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Longueur totale, +.| 955 miil.| 84,6 mill. 53,2 mill, Longueur de la tête et du corps. | 6.2 46,6 , Idem delatète. .., .. 16,9 19,0 * | dim de la queue, , 54 8 35,7 30,1 | Hauteur de l'oreille, . ..| 11,8 169 » | Largeur dittu ,..,,, 9,4 8,4 ; Hauteur du tragus, ., 8 4 9,4 n Etendue des ailes. ., +... [215,9 254 0 »
Longueur du pouce, , ,,, : 6.6 5,2 »
Du ad ESS de roue tin —
La discordance des dimensions relatives peut être attribuée, en partie, à ce que le corps du premier spécimen aura été trop rembourré, tandis que celui du second se sera raccourci; celui de M. Say appartenait sans doute à un jeune sujct, si même les espèces sont identiques. Le vesperlilion de Say, qui tient de si près au vespertilio pipistrellus et au P. eMarginatus
, d'Europe, forme une classe nombreuse d'animaux
qui à été trouvée sur les Arkansas, au Grand lac de
l’'Esclave, et dans les districts intermédiaires,
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L'Ours Noin D Amérique. .Ursus Americanus
(PazLas,)
C'est la seule espèce d'ours dont la fourrure ait de la valeur; on le reconnait facilement à une marque d'un jaune-brun pâle qu’il porte de chaque côté de son museau long et légèrement recourbé. Il se nourrit surtout de fruits et d’autres végétaux; d’un naturel doux, cet ours n’attaque l’homme que pour se défendre; il évite le combat, toutes les fois que la retraite lui est ouverte. Il grimpe sur les arbres et gravit les précipices escarpés, avec une agilité surprenante; ct, comme il est très prudent, il est difficile à tuer l'été. Mais cette prudence même est quelquefois la cause de sa perte; car, lorsqu'il entend du bruit ou qu’il redoute quelque danger, il se lève de temps à autre sur ses pattes de derrière afin de dominer les broussailles qui l’entourent; et, setrahissant ainsi, il permet au chasseur rusé de l’approcher. Toutefois on le prend plus souvent l'hiver dans son antre, et comme, à cette époque, il est plus gras et que sa fourrure est de première qualité, c’est une capture précieuse pour les Indiens, qui sont devenus,
par une longue pratique, extrêmement habiles à dé-
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APPENDICE. JL!
couvrir sa tanière d’après des indications qui échapperaient à des yeux moins expérimentés. Mais, quoique les chasseurs indigènes ne négligent guère l'occasion de tuer un ours, ils tiennent cet animal en grand honneur à cause de sa force et de sa sagacité. Avant de l’écorcher et de le dépecer, ils ne manquent pas de lui témoigner le plus grand respect et lui demander mille pardons de la liberté grande qu’ils prennent ainsi avec leur grand’mère. La graisse de l'ours ressemble au lard du cochon et elle est généralement considérée comme un mets délicat par les Indiens, mais l'odeur en est forte et déplaît aux Européens. |
e L'Ours DES TERRES STÉRILES (Ursus arctos.)
Cet ours, qui ressemble beaucoup à l'ours brun d'Euope, et qui est probablement de la même espèce, habite les terres stériles situées au nord des pays boisés. Pendant l’été, il fréquente les bords de la mer Arctique. Il vit de racines, de baies, des animaux quil peut attraper et de ceux qu'il trouve morts, car il est beaucoup plus carnivore que le précédent. Les hommes de sir John Franklin en tuèrent
un dans l'Ouverture Bathurst et trouvèrent dans son
estomac un veau marin, une marmotte ct plusieurs racines. Get ours atteint de plus grandes dimensions que l'ours noir, et Iles Indiens Ie redoutent à cause de sa force et de son courage. On dit qu’il attaquo l’homme, lorsqu'il se sent pressé par la faim; cependant tous ceux que nous avons rencontrés dans nos
voyages s’enfuyaient en toute hâte à notre approche.
