SUR LES OPÉRATIONS GÉODÉSIQUES
POUR la construction de la carte de CETTE ILE,
PENDANT LU ANNEES 1 8 35-1 838 (l)
Les travaux de la carte de l'jle de Sardaigne, auxquels Twt*ue r*pm. ■je m’étais consacré tout seul pendant les années anté- mineures à 1834, ne m’ayant pas semblé offrir ce, degré d’exactitude que l’état actuel de la science exige de nos jours, je me décidai à retourner en ce pays, dans le tut \ . d’y opérer une vérification complète de tous les points de premier ordre , et même , si la chose était nécessaire , do faire de nouvelles combinaisons de triangles , comme aussi de lier entre eux d’une manière convenable les nombreux relevés de détail que j’avais déjà obtenus dans mes voyages précédents. Ayant, à cet effet, obtenu l’autorisation de me consacrer à ce travail, sans que celui-ci cessât de métré propre, et celle d’avoir un collaborateur de mon choix dans la personne de M. le chevalier Charles de Coiusontuir. Candia, nous nous rendîmes dans l’ile vers la fin de cette même année de 1834 , munis de tout ce que nous jugeâmes devoir nous être nécessaire pour remplir le but proposé.
Tout en nous mettant à l’ouvrage, nous ne nous dissi- Difficulté.
(i) L’auteur croit devoir déclarer que le soûl but qu’il se propose en publiant cette notice est celui de justifier les déterminations des points géographiques dont on trouvera la liste ci-après.
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• “ . *82 OPÉRATIONS GÉODÉSIQDRS.
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roulâmes pas les embarras que nous allions rencontrer dans un pays où ce genre de travail était neuf, où il fallait, pour ainsi dire, tout prévoir et tout créer, et où les ; opérations géodésiques ne pouvaient manquer d'être
longues , fatigantes et pleines de ces difficultés qui exigent pour les surmonter le concours de plusieurs personnes et un emploi de temps considérable. Je n'entends pas faire ici l’apologie de nos travaux, je désire seulement les justifier auprès des hommes capables d’en juger, et indiquer les moyens que nous avons employés pour obtenir des résultats que nous nous faisons un devoir d’exposer dans cette notice, résultats qui, certes, ne pourront pas paraître parfaits aux yeux des savants scrupuleux, mais qui ouvri- ' ront , nous osons l’espérer, la voie à de nouvelles observations faites avec plus de moyens et en un plus long : • espace de temps ; -le champ est encore bien vaste , mais nous croirons avoir rempli notre tâche si, par le fruit de nos travaux , nous nous sommes rendus de quelque utilité au navigateur, au voyageur et à l’administration.
IW>in »Îp nou- Les voyages qOe j’avais faits précédemment en Sar- ’ " " daigne, ayant été entrepris sans un but de travail bien
arrêté, devaient être regnrdés comme de simples essais; ils nous furent utiles pour faire un assez, bon choix de nos nouveaux triangles, mais les données que j’en avais obtenues ne pouvaient servir de base à nos plus récentes opérations.
stn.r t.hétli. Ne pouvant également compter pour bonnes celles com- ^ *■ indicées, en 1793, par feu l’abbé Lirelli, dont le but
, , était peut-être de préparer un réseau de triangles pour la
levée d’un cadastre, nous dûmes penser à nous appuyer sur des bases plus solides.
rapiiaino Les travaux hydrographiques de M. le capitaine Smyth, quelques uns de la mariue nationale, une ou deux observations astronomiques consignées dans la correspondance
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