COMMUNAUTE
Respectez done une doctrine pr^chee par J6sus-Christ.
Examinez-la , etudiez-Ia.
Dites, si vous voulez , qu'elle est trop belle, que c'est un rdve , une utopie impossible a r^aliser ; et c'est d^ja beaucoup de vous accorder un pareil langage quand Jesus-Christ dit le contraire : mais il ne vous est pas permis de dire qu'elle est immorale , meprisable, detestable.
Ne dites pas que le Communisme , c'est la loi agraire ; car c'est tout I'oppose, puisqu'il ne veut pas de partage.
Ne dites pas que le Communisme, c'est la spoliation ; car il ne veut depouiller ni appauvrir personne.
Ne dites pas que le Communisme, c'est la violence; car il n'invoque que la discussion, la persuasion, I'opinion publiquo et la volonte nationale.
Ne meprisez pas le Communisme ; car c'est la doctrine la plus morale, la plus pure, et m6me la plus vraiment religieuse , parce que I'homme, heureux aJors par rinlelligence et Ics richesses qu'il a regues de la Nature ou de la Divinite , n'a plus pour elle que de I'admiration , de la reconnaissance et de I'amour.
Ne haissez pas surtoul , ne repoussez pas les vrais Communistes ; car ils ne desirent que la justice et I'ordre , le travail et la Concorde , la fraternite et le bonheur de tons les hommes.
LA COMMUNAUTE , c'EST UNE ASSURANCE UNIVERSELLE.
Rien n'est plus usite maintenant que Vassurance , soit par mutualite , soit par speculation interessee : assurances centre I'incendie, centre la gr61e, centre la gelee ou la coulure, centre le service militaire, centre la maladie oula mort, centre les naufrages, elc; on en compte un grand nombre d'especes.
Poussez plus loin. Creez des assurances centre les faillites, centre le chomage, centre la mis^re , etc. ; supposez que le gouverncment ou la societe soit I'assureur, et vous arriverez a la Communaute.
Oui, la Communaut6 est une assurance mutuelle et universelle, de tons pour tout. Moyennant un travail modere , la Communaute assure ou garantit a chacun I'educalion , la faculte de se marier, la nourriture, le logement ; en un mot, tout.