‹ Voyage en AbyssinieChapitre 47 sur 64 · L. 0,023; env · texte numérisé non relu

L. 0,023; env

D'un noir foncé. Tête presque rugueusement ponc-

tuée, yeux très-fortement échanerés, antennes d'un brun foncé, les 2 premiers articles un peu rougeâtres ; épistome d'un testacé roux, bi-épineux à l'extrémité. Dans le mâle, thorax finement rugueux; métathorax ridé transversalement, bidenté de chaque côté en arrière. Abdomen rétréci à la base, acuminé à l'extrémité, couvert d'une pubescence noire veloutée, et d'une ponctuation éparse au milieu, plus serrée sur les côtés; les trois premiers segments noirs, les quatre derniers d'un jaune orangé vif; deuxième segment deux fois aussi long que le premier, plus long que les quatre derniers réunis, offrant en dessous dans le mâle une large dépression terminée en arrière par une carène transversale, échancrée au milieu. Ailes brunes avec un beau reflet bleu d'acier, pattes noires. La femelle diffère par les antennes testacées, d'un brunâtre clair à l'extrémité, par le dessous du second segment abdominal qui est arrondi et simple, et par son épistome coupé droit à son extrémité.

Cette espèce ressemble extrêmement à la Sî/na^m calida(Fâhr.)du Sénégal ; maisdans cette dernière, le dessous du deuxième segment abdominal offre deux épines aiguës, et le quatrième segment est noir au milieu, en dessous; dans la nôtre, le deuxième segment est impressionné au-dessous, le bord postérieur est caréné, et cette carène, interrompue au milieu, est munie de deux tubercules au lieu d'épines; l'abdomen est plus large, plus court et moins rétréci en arrière. MM Reiche et Fairmaire ont donné une figure au trait de la tête et de l'abdomen du mâle de cette espèce dans le

Voyage de MM. Ferret et Galinier, pi. XXIX, lig. 0 et 10.

Synagris CALiDA , Fabr., S7jst. Piez., p. 259, 25; Guér., Icon. règ. anim., ins., pi. LXXII, fig. 3.

(Commune au Sénégal et en Abyssinie.)

Ce genre a besoin d'être étudié sérieusement, et l'on trouvera d'excellents caractères dans la forme du dessous de l'abdomen et dans celle de l'épistome. Nous en connaissons déjà huit espèces, toutes propres aux parties les plus chaudes de l'Afrique.

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