VOYAGE CHINE
En 1834, laplèci* Je grlv-lonz-cluth valait.
mi de fr .
fr.
J84tl,-
1844 (décembre],
, 1845 (janvier).
En ecplembie 1845,
Le pris
' de 1 fr. 50 ne s’esl pratiqué que pour de la iiiar-
cbandiM) avariée, ou de qualité tout à Tait baa«e. 8
En octobre 1815,
En novembre 1845, le
China-mail cotait les long-
eloUis grU perant 3
kilog. 40, second choix.
ou 14
El lés sortes supérieures, du (wids de 4 kilog. 10,
ou 16
Ces derniers prix se pratiquaient dans, les opérations d’échange en thés au cours de la place. •
D’après les chiffres précédents, on peut évaluer la inoyenne'des prix des calicots écrus à Canton, eiH845, à 2 piastres 70 c. oit W fr. 05 c.. la' pièce, et 0 fr. 425 millièmes le mètre. '
Cet article forme à peu près les trois cinquièmes de l'importation totale des long-cipths, anglais.
.< Il n’est pas rare, à Canton, que les prix des écrus et des blancs présentent fort peu de différence, et l’on y a même vu, en 4844, une maison anglaise vendre ses ■ lông-doths blancs h des prix un peu inférieurs à ceux de scs long-cloths gris de même qualité, à cause de rencombrement du marché. Un fait plus surprenant
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tRTICLES d'importation.
encore, c’est qu’en 18 îo, les Cl^e coton s’y vendaient plus cher, au poids, que les tissus de coton.
Les long'clollis écrus sont tarifés à 1 nièce ou -1 4 centièmes de piastre, soit à 0 fr. 76 c. par pièce, ce qui, au prix moyen de -15 fr. 83 c., représente 5 p. 0/0 de la valeur, à peu de chose près.
Whltr lonK-rlotho ou callroSo blonco.
{En chinois pi-yang-paou.)
D’après M. Mac-Grégor , l’importation des white long-cloths, à Canton, se serait élevée, en -1844, à :
■ 433,778 pièces et 9,^08,298 fr.
ce qui donne pour prix moyen 19 fr. 98 centimes par pièce et 0 fr. 346 millièmes par mètre.
‘ Les Anglais auraient importé :
438,047 pièces de cet article ;
Lés Américains, 6,398 seulement;
Les Hollandais, 300 ;
Les Belges, 300 ; '
Et les lorchas de Macao, 10,153.
On voit que les vvhile long-cloths sont encore un article tout à fait anglais; et, en effet, on ne peut contester aux manufacturiers de la Grande-Bretagne une supériorité marquée de fabrication et surtout de bon marché pour ce genre.
VOTACS EH CUIRK. — T. III. ‘
« Oigitized
TOT AGE E:< chine.
La consommation des long-cloibs blancs anglais, en Chine, est d’environ un tiers moins considérable que celle des gris.
On veut les pièces de cèt article longues de 40 yards ou de 36 mètres 56 centimètres, et larges de 57 à 38 pouces, ou de 94 à 97 centimètres.
Nous avons dit précédemment que la longueur des écrus était de 37 à 58 1 /2 yards ou de 33 mètres 82 e. à 33 mètres 19c., et leur largeur de 39 1 ;2 à 40 pouces anglais, ou de 1 mètre à 1 mètre 2 c. Ce dernier article est donc plus large et moins long que celui qui nous occupe. Cela s’explique parfaitement. Les long clolbs blancs éprouvent du retrait dans le sens de la trame et de l’allongement dans celui de la chaîne, par les opérations du blanchiment et de l’apprêt. Mais il n’y a point de différence sur le métier.
Ce que nous avons dit des cJiefs d’or et d’argent pour les écrus, s’applique également aux whUe long-cloths.
Les calicots blancs que les Anglais envoient en Chine sont généralement de qualité supérieure. Ils sont assez souvent désignés sous le nom de while shirting» ; il ne faut pas les confondre avec les sheelings, genre tout différent.
