‹ Voyage de Kalm en Amérique (volume 3)Chapitre 22 sur 22 · DE LUSIGNAN · texte numérisé non relu

DE LUSIGNAN

Environ le 8 juillet 1692 "le Sieur de Lusignan, capitaine réformé, tomba dans une embuscade, en passant par les isles de Richelieu, et fut tué à la première décharge." (Charlevoix, Tome 2dpage 115.)

Après avoir cité ce texte, Le Commandeur Viger, dans une dissertation très intéressante, sur la famille de Lusignan, prouve que cet officier s'appelait Paul Louis Dazemard, Sieur de Lusignan ; qu'il épousa à Champlain, le 5 février 1689, Madlle. Jeanne Babie, et qu'il était originaire de la Rochelle.

En 1691 il eut un fils qui fut aussi nommé Paul Louis Dazemard, Sieur de Lusignan. Ce fils fut marié à Montréal, le 18 janvier 1722, à Délie Marguerite Bouât. Il était alors enseigne d'une compagnie du détachement de la Marine. En 1733, il obtint de MM. do Beauharnois et Hocquarl. la concession d'une seigneurie d'environ 2 lieues de front, sur 3 lieues de profondeur, dans la baie de Missisquoi, au Lac Champlain, concession qui fut ratifiée par le Roi, le 8 février 1735.

Cette même année, 1735, le Sieur de Lusignan, qui était alors dési comme lieutenant des troupes, fut détaché pour commander à la rivière St. Joseph, (Illinois) d'où il est revenu en 1739.

Après avoir été commandant au Poste ou Fort de la rivière 8t. Joseph, de 1735 à 1739, Paul Louis Dazemard, (ou d'Asmard) Bcr., Sieur de Lutignan, seigneur d'une seigneurie dans la Baie de Missisquoi, était commandant au Fort St. Frédéric, en 1749, lorsque Kalm le visita.

Bn 1759, M. de Hourlamaque, brigadier, en repliant les troupes de la frontière, le 28 novembre, sul l'ordi e de laisser 300 hommes d<- garnison

limandes par le Bieur de Lusignan, capitaine des troupes de la Manne, dans un fort de pieux construit à la lin de la campagne, au milieu 'I retranchements de l'isle aux Noix.

Le 29 août 17C0, le Fort 8t. Jean lui brûlé par II. de R iquemaure. L'armée anglau - la destruction du Fort. On

renvoya un détachemenl s'emparer du Porl Chambly situé aux bas des rapides et dont les fortifications en i lerre a 'étaient pas capabli d'arréu i une armée. !,»• Sieur de Lusignan, ancien capitaine de la colonie, en était le commandant. Il attendit pour m rendre qu'il j eut du canon de | L'armée prit le chemin d< il le, R. B,

Note B (page 5).

Rolland Michel Barrin, comte de La Galissonnière.

Le Roi avait nommé, par commission du 15 mars 1746, M. Le Marquis de la Jonquière, pour remplacer le gouverneur, M. de Beauharnois. Il venait en 1747, prendre possession de son gouvernement lorsque la flotte qu'il montait et commandait comme Vice-Amiral, fut attaquée à la hauteur du Cap Finistère et défaite par les amiraux anglais Ansoti et Warren. Ce combat dans lequel le Marquis fut fait prisonnier de guerre, eut lieu le 3 mai. Le comte de la Galissonnière fut nommé parla Cour pour administrer le gouvernement du Canada par intérim, ou durant la captivité du M. de la Jonquière.

M. de la Galissonnière, muni d'une commission du Roi du 10 juin 1747, (et non 1745 comme il est dit à la note de la page 185 de ce volume et dans Feller) dut arriver à Québec le 21 septembre suivant, dans l'un des trois vaisseaux du Roi qui mouillèrent l'ancre le môme jour, puisqu'il est de fait qu'il fit enregistrer sa commission le 25 septembre même, et non le 25 juin, comme dit Smith dans son " Hislory of Canada."

M. de la Jonquière releva M. de la Galissonnière comme gouverneurgénéral, en 1749, en vertu de sa commission première de 1746. M. de la Galissonnière s'embarqua pour France le 14 septembre 1749.

Extrait d'une notice du commandeur Viger sur les gouverneurs du Canada.

Note C (Page 5)

Gauthier.

