DES PLANCHES
Planche 1 Ruines du ^âtre de marbre bhme de Milo, t ancienne Melos, par M. Hip* polyte Leeamte.
Ce. monument a porté malheur aux artistes qui s'en sont occupés* Le baron Hailer , in6f% dernièrement dans la Morée , avait fait faire des fouilles dans ce lieu , où il projetait d'en exécuter de plus considérables. M. Huyot avait mesuré ce théâtre, dont les proportions et les détails rappellent les plus beaux temps de f architecture grecque.
Planche 2. Ruines du temple de Jupiter OlympieH à Aliènes, par M.Deseynes.
Cette vue est prisé des bords de ïllissus.
M. Fauvel conteste l'origine de ce temple. Il croit trouyer cehii de Jupiter Olympien dsns les
Ee
•434 . EXPUCATION DES PLANCHES/
restes magnifiques d'architecture corinthienne qui se trouvent eiic6re au milieu du Bazar , dans Tintérieur de la ville moderne. On aperçoit dans ^ le fend la porte d'Adrien, sur laquelle se lit cette inscription : Ceci nest plus la ville de Thésée; c'est la ville d'Adrien. Oa distingue aussi une partie de ÏAcro^olis et du Parthénon.
PLA^XH£ â« Entrée du bazar à Athènes, par M. Hyifpobfte Leemie,
C'est dans ce lieu , le plus fréquenté de f Athènes moderne , que iesTurés, les Albanais, viennent fiimer autour d'une petite fontaine. La coupdie que Tôn aperçoit , appartient à la mosquéei ia plus considérable de la ville.
Planche 4. Place de l'Atméidan à Cons^ tantinople, dessinée par M. Castellan, li^
thograpfiiée par M. Bourgeois.
Cette vue est prise dans le sens de la largeur
de ia place. Le spectateur tourne le dos à la mosquée de $ultan Achmet ; il a Sfdnte-Sophie sur sa droite , et devant lui les écuries du Grand-
Oigitized by
HXPUCATION 0ES PLANCHES. . 485
Seigneur. Cette place est décrite avec beaucoup de som et «Tagrément daas f euvrage de M. Cm-
tellan, 2/ partie, page 3.8.
Planche 5. Intérieur dun jardin a ConS' tmdiMplêp dêêiiné par M. CoatMan, Utho^
graphié par M. Bourgeois,
La toilette d'une jeune et riche dame grecque
de Constantinople peut i appeler, ainsi (^uoa
le voit, lea iiieges de f antiquité*
Planche 6. Porte de la Persécution à Éphèse,
par M. Bourgeois.
Ce monument a été entièrement détruit par le dernier tremblement de terre. II avait été construit du temps des empereurs romains. On avait même plaoé avec estez peu d'ordre et de discernement Jes admirables matériaux dont on 9!était «ervi pour sa constniictioa.
Planche 7. Femme de File de Santorin, par MJ^* BouieiUer.
Non-seulement ce costume est exact, mais ia téte même est rcssemhiaiite. La noblesse des
, 436. EXPUCATIOfit D£S PLANCHES, traits de loriginal rappelait les modèles qui inspirèrent les Phidias «t - les Protogènes.
Planche 8. Remparts de Saint-Jean-cTAcre,
par M. Desejffies. . .
Ce sont encore les vieux murs de cette ville;?
les nouveaux travaux que Ton achève , sont assez éloignés dé ce point, et fortifient celui qui fut attaqué par les Français.
Planche 9. Vue de SaifU-Jeanrd' Acre , prise
de la batterie des Français, par M. Hip^ pôlyte Lecamie.
n reste bien peu de traces des travaux de
Tannée française dans ce lieu mémorable; mais {Imagination des habitans de Saint-Jean-d'Àcre ajoute sans cesse des faits plus merveilleux au fécit de ce grand événement. On aperçoit dans ie fond la baie de Caïfa et le mont CarmeL Le d6me principal est celtii de la grande mos* quée construite par Gezzar-pacha.
Planche 10. Entrée de la me du bazar à
Saint'Jean'd*Acre,par M. Carie Vemet,
.Ce: dessin charmant donne, une i<ke assez*
£XPUCATU)N DES PLANCHES. 437
juste de la fouie qui remplit les rues de cette ville.
