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COMMERCE ET PRODUITS DE JAVA

A la ün du siècle dernier, au moiueiit de lu dissolution de la coiiipa^jnie, sa dette avait atteint le chiffre de 2li2 inillions de francs , que le {rouvornemcnt dut prendre à sa charge. La suprématie acquise par la Grande- Üretagne sur l’Océan pendant les guerres de l’empire, porta le dernier coup au commerce de Java et de la Hollande; cl lorsqu'en 181 G ce pays rentra en possession de ses colonies asiatiques, leurs marchés restèrent, en quelque sorte, au pouvoir des Anglais, dont l'indus- Irie llorissante bravait toute espèce de concurrence dansl’extrême Orient.

Une puissante réorganisation du concurrence et des cultures de Java, pouvait seule réparer les maux passés. Nous avons indiqué ailleurs le mode d'exploitation agricole adopté, vers cette époque, dons la colonie. Voici sur quelles bases a été établie la nouvelle société de commerce, connue sous le nom de Nederlandsche Ilandet-Maalschappij\ et créée, en 1824, par le roi Guillaume 4

Cette société a été constituée nu capital de 27 millions de florins, divisé en actions de 4 000 florins. Mais, depuis la création, ce capital s'est presque quadruplé.

Le conseil de la société se compose de treize commis saires cl de trois directeurs. I.e roi est le chef de la société. .

L'administration, le pouvoir exécutif, sont confiés 9 UX directeurs; à eux la surintendance des achats et des ventes; répartition des dividendes, nomination des

VOYAfiK KN CHINE.

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employés, {{oslion commerciale et Gnoncière, telles sont leurs principales altributions.

I.c conseil lient chaque année une session pendant laquelle il examine les opérations de l’exercice qui vient do se terminer, reçoit les comptes et l’exposé des aflaircs présentés par la dircclion, discute les diverses questions qui intéressent la prospérité de la compairnie, cl rédige des réglements qui sont soumis à rapprobalion royale.

f.e conseil a In faculté de convoquer, dans des circonstances extraordinaires et avec raiitorisation du souverain, dos assemblées générales formées de toutes des personnes possédant au moins quatre actions et ilonl le nombre s’élève à environ ÔOO. Aux membres de celle ascmblée apparlienl l’élection de douze des commissaires composant le conseil ; le Ireizièmeest nommé par le roi. li’asscmblée générale se divise en six collèges électoraux. Ceux d’Amsterdam et de Rotterdam élisent chacun quatre commissaires ; ceux de l.eyde, de Dordrecht, de Middelbourg et de la Haye, chacun un. Pour être apte à rem|ilir les fonctions de commissaire, il faut posséder au moins sept actions.

Le premier dos trois directeurs, ou président de la direction, est nommé directement, par le roi ; les deux autres sont choisis par le monarque dans une liste de candidats pris parmi les propriétaires de [dus de vingtcinq actions.

Les directeurs ne peuvent remplir aucune fonction publique, ni prendre part à aucune entreprise eomnicr-

COMMF.nc.E ET PRODÜITS DE JAVA.

ciale. Les appointcmenls du présidenl de la dircclioii s’élèveiil à 25,000 fr. , el ceux des deux autres meinhres, à -17,000. Chacun des direcleiirs reçoit, en outre, 1^2 pour 100 du dividende annuel. Les commissaire.s sont aussi lar(jenient rétribués.

Le privilège de la compagnie expire le 51 décembre 1810.

F..a Société de commerce néerlandaise possède a Batavia une factorerie administrée |)ar un président, assi.sté de deux employés supérieurs. Llle a, en outre, dos agents à Samarang, à Sourabaya, à Padang, à Palembang et à Menado. .La factorerie des Indes e>t chargée delà réception des marchandises hollandaises et de l'expédition en Hollande des [)rodnitsde la colonie; mais elle ne jouit d’aucnn des pouvoirs politi(|ues et administratifs, (|ue [tossédait l ancienne compagnie des Indes néerlandaises.

Guillaume -1", en se constituant chef delà société, y versa un capital de 20 millions de ilorins, et garantit aux actipnnaires un minimum d'intérêt de 4 i/2ponr -100. La |)cnsée du fondateur de cette vaste entreprise était éminemment patrioticpic. il avait pour but, nonseulement de rendre à la colonie sa pros|)érité el de renouveler le commerce de la métropole, mais encore d'impiimer à l induslrie et à la marine nationales nn puissant mouvement. Que lil-il pour cela? il obligea d’abord la société à n’elfcclucr ses lraiis|)orts que |»ar des navires construits dans les Pays-Bas el montés par

des Hollandais, en combinant ces transporls de (elle façon qu’Amslerdain en eût 21 quaranlièmcs, Rotterdam 1.'), Dordrecht 2 et Middelbourg 2 , et en réalisant dans la mélro])ole seulement la ventedes diverses productions de la colonie, afluque la navi[jation néerlandaise en reçût un aliment durable, et que des liens indissolubles s’établissent entre leslndcs et lu Hollande. Il Ht ensuite insérer dans les statuts de la société des clauses qui assuraient aux produits dePindustrie des Pays- Bas un uvantajye notable sur ceux des industries élran- {jcrcs. 11 détermina la compagnie à prendre d’avance des engagements avec les manufacturiers du pays, et introduisit dans le tarif des douanes des droits différentiels qui protégeaient d’une manière efûcace la production nationale, à laquelle toutes sortes d’encouragement furent accordés.

Une société fondée sur de telles bases, et placée sous le haut patronage du souverain, qui en était le premier actionnaire, semblait destinée à acquérir promptement le monopole du commerce des pays que devaient embrasser ses opérations.

Les premières années de son existence ne furent cependant j)as heureuses; les produits des manufactures de 1.1 métropole étaient encore imparfaits; de fausses spéculations avaient été tentées; certains vices dans lu constitution même de la compagnie, réclamaient un prompt remède. Dans ces conjonctures fâcheuses, le roi des Pays-Bas, après avoir rempli scrupuleusement ses

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