Jean François Gauthier, premier médecin du roi à Québec, et conseiller au conseil souverain, était né vers 1711. Il mourut à Québec, à l'âge peu avancé de 45 ans : il fut enterré le II juillet, 1756. Gauthier était un savant modeste qui partageai son temps entre l'étude et l'accomplissement des devoirs de ses deux "-barges, importante pour lui, non pas tant peut-être, à cause de l'honneur que de la très modique pension qu'il en retirait.

Comme Sarrazin, qui l'avait précédé dans le même emploi, il attacha son nom à des découvertes botaniques : comme Sarrazin, il était correspondant de l'Académie des sciences. A l'époque où Kalm le rencontra, il était jeune encore, puisqu'il n'avait que 37 ans. Les documents nous manquent pour établir la date certaine de son arrivée à Québec et pour écrire sa vie d'une manière convenable. Nous le voyons siéger au conseil, pour la première fois, au mois de mars 1745. Il est nommé plusieurs fois rapporteur dans des causes criminelles, portées en appel devant cette cour suprême, ce qui prouve la confiance que ses confrères avaient dans sa capacité. Nous croyons qu'il mourut victime de l'épidémie causée par le Léopard, une des frégates de l'escadre qui amena Montcalm. En un clin d'oeil, les

hôpitaux furent encombrés, le commandant, le lieutenant et l'aumonier du Léopard moururent, et au 20 juin, il y avait encore près de 300 hommes malades. Dans ce cas, M. Gauthier aurait eu le même sort que plusieurs religieuses de l'Hôtel-Dieu et de l'Hôpital-Général dont il partagea le dévouement.

Nous croyons qu'il avait épousé une Délie Tarieu de Lanaudière de la Pérade. Du moins, assistant — 27 juillet 1754 — au mariage do Dame Magdeleine Coulon de Viliers il est qualifié de cousin de l'épouse, en même temps qu'on désigne comme cousine, — et elle l'était en effet — Dame Marie Anne de la Pérade, laquelle signe Lapérade-Gauthier.

(II. A. Verreau.)

Le Dr Gauthier était un botaniste distingué. Son nom a été donné par Linné, d'après Kalm, à un genre important d'arbrisseaux du continent de l'Amérique, à fleurs en grappes terminales appartenant à la famille des Ericacées. Lagaullhérie du Canada, gaultheria procumbens, petit thé, thé de montagne, thé de merisier, a des fleurs purpurines auxquelles succèdent des baies d'un rouge écarlate qui sont comestibles. En France on extrait des fleurs de cette plante une huile essentielle qui est employée en parfumerie. M.

Note E (Page 28).

Amirauté.

La remarque de Kalm est trop générale et elle ne commence à se vérifier que sous l'administration de M. de Maurepas, comme on peut le voir par l'extrait suivant d'un ouvrage presqu'officiel :

"Les trois gouvernements généraux de la Nouvelle-France, ou de l'Amérique française, sous le ministère de M. le Comte de Maurep 8 rétaire d'état de la Marine et des galères du Roi, sont remplis ordinairement par des officiers de la marine; et toutes les troupes du Koy qui sont dans ces pays avec leurs officiers, sont détachés des compagnies franches de la marine, qui résident dans les ports de France, aux ordres de Mgr. le comte de Toulouse, Grand-Amiral en IG83, et Mgr. le Duc de Penthlèvre, fils de S. A. S. en survivance, du premier Janvier 1734."

Plan des principa'cs villes maritime*, etc.; par Léman de la Jaisse, Paris.

En effet, M. de Maurepas parvint su ministère de la marine en 1723, et

à partir de cette époque jusqu'à la conquête, tous les gouverneurs furent

choisis dans la marine. II. A. V.

Note F (l'âge 'M)

En 1G9'«, V) Sept. Louis de Gannes, Ecr., sieur de Falaize, Lieutenant de la Marins en . demanda (,t obtint la concession de la Beigneurie

• i- st. D-nis, ainsi décrite dans les documents relai su régime

féodal.

" Les dites 2 lieues de terre de profondeur derrière la terre et seigneurie de Contrecœur, sur toute la largeur d'icelle, qui est de 2 lieues, laquelle profondeur passera en partie au delà de la rivière de Chambly * *, avec les isles et islets qui se trouveront dans la dite rivière de Chambly *, en propriété à toujours, a titre de fief et seigneurie, haute, moyenne et basse justice avec droit de chasse, pescheet traite avec les sauvages dans toute l'étendue de la présente concession."

