BOMBYX OUBIÉ. PI. XII. F
BOMBYX OUBIE.
B. Alx superioies margine laterali leviter rotundato, angulo interiore valde rotundato, fuscœ, margine omni et nervis squalide ferrugineis, oculo discoidali magno brunneo, nigro, rubro albogne incluso , pupitla hi/alina ; prope basim vitta undulata rubra, medio dilutiore : inter oculum et marginem lateralem vitta arcuata albida intus rubro marginata. Alœ inferiores basi late et pallide rubescentes, etiam cum oculo magno, apice vitta lata fusca, margine squalide ferrugineo. Corpus brunneum; humer is antennisque fere nigricantibus , longe pilosum , abdomine pallido annulato.
Corps brun, épais, antennes et prothorax presque noirâtres ; ce dernier couvert sur les côtés de poils serrés, roussâtres, qui se prolongent surtout sur la base des ailes inférieures ; abdomen annelé de roussâtre. Ailes supérieures brunes parsemées d'atomes roux, nervures et bordure rousses ; sur le disque plus rapproché du bord antérieur, un grand œil brun velouté avec la pupille diaphane, cerclé de noir, de rouge et de blanc : ce dernier anneau est bordé d'une faible ligne rougeâtre ; entre cet œil et la base de l'aile une bande sinuée, rougeâtre, plus pâle au milieu ; entre l'œil et le bord externe latéral une bande fortement arquée en avant et en dedans, blanchâtre, bordée de rougeâtre en dedans.
Ailes inférieures ayant les deux tiers rougeâtres, avec un œil semblable à celui des supérieures, un peu moins arrondi, à bande rouge plus large ; l'extré-
mité forme une large bande brune, parsemée d'atomes roux, et bordée d'une marge rousse, avec les nervures de même couleur; cette bande brune est séparée de ia partie rougeâtre par une bande d'un blanc rougeâtre, qui est elle-même bordée en dehors par une bande brune. Le dessous des ailes est brun, la base des supérieures est un peu rougeâtre, on y voit les yeux et les deux bandes blanchâtres externes.
Cette belle espèce, à laquelle nous avons donné le nom d'un roi d'Abyssinie, a beaucoup d'afiinité avec les Saturnia Bellina, Hersilia et Menippe de M. Westwood {Proceed. Zool. soc. Lond., 1849, p. 33 à 61, pi. VIII et IX) qui viennent du port Natal et du Congo, mais elle se distingue par les lignes jaunes et ses nervures et par plusieurs autres caractères aussi tranchés.
Saturnia mimos^e. Boisd., Voy. de Delegorgue, vol. Jl, p. 600.
— Reiche, Voy. de Ferret et Galinier, pi. XXXIII, fig. 5, 6, 7 .
— Westw. , Proceed. Zool. soc, 27 mars 1849, p. 33. — Angas, Zoolu. Moths, fig. 18.
Cette espèce est évidemment la même que celle dont M. Signoret a présenté le dessin à la Société entomologique de France dans la séance du 8 octobre 1845 ( 2* série, t. III, p. 97). On l'a trouvée sur divers points de l'Afrique et jusqu'en Abyssinie.
Nous devons à l'obligeance de M. Becker quelques cocons de ce magnifique Bombycite, et nous avons fait à leur sujet une observation qui nous paraît neuve. Ces cocons sont composés d'une soie abondante, d'un gris très-brillant, d'une texture très-solide et dont nous avons pu obtenir une bourre assez belle. Ce qu'ils
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ont de remarquable c'est que la chenille leur a ménagé un grand nombre de trous ronds, situés surtout vers les extrémités et formant deux espèces de couronnes. Dans quelques-uns de ces cocons, on trouve, outre ces trous des deux extrémités, un grand nombre d'ouvertures semblables dans toute leur longueur, mais sur un côté seulement.
M. Delegorgue nous a donné deux de ces cocons arrangés en tabatières par les Cafres. Ces cocons sont attachés à une petite corde, tronqués à une de leurs extrémités qui a été bouchée par une petite rondelle de bois.
Ces cocons, quoique fermés aux deux bouts, ne pourraient être dévidés dans l'eau, comme ceux de notre ver à soie domestique, car les trous ménagés par la chenille qui les a construits laisseraient entrer l'eau dans leur intérieur, ce qui les emplirait et les ferait couler au fond du vase.
La chenille de ce Bombyx vit sur des mimoses trèscommunes dans toute l'Afrique intertropicale. Suivant M. Delegorgue, qui a bien voulu rappeler ses souvenirs à notre prière, elle serait très-grande, d'un beau vert diaphane avec les côtés ornés de plaques nacrées que l'on pourrait comparer à du mercure solidifié.
Cette belle espèce doit être placée à côté de la Saturnia Mittrsei, que nous avons décrite dans la Revue zoologique, 1847, p. 230, sous le nom de Bombyx Mittrœi, après en avoir fait mention, en 1 846, à la Société entomologique, dans sa séance du 25 novembre 1846 {Rev. zooL, 1846, p. 129). Elle a aussi beaucoup
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d'affinité avec la Saturnia Leto , des Indes Orientales, décrite par M. Doubleday, dans les Transactions de la Société entomo logique de Londres, vol. V, partie VII, procès-verbaux li, et figurée à la planche XV.
Saturnia Apollinaris, Boisd., Voy. de Delegorgue, t. Il, p. 601. — Aphelia Apollinaris , Westw., Proceed. Zool. soc. Lond., 1849, p. 33 à 61.
Nous avions déjà figuré cette curieuse espèce sous le nom de Bombyx Balamoal dans notre atlas, pi. XII, f. 3, 4, quand M. Boisduval l'a publiée dans le Voyage de Delegorgue. Nous nous empressons d'adopter le nom qu'il lui a donné et qui a été reproduit par M. Westwood.
Erebus magus, Guér., Icon. R. A., Ins.; texte, p. 521.
(Commune à Madagascar et dans l'Abyssinie.)