa, édifiée rarrr» (Ijo.|u. da lotir» rendre . dont 1 onr a Htftnnw prr.^ur

rerètrmrnl «la ptrrre» de teille , ce qui t*U Mppoeer tpa 'il e»t tïro-anrirn. U foi effeetieaiuent coaelrait dane la aavi.m» «"-If . par nncoaaM de (^r-xwa.lW mmh JU« Cutrilin.

(■») Otiteanlit) ne po.nl encore d bApita. ; on y >rul. mm! nn boanian poer ,ai riacunw da »ii

dans «e*e». Il est do « U generoMte d o* lUrciral Ot ho. •pic*, comparé* Uiiajtmi dorade» , «4 «Min* im-d* <<B'd ne la deeiendrn. gr*re a uo« u f « edininaetretiim. U a*l parfaitèajeat aitoe ; U o'»t» tor l»<-neUr >l ban lureae Ma aorla

Qnant « la auitoa d'arWl , ail* eat rnrore CB fort BUavan rUL M' Hojuet, juft d'ioartKlitn • UiiaranilBi drp«i* la rr*olnJioM d« iSJo j »»<)>» m iraftnl bmacoop <*r-

copr II a.a.1 ind^n* d« moym. tcvamvfmm d« la rendre plat |*i>jn» * u de»t>n-«i€>*>. ri *r. x.iot ph.l»nff opKjoe» par* TeaaH-nl • f mdre moin» d*n*rTrui poor le* detena» le »*-

rrex-e tar -|url<pir* dnuri<-« dr M. Ilogarl avev le mi »iitui da piacurror du toi. nm nt rralilr twr le* opinion» trop

DISTRICT DE CHATEAIT-I* E* 179L

Les eaux en sont mauvaises, l'oint de fontaine publique, plus de boucherie», plus de boulangeries, point de halles, point de caserne , point de pompes danscelte commune ; elle tombe en ruine. Toutes les rues sont à réparer , toutes les maisons à relever 1 . Le seul pont de la tille , trop étroit , mal bâti, fait courir de grands risques à toutes les toitures. Les habilans se ruinent, i commerce / d'ardoise est interrompu , la pêcherie de saumons entièrement détruite. Il est important cependant de conserver, dans ce pa> s • Inigné, séparé de tout , dans ce désert, une commune de quelque importance; elle ne sera dans peu qu'un malheureux village, si legouternement ne vient à son secours , nela relève, connue Carhaix, en y fondant quelque établissement , une manufacture , etc. , etc.

Quatre reverheres éclairaient cette ville de passage , dont les pavés sont dangereux , dont les maisons, mal alignées, -aillantes, occa#fl)neul des accidens (2).

La municipalité n'a pas un logement qui lui soit propre (3).

libérales Jrce magistral, lui a arrache depuis peu l'instruction cl l'a bit redescendre aux fouettons de simple juge. Nou> désirons que ton successeur suive les erremrns d.: M. Il usuel . el que grâce à tni h maison d 'arrêt do. Qutraulin reçoive enlin des améliorations notables,

(i ) Quoiqu'il y ail beanteoup d'eau à Chàleaulin , celle ville manque encore de fontaine. Elle possède pourtant un puits a pompe, récemment établi sur ta plare de l'église. Les eaux •ont presque tontes mauvaises, parce qu'elles coulent sur un lu schisteux. 11 faut cependant excepter trois petites fontaines percées dans des champs voisins de la ville, de trois coté* diffe-

■ ens , et qui sont excellentes. Quant aux halles, il n'y en a point à Qtâteautin, à moins qu'on ne donne ce nom i deux mauvais petits appentis tolères par le propriétaire. Cependant la construction d'une balle est réclamée par tonl le monde, ii'- fonds se trouvaient en réserve pour cet objet; l'esprit de localité , quelques intérêts privés , en ont empêché l'exécution, in attendant, lavill* manque detieupiihlirpoor les conseils de

■ eerutrmenletde révision, les assemblées électorales, les banquets, etc.; une halle, ontre son utilité spéciale, aurait pu servir a toutes ces deslinalions.

Il va maintenant une pompe pour incendie à Cbiteaubn.