Le 12 sept. 1745, MM. de Beauharnois et Hocquart écrivant au comte Maurepas, dans un rapport sur les affaires de la colonie, faisaient la mention suivante :

«Le Sieur de Garnies l'un des capitaines d'infanterie qui sont restés à l'Isle Royale jusqu'à l'évacuation complète, par une lettre du 22 juillet, nous a communiqué la même nouvelle que le Sieur Iriard." Il s'agissait des mesures que prenaient les Anglais pour opérer contre la colonie française. Paris documents de 1745 à 1778.

Dans un journal des opérations militaires durant les années 1745 à 1746 on lit la note suivante :

" 30 Sept. Nous apprenons que M. de Garnies, Député-Gouverntur de Montréal, est mort le 26 de ce mois."

Dans un journal des événements survenus au Canada de 1746 à 1747 on lit ce qui suit, à la date du 1 No. 1747 :

"Jean Gannes, ci-devant contre-maitre du vaisseau St. Joseph, de St. Malo, commandé par le Sieur Georges Deshayes, est arrivé de Terreneuve dans un bateau avec 19 hommes appartenant à l'équipage du dit vaisseau Ce qui suit est extrait de son journal :

" Le 20 Sept. Vent S. 0. on apperçoit au havre de Grillet, à dist nce d'une demie portée de canon, un vaisseau de 64 canons, 3 frégates de 28 à 30 canons, et une goélette de 14 canons, tous occupés à sonder les environs du havre ; il était 8 heures du matin ; après avoir examiné la profondeur de l'eau, ils commencèrent à explorer les deux chenaux du havre sur l'espace de 6 lieues, sans mettre les voiles. Le soir le grand vaisseau fut mis en position d'attaque ; ce qui détermina les 3 capitaines de L'heureuse Marie, Le Sauveur et le Joseph, h dépêcher un officier avec offre d'une rançon à bord du vaisseau anglais ; mais le commandant refusa de l'écouter. Le Sieur Deshayes et les autres capitaines résolurent alors de se rendre, et lui, (Jean Degannes) et 19 hommes laissèrent Grillet le même soir, dans un bateau avec quelques provisions pour Kerpont où ils prirent une double chaloupe qui les conduisit à Québec." Paris Documents.

Charlevoix parle d'un M. de Gannes qui servait comme officier sous M. de Villebon en Aca<iie, et qui se distingua à la défense du fort de

Naxoat, assiégé par les Anglais en 1696. Il mentionne aussi l'arrivée du Sieur de Falaise, venant Je Québec, pour avoir pris part à la défense de Naxoat.

Pages 183 à 184 Vol. II.

— M. Paul Thos. de Gannes Falaise, Ptre., arrivée au Canada le 28 Août 1731, et parti le 6 Oct. 1743.

Liste chronologique des fviques et prêtres du Canada. R. 8.

Note G (Page 52)

Château Yaudreuil. Ce château construit à l'endroit qu'occupe aujourd'hui la Place Jacques-Cartier, a existé jusqu'en 1803. Voici une note extrait de Y Album des Souvenirs Canadiens de feu le Commandeur Viger qui donne les dates de sa construction et de sa destruction, ainsi que sa dernière destination :

"Inscription trouvée le 15 Mai 1806, sous la première pierre de l'angle " sud-est de l'ancien Château Yaudreuil, à Montréal, employé comme u premier Collège de cette ville, du 1er. Oct. 1773 au 6 Juin 1803 qu'il fut " détruit par le feu.

Cette pierre * a esté posée*pAr*Dame*Lovise-Elizabeth* Jovabere * Femme * de * Havt * et pvissant * Seignevr* Philippe * de * Rigavd * Chevalier * Marqvis * de Vavdrevil * Grand * Croix * de * St. Lovis * Govvernevr * Lievtenant * Général * povr * le * Roi * de * tovtte * la* Novvelle * France * Septentrionale *

En 1723* Le* 15 May*

8ept Maison* apparlien* à Monsievr* L<:* Marqvis* de* Vavdrevil*

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