L'Ouns TenniBce. Ürsus ferox (Lrwis et CLank:)
Celui-ci est encore plus carnivore que les précédents, mais il l’est moins cependant que l'ours polaire. C’est un des plus forts de J’espèce ; il se rend maître du bison Américain dont il fait sa proie ordinaire. Le chasseur se hasarde rarement À attaquer l'ours Terrible (Gresly) à moins qu'il ne soit posté avantageusement, car cet animal n'hésite pas à sauter sur l’homme qui s’introduit imprudemment dans sa tannière; on raconic qu'un voyageur, soupant avec ses compagnons, fut cnlcvé par un ours de cetle espèce. Mais, lorsqu'il n'est pas pressé par la faim ou qu’il n’a à défendre ni sa femelle ni ses petits, il prend généralement la fuite dès qu’il sent le chasseur. L’ours Terrible ressemble beaucoup par la
forme à l'ours brun {Ürsus Arcios), mais ses griffes
sont beaucoup plus développées et plus recourbées; f de noirâtres qu’elles sont, quand l'animal est jeune, dis
elles passent au blanc sale quand il vieillit.
L'Ours Pozaime. Ursus maritimus (Linn.).
L'ours Polaire passe la plus grande partic de sa vie sur les glaces de la mer à la poursuile des différentes espèces de veaux marins. C’est un des quadru pèdes qui remontent le plus avant dans les hautes latitudes ; il habite ordinairement le Spitzberg, la Nouvelle Zemble, le Groenland et les îles Parry. ‘hi | Lorsque les femelles sont pleines, elles passent l'hiver | sous la neige, autrement elles vont avec le mâle sur
la glace à la recherche des eaux libres. Ce fait
fut constaté en 1826-27, lorsque le navire balei-
nier, le Dundee, fut obligé de passer l'hiver dans la
Mer de Baffin, se trouvant pris par les glaces sous
une latitude de 74°, en septembre; il ne se dégagea
| qu’en avril par 62°-30’. La glace qui l’enclavait dé-,
riva à travers la Baie de Bain et traversa oblique- | ment le détroit de Davis, dans le cours de huit mois. Aile
Au commencement de février, on se trouvait par 68°- 1
45" nord, à la distance de soixante milles de terre; | À
une baleine: ayant été harponnée, on vit arriver un
grand nombre d'ours, de renards et des requins qui s’abattirent sur cette proie, à la grande joie de l’équipage dont l'ordinaire put ainsi être varié par la
chair de ces animaux voraces (r).
Le Wovenbne, Gulo Luscus. (Sasine.)
Le Quickéhatch, ou Wolverène, habite aussi sous les plus hautes latitudes. On en a trouvé des restes dans les îles Parry, près du 75° parallèle. Il est très fort et très rusé; on en raconte même des histoires merveilleuses. Cet animal est fort détesté par les trappeurs de marte, parce qu'il bouleverse leurs piéges,
et détruit ainsi leurs travaux de plusieurs jours.
L'Heruine, Mustela (Putorius) Érminea.
(Lin. Ge. )
Ce petit animal est très vif, et se nourrit de souris à pattes blanches et d’autres animaux rongeurs ; il ‘chasse dans la nuit comme tous ceux de son espèce, etse glisse fréquemment dans la demeure de l'homme
pour y saisir sa proic. Le bruit qu’il fait en courant
(1) Voyage de David Duncan dans Le détroit Davis. Londres,1827.
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daus un appartement planchéié, ferait croire qu'il est beaucoup plus grand. Quelques unes des peaux
d’'hermine du commerce viennent de la Baie
d'Hudson.
Le Mixx , Mustela (Putorius) vison. (Linx. Guez. )
Le Vison ou Mink vit de petits poissons et de moules d’eau douce; il nage et plonge parfaitement bien. La Hontan le surnomme la belette amplhibie ; les Canadiens chasseurs de fourrures le désignent sous Le nom de Foutereau. Sa fourrure , quoique plus foncée , a le poil plus court, et par conséquent est moins estimée que celle de la marte commune, Le mink est moins gros que celle-ci, et sa tête est proportionnellement plus courte et plus large ; il a une dent molaire de moins de chaque côté. On l’apprivoise facilement , et il se montre très attaché à
ceux qui prennent soin de lui.
ManTe Commune , Zfustela martes. (Linx.)
La Marte commune (Pine-martin) habite les en-
droits boisés, et fait sa proie des lièvres, des souris,
des oiseaux; quand elle est surprise sur un arbre,
ses mouvements et l'espèce de jurement qu'elle fait
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