On les expédie par 30, 40, et le plus souvent 30 pièces, dans des caisses de fer-blanc parfaitement fermées et placées dans d’autres caisses en bois.
En 1 830, la pièce de white loug-clolh volait de G à 7 piastres, ou de 32 à 58 fr.
ABTICLES D’iaiPOHTiTIOB.
Depuis >1850 jusqu’en décembre -1844, le cours en a Tarié de 5 p. 50 à 5 p. Dans l’annéç 4845, il a subi les modifications suivantes :
Janvier, 5 p. a 3 p. 45, ou 46 ftr. 30 c. à47 40 c.
Septembre, 2 p. 90, ou 45 fr. 75 c.
Octobre, 2 p. 80 ou 45 fr. 20 e.
Novembre, 3 p. à 3 p. 20, ou46 fr. 50 c. à 47 fr.
Commencement de décembre, 2 p. 90 à 3 p., ou 45 fr. 73 c. à 46 fr. 30.
Fin décembre, 2 p. 50 à 3 p. 20, ou 43 f. 57 c. & 47 fr. 38 c.
On peut considérer le prix de 46 fr. 30 c. par pièce et de O fr. 446 m. par mètre, comme la moyenne de
Les wliite long-cloths sont tarifés à 4 mèce 5 candafines ou 0 piastre 24 c., soit à 4 fr. 44 c. par pièce.
En prenant pour base la moyenne des prix de 4844 à 4843, c’est à dire 48 fr. 44c., on trouve que ce droit équivaut à 6 4 j4 pour 4 00 de la voleur.
Si de ce prix moyen on retranche celui des calicots écrus pendant les mêmes années, on trouve pour différence 2 fr. 27 c. Ainsi, une pièce de 55 mètres 65 centimètres se vend habituellement, à Canton, environ 0 fr. 064 m. plus cher le mètre en blanc qu’en écru.
VOTAGE EN CHINE.
Comparauoii de« prix anglais et français.
Des échantillons de calicots anglais de vente courante en Chine ont été soumis à l’appréciation de négociants français possédant une connaissance parfaite de ces articles.
Un échantillon de tissu écru, ayant 20 flis en chaîne et ^ 7 en trame au quart de pouce, tissu dont la pièce de 34 mètres 50 cent, de long et de ^ mètre de large se vendait, à la fin de 'l 845, à Canton, 2 piastres 90 c., soit ^ 5 fr. 75 c. (ou change de 5 fr. 45 la piastre), a été estimé valoir en France, en 1846, de 40 à 41 c. le mètre, ce qui porterait le prix de la pièce de 34 mètres 1;2 à environ 15 fr. 05 e. !II faut maintenant ajouter à cette somme 22 p. 0/0, soit 3 fr. 0.5 c. pour frais accessoires de transport d’Europe en Cliine et de vente, tels que fret, assurances, droit d’entrée, commission, ducroire, déchargement, magasinage, etc, pour connaître le prix de l’article français rendu à Canton. Ce prix serait pour la pièce en qualité et dimension anglaises , de 17 fr. , moins la prime d’exportation do France, de 25 fr. par 100 kilogrammes, soit d’environ 81 c. par pièce pesant 5 kilogrammes 35 d. Le prix définitif auquel il faudrait vendre à Canton, pour obtenir la parité de celui de France, serait donc de 16 fr. 19c. Iletranchons-en le prix anglais, soitl5fr. 75 c., et nous trouverons pour différence, à notre préjudice,
ÀBTICLES d’importation.
A fr. 44 c. L’article en question, fabriqué en France et vendu à Canton, rapporterait donc f fr. 44 c. de moins par pièce que s’il était vendu en France , en partant toujours des prix qui se pratiquaient dans les deux pays, en ^845 et 46. Il s’agirait maintenant, pour l’exportateur, de bien considérer si les produits avec lesquels le marchand cbinois solderait son tissu français lui donneraient un bénéfice qui le dédommagerait suffisamment de la perle que nous venons d’indiquer. Nous reviendrons plus loin sur ce sujet.
