SAINT BLAISE LES CAPUCINS
U n'est personne qui, au moins une fois en sa vie, n*ail été obsédé par un motif musical, un fragment de poésie, un lambeau de conversation, entendu par hasard et qui vous poursuit partout avec une invisible opiniâtreté de spectre. Une voix monotone chuchote à votre oreille le ihème maudit, un orchestre muet le joue au fond de votre cervelle, votre oreiller vous le répète, vos rêves vous le murmurent, une puissance invincible vous force à le marraoller imbéciiement du matin au soir, comme un dévot sa litanie somnolente.
Depuis huit jour?, une chanson d'Alfred de Musset, imitée sans doute de quelque vieille poésie populaire vénitienne, )ious voltigeait follement sur les lèvres en pépiant comme un oiseau, sans que nous puissions le faire envoler. Malgré nous, nous fredonnions à rai-voix daiw ©s situations les plus disparates :
A Saint-i31aise, à la Zuecca Vous étiez, vous étiez Lien aisV A Saint-Biaise.
A Sainl-BIaise, à la Za0ce£> Mous étions ùiea liu
P ..) TOYAGE t.^ ITALIE.
Mais de vous en souvenir
Prend; ez-vous la peine Mais de vous en souvenir
Et d'y revenir.
A Saint-Biaise, à la Zuecca Dans les prés fleuris cueillir la verveine : A Saint- Biaise, à la Zuecca, Vivre et mourir là.
La Zuecca (abr'éviation de la Giudecca) était devant nous, séparée seulement par la largeur du canal, et rien n'était plus facile que d'aller à ce Saint-Biaise dont la chanson fait une espèce d'île de Cythère, d'Kldoiado langoureux, de paradis terrestre de l'amour, où il serait doux de vivre et de mourir. Quelques coups de rames nous y auraient conduit; mais nous résistions à la tenta- Uon, sachant qu'il ne faut pas aborder aux rives enchantées, :i l'on ne veut voir le mirage se Tondre en vapeur, et nous continuions à être insujjjjorlable avec notre refrain :
 Saint-Biaise, à la Zuecca,
qui commençait à devenir ce qu'on appelle une scie en argot d'atelier ; scie à dents aiguës, quoique sans malice de notre part. Aussi notre compagnon de voyage, notre cher Louis, qui avait tolén'^ plus de huit jours cette cantilène, importune comme susurrement de zinzare, avec cette placidité charmante et cet imperceptible sourire d'ironie qui donne a sa tète barbue de Kabyle une expression si fme et si sympathique, n'y pouvant plus tenir, dit-il un mutin d'autorité, au jeune Antonio, en mett int le pied dans la gondole : m A Saint-Biaise, à la Zuecca ! » Pour nous en dégoûter, il nous faisait conduire au milieu de noire Têve et de notre refrain, excellent remède homœopathique.
Ni us n'avons trouvé à S.iint-Blaise aucun pré fleuri, et nous «'avons pas pu, à notre grand regret, y cueillir U
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verveine. Autour de l'église s'étendent des cultures, des jardins maraîchers où les légumes remplacent les fleurs. Notre désappointement ne nous put enijècher d'y admirer de très-beaux raisi:is et de superbes citrouilles. Il estpro> bable qu'au temps où la chanson a été faite la pointe dp l'Ile était occupée pai' des terrains vagues, dont l'herbe ■raidie s'éniaillait de fleurettes au printemps, et où lea ouples amoureux allaient se promener, la main dans la main, en regardant la lune. Un ancien Guide vénitien qualifie la Zuecca d'endroit plein de jardins, de vergers, et de lieux de délices.
Au lieu d'une fleur mignonne, aux tendres couleurs, aux paifums péiélrants, s'épanoûissant sous le vert gafoii, rencontrer des cucurbitacées ventrues jaunissant sous de larges feuilles, cela calme l'entliousiasme poétique, et, à dater de ce moment, nous ne chantâmes plus :
A Saint-Biaise, à la Zuecca.
Pour utiliser notre coursé, nous allâmes, en longeant l'Ile, jusqu'à l'église du Rédempteur, située près d'un couvent de capucins.
Celte église a une de ces belles façades grecques de style élégynt et de proportions harmonieuses, comuie savait les traaer Palladio. Ces sortes d'architecture plaisent f(;rt aux gens de goût. C'est sobre, pur et classique. Dût-on nous t;ixer de barbarie, nous avouons qu'elles nous charment médiocrement. Nous ne connaissons guère, pour les églises rathoiiques, que le style bysantin, roman ou gothique. L'art grec était tellement approprié au polythéisme, qu'il ■ se plie très-difficilement à exprimer une autre pensée. Aussi les églises i)âlies d'après ses données n'ont elles a» cunemont le cachet religieux, dans le sens que nous attachons à ce mot; la lumineuse sérénité antique, avec son rh\thme parfait et sa logique de formes, ne peut rendre Is sens vagues, infinis, profonds, mystérieux au ciiristiauisnie. L'inaltérable gaieté du paganisme ne comprend
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pas rincurable niélanculie chrétionne, et l'arclàtectiire g'i-ei^que ne produit, en faii de temples, fwe des palais, des boui'-es, des salles de bal et des fralehes plus o-j moins ornées, où .îupiler se ti'ouve! ait à l'aise, mais où le îhri.'-l a de la peine à se loger.
