XV. Antoine V l5i
XVL Charles.
44 VOTAGB D£ LA GrIICE.
fectéps aux temples i\es dieux et des déesses, ne se reiid«'tient au ParthctioUy aux temples de Thésée, de Jupiter olympien et au Panthéon d'Hadrien, qui avaient été convertis -en églises, que montés sur des chars attelés de chevaux blancs et entourés d'un clergé magnifiquement vétu. Les archontes, rivalisant de luxe, entraient dans la nef des églises sur des coursiers, dont ils ne descendiiient qu'au pied des stalles qui leurétai( ut réservées. Les dames athéniennes , escortées d'eun uques , se faisaient porter en litière jusque dans les galeries des édifices saints, où elles mêlaient leurs battements de mains à ceus^ des assistants qui applaudissaient les orateurs sacrés et les jeunes diacres qui dansaient le mieux devant les autels du 5>eigneur.
Telle était la dissohilion des uiœursau sixième siècle, temps où Justinien donnait des lois à soixante-quatre provinces et à neuf cent tiênte- cinq villes. Quatre-vingts places fortes qui bordaient la ligne de la Save et du Danube et plus de six cents donjons qu'd fit élever ue purent empêcher TAttique d être envahie par les Bar^ bares du nord. Peu de temps après Athènes fut oubliée. Mais tandis que l'histoire garde le sdence sur cette ville, les actes des conciles et ceux de la daterie du patriarche de Constantinople nous font connaître que la religion chrétienne coiainua d'y fleurir. En 1083 on vit quelques Grecs Athéniens se rallier aux drapeaux d'Alexis Gomnène, qui fut battu devant Dyrrachium et ensuite dans la plaine de Janina, où son armée fat défaite par Robert, duc des Normands.
Nous ne rappellerons pas comment Tempire d'Orient . ayant été partagé en 1 ao4 par les croisés, on vit « trois mois après la conquête, les barons, accompagnés de