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Il est un peu recourbé à l'extrémité , mais pas tant que celui de l’Alouette Africaine. La couleur générale du plumage est un brun de sable grisâtre, de sorte qu'il est trés-difficile de distinguer cet oiseau du sol, dans le désert. Les plumes des parties voisines des yeux, et celles du dessous du bec et de la gorge sont blanchâtres. Il en est de même de celles du ventre et des cuisses, des couvertures de dessous J'aile, de la base des premières pennes et du bout des secondaires. Il ÿ a une teinte de crême sur le ventre. La partie supérieure de la poitrine est traversée par une sorte de barre beaucoup plus claire que Île dos. Les scapulaires et les couvertures supérieures des ailes sont d'un brun clair , bordé de blanc sale.
Les deux premières pennes externes sont obscures, et la troisième , à près d’un pouce de la base , est bordée de blanc sur la barbe externe, et a une grande tache blanche sur la barbe interne. Les autres plumes ont les deux barbes blanches dès la base , et la dernière a une large bordure d'un brun pâle à l'extrémité, principalement sur la barbe interne.
Les deux premières pennes sont beaucoup moins sombres que les autres. Les secondaires sont obscures et blanches à la base , bordées extérieurement et profondément sur les barbes , de façon à former deux barres à travers cette partie de l’aile quand elle est déployée, et à paraitre comme deux petites taches quand elle est pliée. Les deux plumes du milieu de la queue sont d'un brun très-clair , et ont une large bordure de la même couleur de sable
APPENDICE. 37r que le dos. Les autres sont d’uneteinte sombre. La barbe externe de la plume la plus externe est presque blanche. Les jambes et les pieds sont d’un blanc jaune trés-clair. Les pieds principalement ont un air calciné. Les griffes sont couleur de corne pâle, et le talon est assez court, est fort et lécerement courbé , et a le bou blanchâtre.
JE regrette fort que des occupations plus en aient empêché sa seigneurie de compléter cette liste ; mais comme elle a bien voulu me donner le dessin du N.° 55, que je crois appartenir à un nouveau genre, j'en
lacerai ici une copie, sous le nom d’£rodia Amplhilensis (Voy. pl. XXXI). La première fois que nous vimes cet oiseau , mes compagnons de voyage et moi, nous le jugeâmes très-peu commun; car nous ne nous souvenions pas d'avoir jamais rencontré son semblable. Je terminerai ici mes remarques sur les oiseaux d'Abyssinie.
Le seul insecte que j'aie jugé digne de remarque est la Sauterelle Abyssinienne. Un celébre voyageur étranger a, m'a-ton dit, exprimé récemment des doutes sur les dues de commettre de grands dégâts , qui sont attribuées à cet animal. Je puis assurer positi-
vement, tant d'apres le témoignage de mes *
propres yeux que d'après le rapport de plusieurs personnes avec qui j ai conversé sur ce sujet, que l'insecte représenté sur la planche ci-jointe (Voy. pl. XXXIT) est la seule espèce qui commette ces affreux ravages. Je puis même ajouter que , tandis que j'étais à Bombay, on envoya du pays haut, à M. Duncan, pour qu'il les examinât , quantité d'insectes de cette même espèce, qui avaient dévasté de
grands espaces de terre dans l'intérieur du
pays.
La tête et les épaules de la Sauterelle Abys-
sinienne sont défendue$ par une épaisse coquille ou case. Celle de la tête est de couleur de gris de plomb, entremélée de rouge , lorsque l'animal est vivant , la plaque de l'épaule étant d'un rouge brun tacheté de blanc , uni en avant et raboteux sur la partie antérieure. L’œil est d’un jaune brillant , avec trois barres noires qui le traversent. Les antennes sont noires. Les ailes sont d’un brun jaunâtre; le bas a une belle teinte de pourpre, et le tout est semé de taches noires peu apparentes. Les jambes sont, en-dehors, couleur de gris de plomb ; et la partie supérieure tire vers le noir. Les pièces qui les composent sont noires, mais d’un pourpre brillant en dedans de la seconde jointure, et les piquans de couleur d’écarlate avec un bout noir. Les extrémités sont composées de coquilles triangulaires formant deux griffes acérées et ayant au milieu un nœud rond et poli. Le corps est renfermé dans sept anneaux, quisemboitent l’un dans l’autre,
et le ventre est couvert par un même nombre de segmens d’une substance plus molle. La bouche a quatre antennules, dontles deux plus en avant ont cinq jointures ; les deux derniers n'en ont que trois. Une nuée de ces insectes couvrait une des îles Amphila, tandis que nous étions dans le Port Anglais.
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