Une fois le genre admis, l'église du Rédempleur l'ail assez belle figure au bord du canal, où elle se mire avec son grand esc;i!ier monumental de dix-sept marches de marbre, son fr nton triangulaire, ses cobmnes corinthiennes, sa porte et ses statues de bronze, ses deux pyramidions et sa coupole blanche, qui fait un >i bel etfel dan- les caichers de suler!, quand^n se promène au l.irge en gondole, entre !es «jardins publics et Saint-Georges.
Cette égl se fut bâtie pour accomplir le vœu fait par le sénat pour conjurer la peste de 1576, qui causa une effroyable mortalité dans la ville, et emporta, entre autres personniges illustres le Titien, ce patriarche de la peinture, chargé d'ans et de gloire.
L'intérieur et très-simj^le et même un peu nu. Soit que l'argent ait manqué, soit loïrte aulre cause, les statues qui paraioseni garnir les niches pratiquées !e long de la ne: ne sont que des troiiipe-l'ceil habilement exécutés en grisaille parle P. Piazza, capucin. Les niches sont réelles ; mais les statues, peintes sur des planches d^^ bois découpées, trahissent leur secret par le manque d'épaisseur lorsqu'on les voit de profil, car de lace elles font une illusion coniplète. Ce même Piazza a peint, dans le réfectoire du couvent, une scène qu'il eut le caprice de soigner de la lettre P., répétée six fois, qu'on interprèle de la sirte : Pietro Paolo Piazza Fer Poco Prezzo (Pierre-Paul Piazza pour petit prix) : il avait sans doute été maigrement récompensé de son labur, et s'en vengeait.
Pour les tableaux, il faudrait pecoinraencer la litanie oi-din^iir- : Tintoret, lUissau, l'avA Yèronési'. et nous n'avons pas la prétention de vous les décrire les uns rjprès les autres.. Il y a dans Venise une telle abondance de bcn-
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nés peintures que l'on finit presque par s'en rebuter oA croire qu'en ce (emps-là il n'était pas plus diflicile de brosser un superbe tableau d'église qu'aujourd'hui de griffonner un feuilleton au courant de la plume. Mais cejiendant nousoreconimandons au voyageur un Jeau Eellin de première beauté, qui orne la sacristie.
Le sujet est la sainte Vierge et l'enfant Jésus entre saint Jérôme et saint François : la divine Mère regarde ave(; un air d'adoration profonde le bambin endormi dans son giron. De petits anges souriants voltigent sur un fond d*oirtremer en jouant de la guitare. On sait avec quelle délicatesse, quelle fleur de sentiment, quelle virginité d'âme, Jean Bellin traite ses scènes familières à sou pinceau; mais ici, outre le charme naïf de ia composition, la fidélité gothique du dessin, la finesse un peu sèche du modelé, il y a un éclat de coioris, une bloiide chaleur de ton qui fait pressentir le Giorgione. Aussi quelques connaisseurs attribuent ce tableau à Palma le Vieux. Nous le croyons de Jean Bellin ; l'éclat inusité de la couleur vient seulement de la plus parfaite conservation de la peinture. Venise est si naturellement coloriste, que le gris y est irapossible, même pour les dessinateurs, et que les gothiques les plus sévères y dorent leur acétisme de l'ambre giorgionesque.
Deux ou trois capucins en pi'ière auraient domié à cette église, si elle eût été éclaijée d'une lumière plus avare, l'air d'un de ces tableaux de Granet admirés il y a quelques vingt ans ; les bons pères étaient parfaitement posés, et il ne leur manquait que la touche de rouge vif dans les oreilles. L'un d'eux balayait immblement le chœur, et nous lui demandimes à visita^ le monastère ; il accéda avec beaucoup de politesse à notre requête et uouâ fit entrer par nue petite porte latérale de l église d^ïus le cioitre.
Il y avait longtemps que nous nourrissions ce désir de voir un intéTieur de couvent habité.
