‹ Voyage en Sardaigne (volume 2)Chapitre 149 sur 193 · chapitre; premier · texte numérisé non relu

chapitre; premier

Chasse et Pêche.

Chiut.

Ou Chasse en Sardaigne quelques animaux sauvage» pour avoir leurs peaux : ce sont le fièvre,. Ie renard, le chat sauvage et la martre. Le.poil de cette dernière est . cependant de peu de valeur, et ne saurait ën aucune façon être comparé à la foûrrure précieuse qui fait rechercher cet animal dans les climats septentrionaux. .

, • s On pourrait également tirer parti des cygnes et des ' . vautours pour leur duvet et leurs .gluifies , du grèbe pour son plumage argenté, des aigrettes et des* hérons • pour leurs belles plumes. •• -*

Les aigrettes se trouvent en grand nombre sur.les bords des étangs ; mais ées oiseaux sont très difficiles à approcher.

• * Qn commencé à connaître la valeur de leurs plumes , et

par Conséquent à’Ies' vendre assez cher.- « ■

ïe distingue deux sorties de pêches en Sardaigne : '• 1°. celle qui a lieu dans les eaux douces et les étangs

salés ;,2° celle qui se fait dans la mer.

Le produit de la première , sauf quelques préparations d’œufs de mulets et d’autres poissons, «Connues sous le

. CHAI*. I. -rr l’Êf.UE. ’ 417

nom de bvtlarighe est Consommé dnns l’île. prin- «paiement en carcme. , ; * . .. * *

’ Les pèches qui se font dans la mer sont celles du thon', de l’anchois , de la’ sardine et du corail. •' v

La pèche du thon , considérée sous le simple rapport statistique, paraît devoir figurer comme un revenu du gouvernement et de quelques riches seigneurs du pay!} , propriétaires des établissements et du droit de pèche; on ne saurait guère l’cnviSager comme une branche d’uti-, lité pour l’île entière*.

Eh -effet, si l’on en Ojcceptc les avantages que la population de l île de San-Pietro a tirés jusqu'à ces dernières années de plusieurs . de ces tonnares , auxquelles elle fournit une partie des ouvriers et des pécheurs , le reste, des habitants de la Sardaigne est, pour ainsi dire, étranger aux trayatfx et aux profits de celte pèche. On peut mètne assurer que, si quelques familles sardes qui vivent dans Taisanco doivent leur fortune aux gains faits eu pronaiit à bail ces tonnares, on en compte uqe quantité pour le moins double que, cette même entreprise a rui- , liées complètement. Quelques pêches malheureuses qui se sUcfcèdent pendant deux ou, trois années Suffisent pour ébranler les fortunes les plus .solides, ,à cause des avance» considérables que les préparatifs exigent: en effet, il faut d’abord livrer chaque année des fonds immenses à la mer,.

, {'*) Les bottarighe ou bottarglic ne sout pas, comme l’a dit M. Valéry (page i3g) probablement, par inadvertance, des ccuft de^mnlets mit en bonteiiU ■ ce sdrit tout simplement des oebfs de ri*' poissons qu’on a salés et soumis à une forte pression ce qui leur doane uue foi nie aplatie ; leur épaisseur n’excède guèrê le demi -ponce «u le pouce tout au plus j elles n’ont rien de commun ■ avec des bouteilles : pour les manger, on les coupe en tranches très fujps, comme le jambon et le saucisson , et on assaisonne ces,traqches infiniment minces avec de l’huile d’olive.

‘ • Mvkk vL r-» Chasse et p)ècue.

avant de savoir si l’on en sera indemnisé par le produit en poisSoit.

,t Si l’on ajoute à ces dépenses ,'nommées.^çse di calato. les déboursés considérables du bail , on comprendra qii» dés entrepreneurs doivent éprouver des pertes énormes quand la pèçhc n’est pas heu lieuse.

Ces pertes s’accumulent avec d’autant plus de facilité que l’espoir d’un meilleur suecèseti traîne presque toujours les spéculateurs malheureux à poursuivre, d’année en année, un gain fugitif, et à exposef souvent le reste de leur fortune jusqu’à ce qu’ils soient entièrement ruinés. ,» Les chances et les suites de ces sortes d'affaires peuvent, sous bien des rapports, être comparées à celles de certains jenX de hasard , qui parfois offrent des profits étonnants et rapides , mais qui sont presque toujours funestes aux personnes que l avidité croissante du gain retient encore au jeu après un bénéfice mémo 'considérable, ou que l’espoir de recouvrer la somme perdue entraîne à une perte encore plus forte : or, les fonds qu'au aventure dans ’ . des spéculations aussi périlleuse ne seraient-ils pas mieux employés à une manufacture, .à la culture de quelque

• plante utile?* a ■' . . ..

Lu tableau suivant làit connaître les déboursés pour la pèche du thon, et les résultats quelle a donnés pendant lés années 1823, 1824 et 1825 : nous l’avons extrait de .açtre première édition ; depuis lors les deux tonnares de

• Cald-Sapotie et de Çala-Finagru ont été abandonnées.

• La première se’ trouve sur la côte occidentale de l’île de

Saut-Antioco, I’autre.au nord-ouest de l’île do San-Pietrp. On voit en beaucoup d’endroits des vestiges d'anciennes ; tonnares qui ont été abandonnées : parmi ces dernières, on . peut compter celle-de San-Macàrio près de Pula> pelle de Pitinnuri , près de Cuglieri, et celle, entre Soçso et Castel- ■Sardo. La côte orientale de l’île n’a jamais eu flejhyinaréfc

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