Des calicots blancs, de 90 à 95 c. de large, et de 36 mètres 50 c. de long, même qualité que le tissu écru dont nous venons de |«irler, valaient, à Canton, 4 6 fr. 30 c. la pièce, et ont été estimés, en France, de 42 à 45 centimes le mètre, soit, au prix de 42 c. 4/2, 45 fr. 50 la pièce. En ajoutant à cette somme 22 p. 0/0, ou 3 fr. 40 de frais accessoires de France en Chine, on trouve pour prix de la pièce rendue à Canton, 48 fr. 90 c., dont il faut retrancher 84 c. de prime d’exportation. Reste 48 fr. 09 c. Soustrayant de celte somme le prix anglais, soit 46 fr. 30 c., il vient pour différence, à notre préjudice, 2 fr. 79 c. Une pièce de calicot blanc, fabriquée en France et vendue à Canton en 4845, y aurait donc rapporté 2 fr. 79 c. de moins qu’à Paris.
La qualité de long-clolh écru, qui valait, à la fin de 4845, 2 piastres 90 c. à Canton, ne se vendait, à In même époque, que 2 piastres 70 c., ou 44 fr. 65 c., à
TOYÀGB EN CHINE.
Chang-Haï, à cause de l'encombrement extraordinaire qui existait sur ce marché, où , d'ordinaire, les prix sont un peu supérieurs à ceux de Canton. Nous avons dit plus haut que le tissu en question, fabriqué en France et rendu à Canton, y serait revenu à 16 fr. -19c. Rendu à Changhaï, il aurait coûté un peu plus, à cause du fret de Canton à ce port. Admettons que ce surcroît de fret eût porté le prix définitif de la pièce à 16 fr. 50 c.; et retranchons-en le prix anglais , soit 14 fr. 65 c., nous trouvons pour différence 1 fr. 85 c., qui représentent la moius-value du tissu français vendu à Changhaï. Si ce tissu, au lieu d'étre écru, eût été blanc, la moins-value eût été de 5 fr. 54 c. par pièce. Comme les thés et les soies grèges , qui auraient pu servir de paiement pour cet article , étaient fort chers à cette çpoque à Changhaï, nos calicots y auraient évidemment laissé de la perte.
Une qualité inférieure de long-cloth, dont les fils étaient fabriqués avec des déchets de coton, mais parfaitement filés, et comme on ne saurait probablement les filer en France, se vendait, à Changhaï, au bas prix de 2 piastres, ou de 10 fr. 85 c. la pièce, qui aurait valu, en France, de 57 à 58 c. le mètre, ou 15 fr. 65 c. la pièce. Eu augmentant cette somme des frais accessoires, et en retranchant la prime d'exportation, on trouve que l'article se serait vendu, à Changhaï, à environ 5 fr. de moins par pièce qu'en Franco.
On voit qu’en 1845 nous n'aurions guère pu lutter
ARTICLES d'imFOR'^ATIOM. 135,
avec les Anglais pour les calicots, sur les marchés de Chiae. On remarque cependant que c’est dans tes qualités fines que nous approclioqs le plus de leur prix ^ que nous atteignons presque le pair. Si les cours de ^840 et 44 pouvaient se rétablir à Canton, ce qui est peu probable, il nous deviendrait possible d’y importer ces articles avec avantage.
^«vllled clotti» drilUniri, domeatlei* ■hvcMnBfl.
Ces différentes dénominations s’appliquent à deux genres de tissus de coton, éerus et blancs, qui sont presque exclusivement fournis à la Chine par l’Amérique.