Planche 1 1 « Intérieur du bazar de SainUJean" £f Acre , par M. Fragonard*
Ce monument date de 1400. On voit à gauche un café, ou* quelques Turcs importans se reposent ; des esciayes leur apportent le pilau et le café. Lliomme entièrement nu qui est accroupi sur une natte, est un sydy, espèce de saint mahométan , qui marmotte des passages du Coran et reçoit de nombreuses aumônes.
Planche 12. Bûmes du port de Césarée en
Syrie, par M.. Thiénon,
tTai bien regretté de ne pouvoir m'arrôter
plus long-temps au milieu de ces ruines inté» Fessantes. On ferait dix vues de Césarée , toutes pittoresques, toutes imposantes: mais j'y étais presque seul, 'et mon drogman éprouvait une terreur invincible des Arabes, qui se cachent souvent dans les souterrains de la gngnde église et du château.
438 JÇXPUCATION DES PLANCMS,
Planche 13. Vtte de Jafa, par M. Legros,
Elie ^st prise d'un jardin chàrmant. C est un bois d'orangers , où je passai quelques heures avec délices. Les Français forcèrent Jafa de ce côté. On montra encore la bnècbe par iaquette ils pénétrèrent dans la vili^,.
Planche 14. Porte de Damas a Jérusalem,
par M. Isabey»
Cm raonumœt très -ancien date de la meil* leui^ époque de Tarchitecture arabe; il est pri^ du c6té intérieur de la ville.
Planche 15. Por^ £Ephram à Jérusidêm,
par M. Thiénon.
Cette vne est prne hofs de ville. La construction de cette porte est de la même époque que cieile de la porte de Damas. La touraUe élevée que Ton aperçoit, appartient au caste! Pisana, on château de David. Cette porte est la plus fréquentée de Jérusalem, et conduit à Bethléem, dont on lui donne aussi la nom gainai que celui Sel-Khali/lf ou du Bien-aimé.
EXPLICATION D£â PLANCHES. 439
Planche 16. Intérieur de la piscine deSHoé.
à Jérusalem, par M. Bouton.
Cette source, révérée par les chrétîeiis et les
musulmans, leur sert aussi de lavoir. M* labbé Desmazures (1) s'est engagé dernièrement , au péril de sa vie , dans le conduit souterrain de cette fontaine. II marcha long-temps , ayant de leau jusqu'au cou , dans cette source glacée. Les Arabes de Siloan fH*irent un peu d'hunieup de cette recherche, dont les résultats furent peu importans.
Planche 17. Vue générale de Jérusalem , par
M. Debucourt
J*ai fait ce dessin à mi-côte du Djebel Tor, dans la vallée de Josaphat , au-dessus du torrent de Cédron; favais à ma droite le jardin des Olives. J*ai choisi cette place, parce quelle me semUa celle d'où roa jugeait ie mieux le ciiw cuit de Jérusalem , ses monumens , et \e mou- ▼èment des coUines^cra et Maria. La tnu&tKMi
(i) Ecclésiastique français, aumônier de M. le marquis de Rivière. Il a parcouru toute la Palestine , mesurant s^igi^eysciipcilt tout ce qui présentait le plus et le moins d^intérét.
440 EXPLICATION DES PLANCHEE*
▼eut que ce soh dans ce lieu que le Sauveur pieura sur les mallieurs de Jérusalem.
Planche 18. huérieur d'une famille chrétienne h Jérusalem, par MJ^' BauteUler.
J'étais ià chez le second drogman du couvent de la Terre -Sainte. La mère, la femme et la sœur de ce chrétien causaient avec lui dans une petite salle au rez-de-chaussée. *
Planche 19. Chrétien de BeMéem, par
M"' Bouteiller.
Cet homme est attaché au service du couvent de la Terre-Sainte. Son costume est celui de tous ses coreligionnaires.
Planche 20. Intérieur de 1 église de Bethléem,
par M, Vauzelles.
Ce dessin représente une nef htérale de
féglise qui appartient aux Arméniens. C'est derrière la chapelle du fond que se trouve fescalier qui conduit à Tétable où Jésus -Christ reçut ie ^ur. . /
Planche 21. FuedeBetkléem,parM. Thiénon.
