‹ Voyage dans les prairies à l'ouest des Etats-Unis [microforme]Chapitre 22 sur 76 · CHAPITRE XIE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIE

La traversée de PArkansas.

MAINTENANT nous avions atteint la rivière à un quart de mille environ de sa jonction avec la Fourche Rouge ; mais les bords étaient escarpés et croulans , et le courant profond et rapide. Il qi était donc impossible de passer en cetendroit, et |

| ll | nous reprimes notre pénible course dans les bois | ji après avoir envoyé Beatte en avant à la décou- | verte d’un gué. À peine avions-nous fait un mille ln: de plus que notre guide revint nous donner la dl bonne nouvelle qu'il y avait non loin de nous DT | une place où la plus grande partie de la rivière il était guéable sur des bancs de sable, et le veste (Ep pouvait être aisément passé à la nage par les chefe Vaux.

(1 Là nous fimes halte; quelques uns de nos (ii hommes coupèrent des arbres avec leurs haches Ho près des bords de l’eau , pour faire des radeaux il | | sur lesquels on devait mettre les bagages ; d'au-

re à ec la ar pés de. Il it, et s bois coumille ner la nous ivière reste s che-

e nos jaches leau x d’au-

Ve. è

VOYAGE DANS LES PRAIRIES, ‘elC. =

tres essayaient de trouverun meilleur passage en remontant la rive, et en pataugeant parmi les buissons et les joncs entrelacés.

Ce fut alors que Tony et Beatte eurent l'occasion de déployer leur adresse etleurs ressources indiennes, [ls s'étaient procuré, au village osage que nous avions traversé un ou deux jours auparavant , une peau de bufle sèche ; elle fut produite en ce moment oportun : on passa des cordes dans les œillets dont cette peau était bordée, et des bâtons posés en travers dans l'intérieur la te-

ou la tira de manière à former une sorte d’auge :

ualent en forme; notre équipage de camp et une partie de nos bagages y furent placés, et cette smgulière barque fut portée sur la grève et mise à flot. Beatte tenait entre ses dents une corde attachée à la proue, et se jetant à l'eau il avança en remorquant la machine après lui, tandis que Tony allait derrière pour la maintenir droite et la pousser. [ls avaient pied pendant une partie du chemin; mais au milieu du courant ils furent obligés de nager , et ils ne cessèrent de pousser les cris des Indiens qu'en prenant terre sur la rive opposée.

Nous fûmes si charmés, le commissaire et moi, de ce mode de navigation que nous réso-

É Ë 3 ÉFÉFE e. L 2

zu

> 0 —— “a © ——— Lu

Te

lûmes de nous embarquer nous-mêmes dans la peau de buffle. Nos deux compagnons, le comte et M. L., avaient continué de marcher le long du rivage, avec les chevaux, pour trouver un gué que les cavaliers avaient découvert à un ou deux milles plus haut. Tandis que nous attendions les conducteurs de notre bac, mes yeux se portèrent par hasard sur un monceau de différens effets posé sous un buisson , et je reconnus parmi d’autres objets la carcasse de la fouine toute préparée à rôtir devant le feu du soir; je ne pus résister à la tentation de lancer le malencontreux gibier dans la rivière, au fond de laquelle ii tomba comme un morceau de plomb; et notre cahute fut ainsi préservée de l'infection que cette viande savoureuse menaçait d’y apporteravecelle. Nos hommes ayant retraversé le courant avec leur nacelle , elle fut tirée sur la rive et remplie à moitié de selles, de bissacs et d’autres bagages pesant au moins cent livres; et lorsqu'elle fut à l'eau , on m'invita à m'y placer. Cela me parut ressembler infiniment à l'embarcation des sages de Gotham , qui voguaient sur la mer dans un bol (*). Cependant je descendis sans balancer,

(*) Allusion à un conte populaire des États-Unis.

or ee rome EN RE Re A RAI SRE ARTS ice RP NE CSA DORE À TAN DO OO NPD Pa RE

# np

s j s ne Tr VO ke pm ' a pra A AR Dr ne En nl RD D ne Et w SM TEE Par 2 Ne D A PRE DE US DAY ETES 2 LAPREP CO AR ART

"æ je ë

ni

Ds.

He

FA me

ti

ns la )mte long 1 gué deux is les ‘rent effets d’aurépas rétreux Ile à notre cette elle.

avec plie gages fut à parut sages s un ncer,

PRE re

Page 1