En Espagne, nous n'avions pu nous passer celte envie
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religieuse et piltoresque. Les moines venaient d'être sécularisés, et les couvents, comme en France après la Révolution, étaient devenus d^s propriétés nationales. .\ous nous étions promené mélancoliquement dans la Chartreuse de Miraflorès, près de Burgos, où nous n'avions trouvé <»u'un pauvre vieux, accoutré de vêtements noirâtres tepant le milieu entre le costume de paysan et celui ûu prêtre, qui fumait sa cigarette auprès d'un brasero, et «jui nous guida le long des couloirs déserts et des cloîtres abandonnés, sur lesquels s'ouvraient les cellules vides. A Tolède, le couvent de Saint-Jean des Rois, admirable édifice effondra, ne contenait que quelques lézards peureux et quelques couleuvres furtives, que le bruit de nos pas faisait disparaître sous les orties et sous les décombres. Le réfectoire était encore presque entier, et, au-dessus de la porte, une effroyable peinture montrait un cadavre en putréfaction, dont le ventre vert laissait échapper, parmi la sanie, les hôtes immondes du sépulcre ; ce morceau avait pour but de mater la sensualité du repas, servi cependant avec une austérité érémitique. La Chartreuse de Grenade ne contenait plus que des tortues qui sautaient pesamment à l'eau du bord des viviers à l'approche du visiteur, et le magnifique couvent de San-Domingo, sur le versant de l'Ante-Querula, écoutait, dans la solitude la plus profonde, le babil de ses fontaines et le bruissement de ses bois de lauriers.
La capucin ière de la Zuecca ne ressemblait guère à ces admirables édifices, avec leurs longs cloîtres de marbre blanc, leurs arcades élégamment découpées, merveilles du moyen âge ou de la Renaissance, leurs cours plantées de jasmins, de myrieset de lauriers-roses, leurs fontaines jaillissantes, leurs cellules laissant apercevoir par leur fenêtre le velours bleu glacé d'argent delà Sierra-Nevada. Ce n'était pas un de ces splendides asiles où l'ausléiité n'est qu'un charme de plus pour l'âme et dont le philosophe s'accommoderait aussi bien oue le chrétien. Le cloi-
Ire n'était relevé d'aucun ornement architectural : des ai cades basses, des piliers courts, un préau de prison plutôt qu'un promenoir pour la rêverie. Un \ilain toit de tuiles d'un rouge criard couvrait le tout. Pas même cette nudité sévère et trisie, ces tons gris et fi oids, cette sobr été de jour favorables à la pensée ; une lumière dure, papillotante, éclairait crûment ces pauvres détails et en faisait ressortir la prosaïque et triviale misère- Dans le jatdin qu'on entrevoyait de là, des lignes de choux et de légumes d'un vert âpre. Pas un arbuste, pas une fleur: tout était sacrifié à la stricte utilité.
Nous pénélrâmes ensuite dans l'intérieur du couvent, liaversé de couloirs se coupant à angles droits ; nu boni de ces corridors, il y avait de petites chapelles pratiquées dans le mur et coloriées de fresques grossières en l'honneur de la Madone ou de quelque saint de l'ordre.
Les fenêtres à vitrages maillés de plomb leur donnaient du jour, mais sans produire de ces effets d'ombre et de lumièredont les peintres savent tirer si bon parti. On eût dit que dans cette construction tout était calcul '! pour produire le plus de laideur possible dans le moin- Ire espace. Ça et là étaient pendues des gravures <;ollées sur toile, représentant, dans une infinité de petits médail- 'ons, tous les saints, tous les cardinaux, tous les prélats, tous les personnages illustres fournis par l'ordre, espèce d'arbre g'néalogiciue de cette famille impersonnelle et sans cesse renouvelée.
Des portes basses Cachaient à intervalb's réguliers les longues ligu's blanches des murailles. Sur chacune d'elles on lisait une pensée rcli;4ieuse, une p'iôre, mv de cfs brèves maximes latines qui renferment un monde d'idées. A l'inscripiion se joignait une image de la Vierge, ou le portrait d'un s;iint ou d'une sainte, objet d'une dévotion particulière pour l'habitant de la cellule.
Un vaste toit de tuiles, supporté par une charpente vi-
sible, recouvrait, sans les toucher, les alvéoles de ces abeilles monastiques, comme un couvercle posé sur des rangées de boîtes.
Un son de doehe se fit entendre, indiquant soit le repas, soit la piière, ou tout autre exercice ascétique, les portes des cellules s'ouvriren.'., et les couloirs, tout à l'heure déserts, se remplirent d'un essaim de moines qui se mirent en marche deux à deux la tète baissée, leur large barbe s'étabmt sur leur poitrine, leurs mains croisées dans leurs manches, vers la partie du couvt^nt où le tinlement les appelait. Quand ils levaient le pied, la sandale, en quittant leur talon, faisait une espèce de clappement très-monastique et très-lugubre, qui rhythmait tristement leur démarche de spectre.