On voit sur le devant les ruines dPune porte
qiri devait clore une enceinte, une cour précé* dant le couvent.
PukNCH£22. Vue de Jéricho, par M. Thiénon.
On a derrière soi les petites huttes de terre
qui composent la moderne Jéricho. Cette tour carrée est à-la*fois la citadelle et le palais du . gouverneur. On voit dans ie fond la mer Morte ét les montagnes qui Tentourent.
Planche 23. Vue du, Jourdain, par M. Hip-
jyohjte Lactmte. .
La tradition regarde comme très-vénérable le lieu d'où fut pris ce dessin. Les chrétiens de la Syrie croient que c est là que Jésus-Christ fut baptisé par S. Jean.
Planche 24. Vue de la mer Morte, par
M. Bourgeois.
Le dessinateur a donné des formes trop arrêtées aux ruines qui sont amoncelées sur le devant. Cest au-dessous et derrière ces ves^ tiges que Ton voit des portions de muraille
à demi cachées sous les eaux de la mer Morte.
442 £XPUCATION DES PJLANCHES.
Planche 26. Ruines de ïégUse des Sept'Dau* leurs à Jérusalem , par M. Bourgeois.
On croit que cette église ayait été fondée sou»
le règne de Godefroi de Bouillon. Je ne connais rien de si pittoresque au monde , que ce
mélange de ruines et de jardins abandonnés qui rempUssent une grande portion de Fenceinte
de Jérusalem et sVppuient sur ses murailles.
PlànCU£ 26. Entrée de l'église du Saint- Sépulcre j par M. Daguerre.
. Si l'on ouvrait cette grande porte , si Ton dessinait sur cette place une procession , des groupes de pèlerins de toutes les communions chrétiennes, on se formerait une juste idée de ce
lieu célèbre.
Planche 27. Vue intérieure de f église dis
Saint-Sépulcre, par M. Bouton.
La pierre sur laquelle sont placés les candélabres de bronze , est celie de f Onction. L'es* caiier que l'on aperçoit , conduit aux cha-' peiles élevées du Calvaire , de linvention de la Croix y &c.
Planche 98. Cluq^Ue du Samê-S^ndere , par
M. Bouton.
Un prêtre copte fiât son oraison, avant (Tentrer daiis la chapelle. Le pourtour de ce monument est de marbre. L'étoffe qui ie couvre est une sorte de damas , dont ies coutures sont cachées par de larges galons d'or. On aperçoit une portion de l'église circulaire au milieu de laquelle le saint-sépulcre se trouve placé. Le grand voile qui remplit la partie su* périeure du dessin , est étendu sur la chapelle sainte pour la garantir de la pluie , le sommet du dôme étant entièrement ouvert , ainsi que celui du Panthéon à Rome.
Planche 29. Porte de Œcce Homo à Jérusalem, par M. Thiénon.
La rue sur laquelle est placée cette arcade, fiût partie de la voie Douloureuse , que suivit Jésus-Christ ie jour de sa passion.
Planche 30. Rmnes de l église de Saint-Pierre
à Jérusalem, par M. Deseynes.
Elles se trouvent placées vis-à-vis 1 église du
444 EXPUCATION D£S PLANCHES»
Samt^SépuIcre. Ses cIoHres étaient immenses; elle fut aussi construite par les Croisés.
Planche 31. Quartier des Juifs à Jérusalem,
par Aï. Baltard.
Cest le quartier le plus montueux, le plus sale et le plus ruiné : il ayoisine la porte de Damas. Lfi synagogue est située dans la rue dont on voit le commencement sur k droite du dessin. -
Planche 32. Mosquée éPel-HaramàJérusidem,
par M. Debucaurt .
Placé sur la terrasse de la maison du mot-
sallam,'ce n'est pas sans quelque difficulté que f ai pu achever ce dessin. On apm^oit , sur la gauche , des montagnes qui font partie de la vallée de Josaphat , la mer Morte, TArabie; et sur ia droite , le mont d'Uaceldama et celui de f Offension. Le grand monument octogpne surmonté dWe coupole , est entièrement recouvert de carreaux de fistlence peints et dorés. On ne saurait pénétrer dans fenceinte même qui environne ces mosquées /sans courir risque de la vie. • \ .