C« que dit Cambry de l'aspecl rainé de la ville n'est plus vrai de nos jours ; ( hàtcauhu est presque entièrement enrur pose maintenant de maisous neuves on réparées.

l>) La ville de Chalcautin possède maintenant sept réverbères; les pavés sont en bon état; les maisons mal alignées ont ele presque toutes démolies.

(JJ Bien n'est changé à cet égard.

Il n'est pas jusqu'aa cimetière qui ne présente une singularité : on l'a placé hors de la ville , sur un roc qu'on ne peut plus creuser { .

%. ' Oj6 " a . . , t<SB»V ' asm *

Les mœurs y «ont douces et pures ; les adiuiuis trateurs, des gens honnêtes, éclairés. La première bibliothèque mise en ordre , dans le Finistère , fut celle de Chàteaiilin. ' v>~ •

H est inutile de dire qu'un homme qui naîtrait dans ce pats avec )<• génie de \ollaire y pourrait tout au plus apprendre à lire. On s'est pourtant empressé d'obéiraux décrets, et de placer partout des instituteurs. „

L'histoire ne dit rien de Chateaullti. C'est un point de défense dans la guerre qu'on fait aux chouans.' On en sent l'importance, et depuis quelque temps on vient d'y mettre des troupes en cantonnement.

On a des points de tue cahotés , curieux , de la montagne qui domine le lPort-L«u)iay , du Menez- ' Boum et des hauteurs de Chàleaulin.

J'ai parlé de la route longue , sauvage et fatigante qui conduit au l'aou ; c'est un dé>erl vo«s ne trouveriez aucun secours contre le 1er des assassins; d,iiis 1rs rochers et les taillis qui i (Wtcrertl les terres voisines , ils pourraient éthapipci à toutes les recherches.

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Fai considérant moi étendue, ce district «"st un des moins peuplés du Finistère ; il est épuisé par les réquisitions et par la mer. f< • v • * ;

I e peuple tin district de Chàteaiilin avait enrorj toute la gaieté des liabitans de la Coraouaille . avant nos guerres intestines. Les mariages s'v 1, usaient a l aide des demandeurs dont je v.ois ai souvent entretenu ; leurs \ers> étaient figurés, expressifs.; ils dansaient au son des musettes , des hautbois . instrnmens connus de tous tempsdaiis ces contrées, dans l'Irlande , l'Ecosse, l'Angleterre', enCalabre . en < irèce , su r toute la surfaredu momie. J> vaudrais toirun parallèle étendu <le la langue bretonne et de la langue française : l'une se montrerait ornée des grâces, delà politesse , delà noblesse du grand monde : l'autre avec l'àpreté , la rudesse, taflwee îles pays sauvages. La raison , le bon sensont réglé la première ; la seconde a l'etTervesn'iice et la hi-

Ce cimetière est presque abandonne ; on en a établi un autre ia-rIej|otis , mais il est éticit , huxuidc , et déjà tcurph, » ; «

HLSTHICT BC OUT£An.l* r» I7d4.

»n^e de l'imagination sans régit. On dit à Trégufcr : itai frappé de nm pied tel chemin ; eu ftaoce : Toi pris telle roule. Atari , ponr peu> ir<- nu «Timiyeuv , l'arahe hy |*ert»oli«iiie s'écrie : ;-«'(jet homme de «on sourire obsrorrit I imnitrfclh* • «le l'atmosphère et (ait. rétrograder les rayons » da soleil. • Daoftlaa temps reculés , à la coui'de mis roUton eut sans doute nu tangage plus policé ; mais depuis long-temps nos lu-etom sont revenus aïétatde nature.. ♦

v^ag,-.

ÉTAT tle la pojtukititm du département dit tmislere en 94.

Oarhaix: :u,\773.

Cliitcaulro 3.VIII.

landcrneau. .............

Lesoem 49,(ttKi.

Morlaix.*. : . . . ^ . 72,(W».

'Pont-Croix. ............. 2»,H.V.

Ouiroper. ......... tK,2<M.

Quhnp<?rté. 42,k17.

• Tôt ki. ... ! m,Wi.

HJTDK Cl PttSMIÈBC tVlRIU.

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