11 en passa bien devant nous une quarantaine, et nous ne vîmes que des tètes lourdes, hébétées, abruties, sans caractère, malgré la barbe et le crâne rasé. Ah ! quelle différence avec le mo'ue de San-Servo!o, si consumé d'ardeur, si cabine de loi, si ravagé de macérations, et dont l'œil fiévreux brillait déjà de la lumière de l'autre vie, extase confessant le délire ! Daniel au milieu des lions !
Certes, nous étions en'rédans ce couvent avec des dispositions sinon pieuses, du moins respectueuses. Si nous n'avons pas la foi, nous l'admirons chez les autres, et si nous ne pouvons croire, au moins nous pouvons comprendre. Nous nous étions préparé à sentir toutes les austères poésies du cloître, et nous fûmes assez cruellement désappointé.
Le couvent nous fit l'effet d'une maladrerie, d'un hôpital de fous ou d'une caserne. Une fauve odeur de ménagerie humaine nous prenait au nez et nous écœurait. Si l'on a pu (lire de quelques saints personnages qu'ils avaient la folie de la croix, stuUitiam crucis, il nous semblait que i:es moines en avaient l'idiotisme ; et, malgré nous, notre esprit se rebellait, et nous rougissions pour Dieu d'une
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pareille dégradation de la créature f lite à son imnqe. Nous étions honteux qu'une centaine d'hommes se réunit dans un semhlahle boui:e, pour être sales et puer d'après certaines règles en l'honneur de celui qui a crééquatie-vingt raille espèces de fleurs. Gel encens nauséabond nous ré- \oUait, et nous éprouvions, pour ces pauvres pères capucins, une horreur involontaire et secrète.
Nous avions beau nous regarder uous-mème, nous appeler ancien abonné du Constitutionnel, possesseur des liusies de J. J. Rousseau et de Voltaire en biscuit, porteur d'une tabatière Touquet, libéral de la Restauration, tout ce que l'on peut imaginer de plus humiliant ; nous faision à part nous des raisonnements imbéciles dans le genre de celui-ci : « Ne vaudrait-il pas mieux que ces robustes gaillards, faits pour la charrue, jetassent le froc aux orties, rentrassent dans ia vie humaine et fissent leur salut en travaillant, au lieu de ne pas porter de chemise et de traîner leurs sandales le long du cloître, dans l'oisiveté et l'abrutisseraent ? »
Quand nous sortîmes du couvent, deux des pères qui avaient affaire à Venise nous prièrent de les prendre dans notre gondole pour leur faire traverser le canal de la Gindecca. Par humilité, ils ne voulurent pas accepter la place d'honneur sous la felne que nous leur offrions, et ils se tinrent debout prés ae la proue ; ils avaient assez bonne façon ainsi : leurs frocs de bure brune formaient deux ou trois grands plis que n'aurait pas dédaignés fra Bartolomé pour la robe de saint François d'Assise. Leurs pieds nus dans leurs sandales étaient très-beaux ; l'orteil séparé, les doigts longs ci-mrae a;jx pie !s de siatnes antiques.
Nous leur donnâmes quelques zwantzigs pour dire des messes à notre intention. Les idées voltairiennesqui nous avaient travaillé tout le temps de notre visite méritaient bien cette soumission chrétienne de notre part, et si c'était le diable qui ies avait suscitées, il dut être attrapé et se mordre la queue comme un singe en colère.
:m VOYAGE Elf ITALIE.
Les bons prêlres prirent l'argent, le glissèrent deins le pli de leur manche, et, nous voyant si bon catholique, nous donnèrent quelques petites imaires en taille-douce que nous avons précieusement consenées : saint Moïse, prophète; saint Fiançois, quelques autres saints barbus et une certaine Vero nie 1 Guliani, abbesse capucine {abadessa cappuccino) dont la lête se renver.-e et dont les yeux naiient dans l'extase comme ceux de sainte Théièse l'Espaguolo, qui plaignait le diable de ne pouvoir aime? , et n'a pas été mise à l'index comme nous pour une idée de même nature.
Nous déposâmes les bons pères au traghet de San- Mosé, et ils eurent bientôt disparu dans les ruelles étroites.
La journée n'a pas été favorable aux illusions : à Saint- Biaise, à la Zuecca, la citrouille remplaçait la verveine, et où nous comptions trouver un cloître féroce avec des Bioines livides n la manière de Zurbaran, nous avions rencontré une capuciniére ignoble, avec des frocards pareils à ceux des lithographies coloriées de Schlesinger. Celte déception nous fut parliculi' rement cruelle; car depuis longtemps nous caressions le rêve d'aller finir nous jours sous le froc de moine dans quelque beau couvent d'Italie ou de Portugal, au Mont-Cassin ou à Maffra, et maintenant liofis u'en avons olug enviS du tout.
xxin