‹ Voyage dans les prairies à l'ouest des Etats-Unis [microforme]Chapitre 7 sur 76 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Scènes de frontières. — Le Lycurgue des confins. — Loi de Lynch. — Danger de trouver un cheval. — Le jeune Osage.

Le lendemain, 11 octobre, nous étions en | marche à sept heures et demie du matin, et | nous avançâmes à travers de riches terrains d’al-

luvion , couverts d’une abondante végétation et

d'arbres énormes. Notre route était parallèle à

| la rive occidentale de P'Arkansas , sur les bords | de laquelle, et près du confluent de la Rivière- | Rouge , nous espérions joindre le corps principal | des cavaliers rôdeurs (rangers ). Pendant plusieurs milles, des villages et des fermes habités

par des Cricks se montraient encore de temps en

| | temps. Ces Indiens paraissaient avoir adopté les rudimens de la civilisation et prospéré en conséquence; leurs fermes étaient convenablement fournies, et leurs maisons annonçaient l'aisance.

Nous rencontrâmes une troupe nombreuse de ces habitans qui revenaient de l’une de ces grandes fêtes dansantes , pour lesquelles leur nation

— Loi de

Osage.

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VOYAGE DANS LES PRAIRIES, etc. 29

est célèbre. Les uns étaient à pied, les autres à cheval, et plusieurs de ces derniers portaient en croupe des femmes vêtues de couleurs gaies , et brillamment parées à leur manière. C'est une belle race; leurs muscles sont riches, leurs membres bien attachés ; ils ont surtout les jambes et les cuisses d’une proportion et d’une forme très élégantes. Leur goût égyptien pour les teintes voyantes et les ornemens éclatans est remarquable. À une certaine distance ils formaient un accident extrêmement pittoresque au milieu des prairies. L'un d'eux portait sur sa tête un mouehoir rouge surmonté d'une toufle de plimes noires, semblable à la queue d'un coq ; un autre était coiffé d’un mouchoir blanc avec des plumes rouges ; un troisième , faute de plumes, avait placé dans son turban un brillant bouquet de sumach.

Sur les confins du désert nous nous arrêtèmes pour demander notre chemin à la cabane d’un squatter (*) ou colon blanc des prairies. C’était un grand vieillard, sec, à la peau tannée, aux

(*) La Prairie de Cooper a fait connaître ces colons isolés qui vont s'établir au milieu des solitudes incultes, souvent très loin des dernières agrégations de blancs. (N. D. T.)

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