EXPUCATIOM P£S PLANCHES. 445
Planche 33. V^ue de la mosquée d'el-Haram, prise hors des murs de Jérusalem , par M, Bourgeois.
Cette portion de la grande mosquée porte
le nom de Djâmi el-Hadrah. La partie de& murs de Jérusalem sur laquellé cet édifice est appuyé, est de construction romaine.
Planche 34. Tombeaux dans la vallée de Josaphat, par M. Bourgeois^*
Une tradition absurde fait de ces tombeaux
ceux d'Absalom et d*£zéchias ; ils sont évidem* ment de construction romaine. Une immense quantité de pierres sépulcrales hébraïques couvrent ainsi les flancs de la montagne»
pLAfiCHE 35. Parte de Setty-Maryam et Tom^ beaux des Mahoméians à Jérusaletfi, par M. .Bourgeois. •
Cette porte, qui donne sur la vallée de Josaphat , est aussi connue sous le nom, de S*^ Edenne. On montre près de là le lieu où ce unartyr fut lapidé.
446 CXPUCÀTION SES PLANCHES.
. Planche 36. Ruines de r église de I^Aseensian
à Jérusalem , par M. Legros.
C'est dans ce lieu que f on montre la trace des pieds de Jésus-Christ. C'est là, dit-on , qu'il 8 éleva dans les airs, la face tournée vers l'occident. Son dernier regard , disent les Pères de f Eglise y se porta vers les peuples barbares qui furent appelés plus tard à la connaissance du yrai Dieu.
Planche 37. Entrée du sépulcre des Juges à Jérusalem , par il/. Bourgeois.
Je ne puis rien ajouter au dessin exact que f en ai £ût.
Planche 38. Entrée du sépulcre des Rots, à Jérusalem, par M. Hersent.
' Mon dessin et la description de ce lieu iM dispenflent de donner d'autres détails à ce sujet.
Planche 39. Vue de Jérémie, chef4ieu de la . tribu arabe d'Abou Gock,par M. Baltard*
J y trouvai une église gothique de l'époque la plus recalée. Les Arabes dTAbeit Godi y enferment leurs nombreux tr^upeaui. Les ait*
EXPUCÀTIOM DES PU^CUES. 447 ciens de la qabyfeh, les femmes, quelques cultivateurs, habitent ce lieu. Les guerriers de la tribu sont toujours en campagne , spécialement chargés de percevoir des pèlerins le gaffar, ou droit de passage, qu'ils exigent avec une grande dureté.
Planche 40. Rama, Ramleh [F ancienne Ari* maûde] , par M. Baliard.
Ce dessin donnera une fusie idée de la plaine de Ramleh, aujourdliui si inculte, si négligée. Les montagnes du fond sont celles de Jérusa*
lem et dHébron.
Planches 41 et 42. Ruines d'Ascalon, par
MM. Carie Vemet et Bourgeois.
J'aurais pu dessiner pendant un mois au inilieu de ces ruines si touchantes et si pittoresques. L épaisseur, le circuit des murailles d'Ascaloo, la profondeur des fossés, tout prouve que ce fut un des points les plus importons de ii^ Syrie. Une colonie européenne qui s'y trans* porterait , trouverait une ville prête à la recevoir , une plaine féconde, le plus beau del, et tous les moyens de rétablir un port considérable^
Planche 43. Palais des Soudons à Gaza,
par M. Bcdtard.
L'édifice entier est construit en marbre. Tous
tes détails de rarchitecture sont exécutés avec une délicatesse et une précision extrêmes :
ce sont les mêmes soins, c*est ie même fini qu'à Grenade. La distribution intérieure aide à juger les habitudes et la richesse voluptueuse des anciens maîtres de i'Orient. On ne répare jamais ce monument, qui a été fort dégradé par les secousses du dernier trembiment de terre.
Planche 44. Vue de Gaza, par M. Thiénon.
On voit une fontaine publique et ie minaret de la mosquée principale.
Planche 45. Vue de Gaza, par M, Bourgeois.