Ce pays a acquis une supériorité marquée sur l’Angleterre dans cette fabrication, et les manufacturiers de '' la Grande-Bretagne sont aujourd’hui tout aussi peu en état d’approvisionner la Chine de ces articles, que les Américains de lui fournir les belles qualités de long-clotbs. L’importation toujours croissante des drillings et des domestics, jointe à celle des cotons en laine des États-Unis, qui s'annonce sous les auspices les plus favorables, donnera probablement, d’ici à peu d'années, une immense activité au commerce de ce pays avec la Chine. Si l’on considère les progrès que fait chaque jour l’industrie des Américains, l’extension que prend leur marine marchande, le grand nombre d’ar-
-VOIACE EN CHINE.
tides d’exporlafion que leur offre l'extréine Orient, les dispositions favorables qu'ils rencontrent chez les habitants de ces contrées, et la lutte commerciale qu’ils ont engagée, depuis quelques années, avec les Anglais, sur ces rives lointaines, on ne peut s’empêcher de reconnaître que, dans un avenir plus ou moins prochain, les Américains pourraient bien se trouver appelés à tenir le premier rang dans les cinq ports.
Nous allons examiner séparément chacun des deux articles que nous venons dénommer.
DriUlnsa an mroimim m «me face»
On appelle drilltngt, drilU ou twilled clotk, un tissu de coton qui n’est autre qu’un croisé à une face. Son introduction en Chine est d’une date assez récente. On l’importe généralement à Canton en écru. On peut même dire que les États-Unis n’en envoient point de blancs.
D’après le relevéde M. Forbes, il serait entré à Canton, pendant l'année commençant au 'l*' juillet ^844, et finissant au 30 juin \ 845 :
424,842 pièces de drills écrus, qui, au prix de 2 piastres 80 c. , soit de 45 fr. 20 c. la pièce, et de 0 fr. 554 m. le mètre, représentent une valeur de 4 ,898,098 fr.
Les Anglais n'en ont importé , en 4844, que
ARTICLES d’importation.
4,570 pièces d’une valeur de 83,546 fr., ce qui établit le prix de la pièce à 49 fr. 42c., prix supérieur à celui des Américains.
Eu 4845, l'importation des drills à Canton^ a été de 457,677 pièces, dont 452,937 de provenance américaine.
La longueur ordinaire des drills est de 28 à 30 yards, ou de 25 m. 60 c. à 27 m. 42 c., le plus souvent cette dernière dimension. Cependant , dans ces derniers .temps , les Américains ont quelquefois importé des drills de 40 yards ou de 36 m. 56 c. La largeur adoptée est de 50 pouces anglais, ou 0 m. 762 m. Il ne faut pas s’en écarter,
Les drills américains s’emballent communément par 20 pièces; on les enveloppe de papier gras et de deux ou trois toiles d’emballage.
En 4 838, les Anglais qui importaient alors environ 40,000 pièces de cet article par an, le vendaient quatre piastres 50 ç. la pièce.
En 4843, il était coté 2 p. 20 c. à 2 p. 25 c. seulement.
Au commencement de 4 845, 2 p. 75 c. à 2 p. 85 c. , ou 4 4 fr. 93 c. à 4 5 fr. 47 c.
En novembre 4845, il s’est vendu 3,000 pièces de drills de AO yards de long, à 3 piastres 65 c., ou 49 fr. 82 c. la pièce, en échange de thé.
En décembre de la même année’, les drills de 30 yards de long et de 30 pouces de large, valaient
YOTiCE EN CHINE.
2 p. 75 c., OU -14 fl'. 95 c. la pièce, et 0 fr. 544 m. le mètre.
Les drills , en mandarin yuen-si-tsié-ouan-pou, et en chinois cantonais yun-chik-tsé-man , paient un droit de 4 nièce ou de 44 centièmes de piastre, soit de 0 fr. 76 c. Au prix de 2 piastres 75, ou de 44 fr. 95 c. la pièce ; ce droit représente à peu près 5 p. 0/0 de la voleur.
Des échantillons de croisés, vendus à Canton 45 fr. la pièce en 4845, ont été estimés , en Fronce, à 49 et 50 c. le mètre, soit à 45 fr. 55 c. la pièce. Si à cette somme on ajoute 22 p. 0/0 de frais de transport eu Chine et de vente, et que l’on en retranche la prime d'exportation, on trouve pour prix déGnilif de l’article fabriqué en France et vendu en Chine, 45 fr. 48 c., prix plus élevé que celui des Américains, de 48 centimes par pièce.
