HEURES
THEEMOHÈTRE
THERMOMÈTas
MOIS
des
mé|,éoroto-
de
OBSBRTATIOnS.
gique.
Réaumur.
Août.
du matin. . .
midi.
2 aprèi midi. •
9 du soir. • . •
minuit
^•mtm
midi
4 après midi. .
7 8/4 du soir. .
mimiit
8 3/4 du matin.
a après nûdié .
^sBmaaB
Il résulte de ces observations :
1° Que le yraî siroco de Palerme ne se prolonge pas au delà de soixante heures.
2« Que rarement le siroco élè?e à Palerme la température de l'atmosphère au delà de cent trentesept degrés météorologiques;
3<* Que le thermomètre ne reste pas à cette hauteur pendant toute la durée du vent, mais seulement pendant peu d*heures et vers midi.
4® Qu'à l'exception de ce court intervalle la chaleur rentre dans les limites de température que Ton a souvent à Naples et à Rome , et que pendant la plus grande partie du temps que le siroco a soufflé, le thermomètre est demeuré au-dessous de cent trente-deux degrés météorologiques.
8IR0C0 DE PALERHE. 917
^« Qu'il est très-rare que le vent de siroco soit fort incommode par sa violence. Il soulëye tout au plus un peu de poussière sèche et très- chaude qu^on évite en se tenant renfermé.
6® Que le baromètre se maintient â peu près à sa hauteur moyenne, ce qui indique que le poids de l'atmosphère ne subit aucune altération notable, et par conséquent que le corps humain ne peut pas soufiFrir des effets du siroco. Les vents qui sont contraires à la santé sont ceux qui font descendre ou monter brusquement le baromètre , car les dé* placements soudains qu'ils opèrent dans l'élément qui pèse sur nos poumons, influent de telle sorte «sur nos corps qu'il n'y a que peu d'individus qui n'en éprouvent point des conséquences funestes. Tels sont surtout les vents du sud-ouest et du nordouest lorsqu'ils alternent entre eux. Les rhumes , les rhumatismes , les ruptures des vaisseaux , les morts subites, sont la suite fatale du changement ra{>lde qui s'opère dans le poids de l'atmosphère , et que ces deux vents amènent plus souvent que les autres. Le siroco n'a jamais eu et ne peut pas avoir de semblables résultats. De l'ennui, de la chaleur et un léger sentiment de faiblesse phy<sique sont les seuls inconvénients que produisîe ce vent.
7"* Les arbres , les fruits et la végétation en général ne souffrent pas beaucoup du vrai siroco ;
910 T«fA6« in 8KUU«
les léfwtie» seuls s« M\rÏ9mn% fudque pti>« Le vérttaUo ^ofip li*«st fNM viol^il; sestMirWHMs 80Dt ^us sf Dfibks ^r lettr «Ml^ifr que f«r lew impétuosité. Les yeftts lris-f«ffta, ceux qui por(«»t le tstag^ <laM las ekaops^ wm^nt d*un antre côté; e^e»! surtout du ^ud^uest qu'ils vknasol, leorsrsfsks soald« toutes les saîsanseiiHii's^ bien plus aux récoltes ^ pendant l'été» par leur force que par leur cbaUurt
H^ 11 faut distiuguer le» ▼sots du si|d««st ousî^ roco de ceux du sud-cfuest^ que Foq eqnfoBd g^uéralement avec eux, Geux«-cî sont aussi très^bsudi, quoiqu'ils n'aient p9S Is température élerée dp siroco; mais ils sont souvent tfàs-violeuts et caoseut d0 gràods domqiage#*
9® Peut-être le siroeo «st-ii le d^uîer terme du terrible sMm ou kanum de T^pte^ qu'on ap<pdle eu Afrique simwm ou samiei^ Le peu dc Titesse ,e| de force qu'a le vrai siroeo; sa duréfi qui De dépasse pas soixaolp heures; sa rareté} la poussière trèstgue qu'il dopose sur les feuilles dsi arbres et sur le Terre et qui a été reconnue différer conapléteineDl du sable ei de la terre de la Sîciif $ la ebaleur aride qu'H produit dsiv l'^irt Tout Mt soupçonner à M« Csi^oiatore , ahiai qWon peut Is Toir dans son ouvrage dei real observatario (} voL ia-fol, , Pftiermo 1i%%l)^ pi^e 4Q de l'appendice. Les colonnes primitives, si vi^enfefi el mortelles
dnia lès désms où «lie» fM'cûtiMi^ le«r orif^itle, pofv^ffU )»jtr la M'oe ^e rkttfHlsV)! qu'tlled ont reçii€.pMèei> «nnlliMtii 4e 1a in«r ifti sé^>e f Afrique de là Sidie» Le tûiotiqm , dont <ll«i ioaUt»^ tentent Mtoit^eB^ dciit d^s ee m iMÉetier tioe gfMide ikrëp#rtUiHi é ^ ««iril^«s de la mer, et «es t«{)Cur9 à«mxA resKf tuspendues dam les eouralit» MéWevrsilescolMiiies aiicfteiimSé filles sont doMlittttides et Vrviiieiises^ laeis tiHifoUrs ti^oàatides lorsipiViAles sHi^efit itttnédfotemefit de U mer et qit'dies «nvotiissetit le Ifttaràl de la Sldle BSêrîdmsâe, de la Golaki; et de la pmrvltice dXMftiile:) etc. Mais eti ailirant leur «eoiirs «ttr ia terne ettes «ont se heiimer à «des ehauips fortameiit ëekatii^ pwt le «oleil , sur qai eUe# abatidoaoeiit km v«fie«Mrs fttVttes tenaieiit siispeiidves , et après hr ipréeipîtstiea dea(|iielles elles rentrent 4aiis lecnr état constitutif. 3)ép9oiiiée« idors des rapetirs fu'^» ataseot enlevées à la mer, elles appoHefit à Palerme et dam les for l^ nord de flfe un «rent «Me et bMaÊt4ft par oonsé^entctn oettftuit d'air WÊèU d'une p«ossîèr^ eècbe , ira peu incommode ft krespiri^n, maïs «mièrement purgée îles qualités pemietenaes «qui d eon point de départ sont si fatales aux hommes et aui animaux.
Aussi, loin que le sîroco soit un objet de crainte à Palerme , il est désiré non-seulement par quelques Siciliens, mais encore par des étrangers. 11
220 VOYAGE EN SlCaS.
rétait surtout par un médecin anglais qui s'y était établi, et qui y mourut :1e docteur Thompson, qui ayait été professeur à Oxford ou à iàivakonrg, homme très-savant , fort instruit surtout en anatomie et en histoire naturelle , venu à Palerme pour la première fois en 1799, à la suite de l'ambassar deur de Russie; il en repartft arec celui*ci, et au premier retour de la cour à Naples, il revint ï Palerme. Des observations particulières lui avaient appris à présager l'approche du siroco. Dès que le vent se faisait sentir, le docteur Thompson se renfermait chez lui et gardait la chambre pendant toute sa durée. Là , quittant tout ses habits et entièrement nu , il se couchait par terre sur un épais tapis, la tète posée sur un coussin. Près de lui il tenait d'un côté un vase rempli d'eau et une grande éponge que de temps à autre il passait imbibée sur toutes les parties de son corps, qu'avec une autre éponge il essuyait légèrement. De l'autre côté il Faisait placer un bol de punch dont il buvait de petites quantités. Il assurait que dans cet état, les sensations que le siroco lui procurait étaient si agréables qu'elles surpassaient les délices que les disciples de Mahomet peuvent se promettre entre les bras des houris.