‹ Voyage en Palestine et en Syrie (volume 2)Chapitre 136 sur 144 · PLEUREUSES DU PROFESSION · texte numérisé non relu

PLEUREUSES DU PROFESSION

où se trouve une abondante source d'eau entourée d'un mur revêtu intérieurement d'une couche d<? ciment, et ombragée d'arbres touffus. Nous nous arrêtâmes là pour nous reposer, et déjeûner avec du lait que Mouça s'était procuré de quelques bergers des environs. De celle fontaine part un aqueduc qui conduit l'eau à Sidon. A environ un mille de la ville, nous passâmes à côté d'une colonne de granit renversée, sur laquelle on lit une inscription qui indique que c'est un miliaire romain. Vers neuf heures du matin, nous atteignîmes Sidon, éloignée de \yv d'environ vingt-trois milles. Quelques minutes avant d'entrer dans la ville, comme nous passions à côté d'un cimetière situé sur la droite de la route, notre attention fut attirée par les gémissemcns d'une troupe de femmes turques assises sur une tombe nouvellement creusée, et qui paraissaient se livrer au plus violent désespoir. J'étais sur le point de m'affecler de leur cris déchirans, lorsqu'il me vint à l'esprit que ce pouvait bien élre là quelques Unes de ces pleureuses de profession que l'on rencontre partout en Orient, et qui, habiles dans l'art de feindre, la douleur, sont payées par les amis ou les païens du défunl. pour les aider à exprimer leur

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