On aperçoit les débris des palais qui bordaient le rempart. Les deux tiers de la viiie de Gaza ne sont plus que des ruines.
Planche 46. Vue de DamieUe, par M. Carie
Vemet
Laga de Damiette, suivi de ses gens, se
promène hors des murs de la ville, sur le bord du Nii. On aperçoit à gauche les mâts de quelques embaicatious.
Planche 47. Repos des Arabes, par
M. Fragonard'
J'ai voulu conserver la ressemblance des Arabes qui nous guidèrent dans le désert. Le talent de M. Fragonard a rendu avec une admirable justesse la physionomie expressive dlbràhym del-Arych.
Planche 48. Concert arabe, par
M» Fragonard,
J'ai dessiné cette scène avec soin. Lmstrument qu'un Arabe pince sur ses* genoux , se nomme cdrioun; ce qui ressemble à une petite guitare , s'ap])eHe eotid; le kemângeh est un petit violon dont joue le musicien qui est sur la gauche ; un autre musicien frappe sur un târ, espèce de tambour de basque. Le bouffon , moucharyeh, se tient derrière, enveloppé daiis son manteau, et se moque froidement y pour le plaisir de rassemblée , des aldtyeh ou musiciens.
450 £3kPUCATiON DES PLANCHES.
Planche 49. Mosquées des tombeaux des suU tans ayoubites et faUmites près du Caire,
par M. DebucQurt
Planche 50. Mosquées des tombeaux des sul"
tans baharites près du Caire, par M» De^ ' bwourt
Planche 51. Ruines de la mosquée de Sultan Amir près du Caire, par M. Debucourt
Je nai rien vu qui puisse mieux inspirer un
peintre d'intérieur que ces grandes mosquées précédées de cours, de galeries, où les colonnes de Meuipbis soutiennent tout le luxe de larcliitecture moresque. Du haut de leurs minarets ftbaudounés , au sommet desquels on ne monte plus qu'avec difficulté, la vue est vraiment ad<mirabie ; elle s'étend sur toute la ville du Caire , dont elles sont éloignées de deux milles environ, (et sur le çoui's du Nil.
Planche 52. Intérieur de la salle du palais
de Salah ed-dyn dans l§. çhdteau du Caire, par Af. Bourgeois.
Cest un des restes les plus lastueux, les
EXPLICATION DES PIAMCHEâ. 401
plus imposans, de la magnificence de ce prince braye et éclairé 9 dont les Musulmans ne prononcent le nom qu avec respect.
Pjla>XHë 53. Vue génércUe des pyramides- de Gyzeh, par il/. Bourgeois,
' Je me suis cru obligé de joindre »à mon atlas une vue de ces monumenSy dessinés tant de • fois , et , en dernier lieu , d'une manière si précise et si habile dans le grand ouvrage de ia
Commission d'Egypte.
Planche 54. Vue des bords du Nil, par
M, Frasionard.
La scène qui fait lobjet de ce dessin,, se représente à chaque pas sur les bords du Nil.
Planche 55. Mass€icre d^s Mamlouks rebelles
dans le château du Caire, par M, Horace Vemet
Je renvoie au texte de mon ouvrage , dont M. Horace Vernet a bien surpassé lexpressioo dans ce dessin, et surtout dans ie beau tableau .qui sera e;cposé dans ie salon prQcl^aj4.
Ff*
Planche 56. Vite de Minyeh sur les bords du
Nil, dans la haute Égijpte , par M, Hippolyte Lecomte»
Ce tombeau d'un santon est presque le seul monument qui soit demeuré debout à Minyeh , depuis les derniers sièges qu'a essuyés cette petite ville. Le fond donne une idée des bords du Nil, et Ton peut juger de la forme du bateau à laide duquel j'ai remonté ce fleuve jusqu'à Mellaouy.
Planche 57. Vue de Syout [ Fanctenne Lyco»
polis], haute Egypte, par M. Bidauld,
Ce sont les restes d un kan abandonné , aux portes de la ville.
Planche 58. Fontaine près de Syout, haute Egypte, par M. Bourgeois.
Cette fontaine est le lieu le plus agréable des environsde Syout. Les habitans viennent souvent fumer à fombre de ces giuiids sycomores.
