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résulte point de dommage pour la santé : on rst obligé tout au plus à rester dans sa chambre avec les croisées fermées, et en prenant cette précaution, on jouit d'une fraîcheur qui contraste agréablement ayec la chaleur de Tair extérieur. ^
Si Ton compare entre elles les températures des principales villes de TËurope, pour chacun des mois de l'année, on trouvera que Tété de Palerme n*est pas ausM chaud que celui d*autres Tilles qui , à circonstances égales , ne jouissent pas tous les jours comme celle-là du bienfait d'un vent de nord-est qui s'élève à neuf heures du matin et De finit qu'au coucher du soleil. Pour s'en convaiocre, il suffit de dresser une table de la température moyenne répondant aux diverses latitudes.
M. Gacciatore établit en outre une théorie toute nouvelle sur la cause de la différence des climats, et il fait intervenir dans ses calculs un élémeot que personne jusqu'il présent n'avait soupçonné. Comme, sans me croire juge conipétent en pareille matière , cette théorie me parait susceptible de doute et de discussion , je n'en parlerai point non plus que de la formule qui l'exprime: je m'en tiendrai aux observations faites avec soin et d*one manière suivie dans plusieurs villes, et je réunirai leurs résultats dans les tables ci-après.
Pour plus de commodité, M. Gacciatore Indique les températures en degrés du thermomètre météo*
TEHPÉRATOBS DE PAL£RXE. ^3
rologique, d'un usage plus facile : au niveau de la nier , cet instrument marque cent degrés à la glace fondante et deux cents à l'eau bouillante; ainsi M. Cacciatore évite rinconyénient qui résulte de l'emploi des autres thermomètres, pour lesquels on est obligé de se servir du signe négatif moins (— ) lorsque la température est au-dessous de la glace fondante, et du yosiiïf plus (-*-) lorsqu'elle est audessus; il y réunit cependant les degrés correspondants de Réaumur.
Presque toutes ces températures sont déduites de plusieurs années d'observations. Celles de Palerme ont eu lieu pendant quarante-deux années, celles de Milan pendant cinquante-quatre; celles de Rome, de Vienne, de Paris et de Copenhague pendant douze ans; pour Naples seulement, M. Cacciatore n'a pu se procurer la température moyenne des mois que pour l'année 1811 ; il Ta tirée d'un mémoire du savant archidiacre Cagnazzi qui fait partie du premier volume des Mti deW uicademia délie sdenze.
La première table donne les températures moyennes mensuelles.
La seconde la moyenne mensuelle des maœima.
La troisième la moyenne mensuelle des mi* nima.
Elles ont été toutes calculées d'après la moyenne de la chaleur de chaque jour.
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TABLB de la température moyenne pour chacun des mois de Vannée dans les villes dePalerme, Naples^ Rome et Milan.
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