Domeatlcs.
On nomme domesfics ou nheedngi des calicots grossiers et légers. Les Chinois emploient ces tissus de coton pour draps de lit, comme leur nom l’indique.
En 4829-50, les Américains ont importé à Canton 44,790 pièces de cct article, au prix de 49 fr., valeur totale 224,040 fr.
ARTICLES d’import ATIOW.
En 4 850-34, 48,999 pièces à 46 fr.
29 c 309,494 fr.
En 4855-34, 32,743 pièces. ...
En 4836-57, 489,320 yards, ou 447,424 mètres è O fr. 54 c. le mètre 244 ,607
Le relevé du consul américain indique qu’il a été importé à Canton, depuis le 4" juillet 4844 jusqu’au 30 juin 4843, 237,403 pièces de sheelings américains , qui, au prix de 44 fr. 40 c. la pièce et de 0 fr. 383 m. le mètre, font une valeur totale de : 3,623,480 fr.
Les Aiî^jlais n’ont importé, en 4844, que 300 pièces de cet article,
La longueur habituelle des sheelings est de 38 à 40 yards, ou de 34 mètres 73 c. A 36 m. 56 c. Cependant elle est assez variable. Il n’est pas rare de trouver des pièces qui n’ont que de 53 à 53 yards.
La largeur de ce tissu est de 36 à 40 pouces anglais, ou de 0 mètre 94 centimètres à 4 mètre 2 centimètres.
Les domestics se vendent presque toujours en écru. On emploie, pourles tisser, des fils de numéros très bas.
Ils s'emballent de la même manière que les drills, et le plus souvent par 30, 40 et 30 pièces. Le poids d’une pièce est d’environ 6 kilogr. 80 décagrammes.
Depuis 4834 jusqu’eu 4844, les prix de cet article ont varié de 2 à 3 piastres.
En novembre 4845, les domestics de 40 yards se plaçaient à 2 piastres 70 c., soit à 44 fr. 65 c., en échangé contre du thé.
En décembre, cet article était coté :
2 piastres 50 c., soit 45 fr. 57 c., dans les prix courants du China-inail.
Les domestics sont soumis au même droit que les drills.
Des échantillons de doMwlics, valant 43 fr. 57 c. à Canton, ont été estimés <ui France, en 4846, à 45 c. le mètre de 90 centimètres de large, soit à 45fr. 75 c, la pièce de 55 mètres , prix auquel il faut ajouter 22 p. 0/0 de frais «le transport et de vente, soit 3 fr. 45 c., pour connaître la' valeur de l’article fabriqué en France et rendu en Chine. On trouve 49 fr. 20 c. dont il faut retrancher environ 4 fr. 50 c. pour prime d’exportation. Reste 17 fr. 70 c. En soustrayant de cette somme le prix américain, soit 45 fr. 57 c., on trouve pour différence à notre préjudice 4 fr. 13 c.
JtloanHeUneH. J»con»a rS cambric* blancs.
Ces tissus qu’on a souvent essayé de faire adopter à la Chine, n’y ont jamais obtenu une vogue bien décidée. Ils paraissent trop chers pour la basse classe, et ne réunissent pas les conditions voulues pour rem- '' ' placer les tissus de soie dans la consommation des ri-
ARTICLES D IMPORTATION
ches. Cependant les Chinois les emploient quelquefois pour pantalons, pour bas et pour vestes d'été.
Kn 4 836-^857, les Anglais en ont importé à Canton :
22,830 yards , soit 20,88-i mètres d’une valeur totale de ^5,o08 fr., ce qui donne pour prix du mètre 0 fr. 74 c.
La même année, les Américains en ont introduit :
3,000 yards ou 2^742 mètres, pour une valeur de 2,036 fr.