-Planche 59. Salut des Arabes, par
M, Fragonard,
Le salut dm^e plusieurs minutes chez les
EXPLICATION DES P2^NCH£8. 45^
Kommes polis de cette nation. On doit répéter routueUement près de vingt fois, stdàmat, taybyn; saMmat, taybyn, Salamat signifie soyez le bieh" venu; saiftmat kityr, soyez le très^ien venu; mesàkouiii hiAkhdi^v^ je vous souhaite le bon soir; sabâkoum beikiiayr^ je vous souhaite le bon jour; rahakoum allah, Dieu vous bénisse ! raham altah oualidynâ aoua ouaiidykoum ^Dieu bénisse nos pères et les vôtres ! kabba ialiali , que Dieu accepte vos prières!
Planche 60. Portique de Louqsor a Thèbes, haute Egypte, par M. Bourgeois. '
«Tai habité souS ce beau tem])Ie , dont la vue réveillera toujours chez moi les plus grands souvenirs de ma vie. Ces colonnes énormes sont à présent à moitié enfouies dans le sable; mais elles ont dû produire autrefois l'effet ie plus majestueux et ie mieux calculé pour la magnificence de cet aspect*; du cdté du Nil.
Planche 61 . Porte du grand temple de Kamak à Thèbes, haute Égypte , par M. Hippo^ . lyte Lecomte.
C est près de là que M. Rifiaud faisait des
454 EXPUCAXlONf D£S PLANXH£5.
fouilles si fructueuses pour le compte de M. Dror
veiti. Ce site est celui dont un croquis peut
le moins rendre ia noblesse et la grandeur.
C^t par cette potle que Ton pénètre dans la
portion occidentale du temple.
Pl. 62 et 63. Ruines du temple de Kamak, à
Thèbes, haute Egypte, par M. Debucaurt
Planche 64. Obélisques de Louqsor a Thèbes,
par M* Debucaurt.
Planche 65. Ruines du temple de Kamak, a
Thèbes, haute Egypte, par M, Baltard,
Planche 66. Ruines de Med-Amaud , près de Kamak, à Thèbes, haute Egypte, par M, Baltard.
Planche 67^ Calasses de laplaine de Qaumah,
à Thèbes , haute Egypte , par M» Hersent.
Planche 68. Ruines du Memnonium à- Qautnah, Thèbes, par M. Baltard.
Je ne finirais pas si j'entrais dans le détail de ces merveilleuses ruinea, de ce labyrinthe de •
£XPUCàTKON D£S PLANCHES. 4Ô5
parvis , de sanctuaires , de colonnes. Il faut laisser à f ouvrage de la Commission d'Égypte ce mérite cminent (rexactituJc, de justesse et de pureté. C'est donc à cet ouvrage que je renverrai , toutes les fois qu'il s agira de science et de recherches profondes.
Planche (îO. Réunion d'Arabes autour du eheykk, par MJ^^ BouteiUer,
Cest à Louqsor que jai vu ce tableau. Les Arabes d un âge avancé aiment leurs petits-iiis avec' une sorte d'idoifttrie. Ce jeune enfant tout nu jouait ainsi avec la barbe de son aïeul; celui-ci écoutait gravement rfaistoire du conteur, qui semblait intéresser vivement tout le groupe des Arabes.
Planche 70. Halte d'Arabes Bédouins sur le bord du Nil, par M* Fragonard.
Cette halte a été desfimée sur le rivage , visà-vis de Josette. Je puis assurer que le portrait de cette famrHeest d'uhe exactitude scrupuleuse. Ëlle retournait alors au désert. Le chameau était <ïhargc de quelques mardiandises achetées* à Rosette*
Planche 71. La danse de tahieh à Beny^ Soueyf, par il/. Fragonard.
Cette almeh de la tribu des Ghamâzy, à peine âgée de seize ans , avait autant de succès , autant dadmirateurs à Beny-Soueyf , que MJ'"" Noblet pourrait en avoir à Paris. Sa mère était une zaggâr [ diseuse 4e bonne aventure] » qui passait pour tiès-babile.
Planche 72. Ruines de, la grande mosqme
d'Omar au vieua; Caire, par M, V ûfwzelles.
