‹ Voyage du T.R.P. Louis Soullier en Amérique [microforme]Chapitre 80 sur 83 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

Les fêtes que nous venons de décrire furent comme la cérémonie de clôture de ce grand voyage. Six jours plus tard, nos vénérés voyageurs s’embarquaient à New-York. Ils rentraient à Paris le premier dimanche d'octobre, fête du très saint Rosaire. Ils étaient partis six mois plus tôt, jour pour jour. L’itinéraire, savamment organisé, avait été rigr'reusement suivi, et cette campagne stratégique, réglée au jour e: à l'heure, avait donné une grande épargne de temps, sans souffrance pour l'œuvre de la visite. Seuls, les voyageurs portaient le poids de ces courses incessantes. Ils n’en étaient heureusement pas à leur coup d'essai, et la Providence leur conserva, au milieu de ces fatigues, les forces nécessaires.

Au Chapitre dernier, après l'élection du Supérieur général, le regretté P. Martinet, en présentant à la Congrégation le nouveau chef de la famille, lui appliquait le mot de l’Ecriture : Stetit et mensus est terram, qu'il traduisait : Mensus est terram, et non stetit, il a fait le tour du monde, et il est prêt à le recommencer. Aujourd’hui c’est fait, et très heureusement. Dieu en soit loué, et aussi notre immaculée Mère !

C'est le cri qui s’échappait de nos lèvres et de nos cœurs en recevant le Très Révérend Père à sa rentrée à la maison générale. Les deux communautés de Paris l’applaudissaient, au nom des maisons d'Europe, et de même, au nom des Missions Etrangères, les jeunes Pères qui allaient bientôt s'envoler, comme des anges de paix, aux quatre coins du monde. Le R. P. Anger, pro-directeur de la Sainte-Famille, de son côté, représentait de nombreuses et ardentes sympathies, de filiales impatiences enfin calmées au retour du « bon Père. »

On était à l'heure de midi, et le chef de la famille put voir avec joie les fils qui entouraient la table paternelle. Après le diner, le R. P. Augier prit la parole. En des accents émus, inspirés par sa

Vic:

religion et son amour, il dit notre bonheur à tous de nous retrouver après une si longue absence. Rappelant ensuite le mot de notre bien-aimé Père à son départ, il lui assura que le gouvernail du navire avait été entre bonnes mains, et que les espérances du capitaine n'avaient pas été déçues par le pilote qu’il nous avait laissé. On accueillit ces paroles et l’on félicita le vicaire général par des

applaudissements cha- D mm mis meshsmmt. | VOUTÈUX QUE: NOUS ne nous rappelons pas sans tristesse, aujourd’hui que la mort nous a ravi le Père Martinet.

Le T.R. Père Général répond en remerciantd’abordle R. Père Vicaire, et en nous disant les consolations de sa visite. Ces consolations lui sont venues d'abord des membres de la famille:

« J'ai trouvé en eux, dit le Très Révérend Père, de véritables ser = Gblats. » Elles sont

Le R. P. MARTINET venues des popula-

mort assistant général de la Congrégation, tions qui ont fait par- Vicaire général durant le voyage du T. R. P, Soullier -di

en Amérique. tout le plus cordial

accueil au Supérieur général de leurs missionnaires. Ces manifestations universelles ont prouvé combien l’action de nos Pères là-bas a été profonde, quels sentiments de , vénération, de reconnaissance, d’affection, ils ont su conquérir | dans les âmes, et combien notre Mère la Congrégation est partout respectée, honorée, aimée. Les ovations des catholiques, le respect et l'estime des protestants, marquent les progrès de la foi pour le passé et justifient pour l'avenir les plus belles espérances.

Aussitôt après son arrivée, le T. R. Père Général en avisa le Cardinal Préfet de la Propagande, et lui rendit compte de sa visite par la lettre suivante :

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