En 1844, il est arrivé, à Canton, sous pavillon anglais, d’après M. Mac-Grégor :
6,267 pièces de cambrics et de mousselines, représentant une valeur de 410,210 fr., à raison de 19 fr. 02 c. par pièce.
Cette même année, un navire français en a importé la faible quantité de 54 pièces évaluées à 1 ,466 fr. 10 c. , au prix de 27 fr. 1 5 c. la pi'èce.
Il en est, de plus, arrivé par lorchas de Macao, 200 pièces à 15 fr. 20 c 5,040 fr.
L’importation totale de ces tissus, à Canton, enl844, s’est donc bornée à 6,521 pièces et 125,716 fr. 10 c. Prix moyen : 18 fr. 97 c. En 1845, Canton n’a reçu que 2,427 pièces de ces articles.
Les dimensions des tissus qui nous occupent sont assez variables. Il y a quinze ans, on vendait à Canton les cambrics par coupes de 12 yards, et quelques années plus tard, par pièces de 48 yards.
Aujourd’hui, leurs dimensions les plus ordinaires
sont 28 yards ou 25 mètres 59 centimètres de long, et 45 pouces ou 1 mètre 09 centimètres de large. Cependant on voit aussi , à Canton , des cambrics de 48 mètres 45 centimètres de longueur et de 89 centimètres de laize.
Les plus goûtés sur ce marché sont ceux nommés spoUed cambrics i Ils sont parsemés de petites fleurs produites par le tissage. Ces fleurs doivent être très rapprochées les unes des autres.
En 4830 et 1854, les cambrics et les mousselines valaient, à Canton, de 0 fr. 62 c. à 4 fr. 40 c. le mètre.
De 4833 à 4855, ils flottaient entre 0 fr. 74 c. et 0 fr. 99 c.
En 4 856-4 857, leur prix moyen était de 0 fr. 75 c. , et de 4837 à 1839, ils valaient de 0 fr. 64 c. 5 4 fr. 40 c. le mètre. Ils ne se trouvent pas cotés dans les prix courants de 4844 et de 4845, Mais on peut admettre comme valeur approximative 0 fr. 60 c. à 0 fr. 75 c. le mètre.
Les cambrics et mousselines sont tarifés 4 mèce 5 candarines ou à 4 fr. 4 4 c. la pièce, comme les longcloths, ce qui représente 6 p. 0;0 de leur valeur. Ces tissus se nomment en chinois mandarin pé-kia-chapou, et en cantonais pa-ka-cha-po.
Les articles de Saint-Quentin qui se placeraient le mieux en Chine seraient de petits mouchoirs de mousseline, blancs ou roses, à légères bordures de fleurs coloriées. Il ne les faudrait que de 50 centimé-
ARTICLES D’isrPOnTATIOt».
très de côté, au plus. H parait que les Cantonais paieraient jusqu’à une piastre et demie (8 fr. i5 c.) la douzaine de cet article, cotée, en 4845, 4 fr. 75 c. à Saint-Quentin, ce qui, malgré tous les frais accessoires, laisserait un beau bénéfice.
Quant aux autres tissus fins de Saint-Quentin, tels que mousselines à grandes fleurs, piqués, tulles, etc., ils n’auraient pas grand succès en Chine, ù cause de leurs prix trop élevés. Quelques-uns conviendraient peut-être pour moustiquières, si l’on pouvait les établir à meilleur marché.
Cotton-lliAïuiela.
{flanelles de coton.)
Ce tissu ne figure pas dans le tarif. Son bon côté imite la flanelle, ce qui lui a fait donner son nom, tandis que le dessous n’est que de la toile de sheeting. Cet article est aussi de manufacture américaine, comme les drills et les domestics. Il n’est point mentionné dans les tableaux d’importation du consul anglais, non plus que dans aucun autre relevé commercial. La consommation en est, jusqu'à présent, assez limitée.
La longueur des pièces d’omarican coHon-flannels, est de 50 yards ou 27 mètres 42 centimètres, et leur largeur, de 28 pouces ou 0 mètre 74 centimètres.