, Cet édifice passe pour avoir été construit sur remplacement de la tente d'Amrou. Une tour^ tereiie avait fait son .nid sur le sommet , iorsquii assiégeait le Caire. Amrou victorieux ordonna que sa tente fût conservée, pour ne pas déranger le nid , et fixa ce souvenir par 1 érection de cette ^mosquée élégante et superbe, à laquelle ii donna le nom du calife Omar. Elle est citée , à juste titre, comme le modèle le plus parfait de l'arcliitecture arabe. Le pacha actuel laisse ruiner ce monument , quoiqu'il soit en grande vénération chez les Musulmans.
Planche 73. M. Drovetti et sa suite mesurant un fragment de colosse dans la haute Égypte, par M. Granger.
Dans ce dessin , M. Granger a réuni autour de M. Drovetti plusieurs personnes de sa suite ou de la mienne. J'ai voulu rappeler les traits d'un homme dont la conduite a fait tant d'hon* neur au nom français en Egypte.
Planche 74. Cour intérieure de la mosquée d'eUAffiji au Caire, par M* Fragonard.
Ce dessin donnera l'idée de la proportion des cours intérieures des mosquées abandonnées qui se trouvent au nord du Caire.
Planche 75. Porte de Rosette à Alexandrie,
par M, Thiénon.
Cette vue est prise danar ce quartier d'AIexan* drie où l'on marche sur les plus riches débris des thermes, des temples et des dtemes aban* donnés.
Planche 76. Obélisques de Cléopatre à Alexa^ drie, par M, Bourgeois,
Les Anglais viennent de faire de vains efforts
pour remuer Tobélisque couché, dont on aperçoit
la base à côté de celui (jui demeure encore debout. Tout porte à croire que ces monuitiens servaient à la décoration extérieure d'un palais : la place était admirablement choisie. Le rivage est encore couvert de cubes du plus beau granit , de pierres énormes et de marbre de toutes les couleurs. Ou en trouve ainsi jusquà cinquante pais dans la mer.
Planche 77. Hâpiiai des Grecs à Alejcandrie ;
par M. Tkiénon.
On construit à présent un lazaret pour tous lès Francs ; mais les travaux de cet établissement important sont lents et incertains. En attendant , les malheureux frappés de la peste ne trouvent d'asile nulle part, les jQioines grecs ne voulant recevoir que ceux de leur jiation. Les elibrts dçs missionnaires catholiques pour I achèvement d'un grand hôpital , leurs soins pour les malades , leur abnégation d euxmêmes, sont à -la- fois le spcctiicle le plus touchant et le plus coiisolant pour l'humanité.
EXPUCATION DES PLANCHES. 4Ô9
Planche 78. hmayl a Marijam,j^ar M . Horace
Vernet
Ce dessin charmant en dit bien plus que ma
petite histoire arabe, dont le seul mérite sera d avoir pu inspirer ie tableau noble et touchant que vient den faire M. Horace Vernet.
Plan du Saint-Sépulcre^ par M, Leisnier.
Ce plan du Saint-Sépulcre n'a pas besoin d explication. Je. puis ai&rmer qui! est d'une exactitude extrême.
Plan d'une des catacombes de Milo,
Le plan des tombeaux de Miio est fidèie, ahisi que k représentation des objets qu'on y trouva.
Plan de V ouverture de la seconde pyramide de
Le plan de Fouverture de la seconde pyramide de Gyzeh donne uiie idée exacte des edorts et de la marche de M. Belzoni dans cette découverte importante. Le bruit de sa mort sétait faussement répandu , tandis qu'il
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rendait de nouveaux services à la société des. antiquaires de Londres. Ce jeune Romain a six pieds ; sa force physique est extraordinaire : il est intelligent , entreprenant , courageux , et très-dévoué au gouvernement britannique.
- D après la dernière lettre du con»ji général de France en Egypte, datée du 8 mars 1819, M. Belzoni se serait emparé , depuis mon départ , au nom du consul d'Angleterre , d'un bras colossal de granit rose que f avais pris à Thèbes , et quil me fut impossible de faire enlever aussitôt, le Nil étant alors très-bas. Cet abus dé pouvoir n aurait certainement pas eu lieu pendant mon séjour en Egypte.