‹ Voyage en Sardaigne (volume 2)Chapitre 177 sur 193 · POSITION DE LA TOUR DE SAN-PANCRA · texte numérisé non relu

POSITION DE LA TOUR DE SAN-PANCRA

Nous descendîmes ensuite progressivement par toutes ' ' «' *

les positions de notre grand réseau de triangles jusqu-à Cagliari, él nous obtînmes, pour la position du signal . • .

placé au sommet de la tour de San-Pancrasio , point le ' plus élevé de la ville , , les données suivantes : i (

• LATITUDE

I)e La position de Monte- Linas . .wV. ...... 39” 13' 14''34 PotiMn u . • |

De celle de Punla-Acuzza 39.13.14,45 fâtJa .

Ce celle de Monte-Sprpcdd'i. ....... '39.13.14,54

Position tpoyeone de San-Pancrazia. . . y . . 39 . 13 . 1 4-, 44

•* f .* LONGITUDE OUEST DE RONIFACIO- ; • t » . * .•

De la position d« Mnnte-Linas -f-0” 02' 04"5 1 * -• . j

De celle de Punla-Acuiza 0.02.04, 58 * ' . . • ’

De celle de Monlc-Scrpeddi i.. . ’• 0.02.04,43- - '

Position moyenne de Snn-Pancrazio ... . . -^0,02.04,51 • t .s

rVst-à^dîre 6”.47M^h,92 est de Paris^r • \ >». . • 1

• v v Axmct oÉop«si<juE. ' . .• Ç.-V "ÿr *

San- Panera zto — Strpccldt : 223” 43' 05"78

San-Panerauo — Punla-Aeuzxa (1) 223.43.05,04

Snn-Pancrazlo—U.inat (2)y .\ . 223.43 05,35 j ZnÉ

* # / • • - - ~ - - - ^ ‘r 1 ftrrffa

Azimut moyeu- . .'... y. . . ' . 223.43.05,59

Cet azimut moyen ,’ corrigé de la convergehce des méridiens pour être -réduit à la condition d’azimut vrai, \

fut porté à 223”. 43'. 02", 74. Nous dûmes le considérer comme bon , n'ayant pu donner tout lp degré de perfection que nous aurions désiré ji des observations de soleil et d’étoiles que nous avons tenté de faite à Cagliari avec le .* v jflÇÀi,

(i) En sohimant l’angle Punttv-Acuzza — Serpeddi. , . s* «

(t) Eu sommant les angles Linas- Pwita-AcuÙM, Puntn-Acui- . . .. 4

ut —’SerpeJd'L. •• *. . • , .

lV.il 1er ir «lt* Hl liane il«- (’.iulia*

198 •- • OPÉRATIONS GÉOI»SIQUKS.

, théodolite, sur la terrasse de mon habitation, dans l'espoir* d’oblenir un azimut mesuré directement; mais l'était toujours brumeux du ciel s’opposa à un bon résultat de semblables observations mous devons dire cependant que ces mêmes observations , peu nombreuses etimparfahes, nous ayant-donné une approximation de. -2 minutes avec l’azimut géodésîque, elles nous mirent à même. d'ajouter de kl .confiance autf résultats de "nos travaux. . •

M, Smyth , mentionné cl-dessHS, délermiua la- position

de la batterie 'de la darse de Caçliari , et la fixa à :

Latjtudc, •

Longitude", 6“M6,.29i',00 É. de Paris. '

• , Pour voir, quel rapport pouvait avoir cette mesure avec loft -nôtres,- uoiis réunîmes par le moyen d’une petite triangulation ce poirtt à celui de la tour de SrtivPancrafio,

ét nous eûmes : . * ,f . .nv ’ . ' • • • *

• Batterie de la darse : . «■-. ’ " . ■'

Latitude, ' 39M2\34*;fcl; *’

Pwiripn Jn em- Dans la Connaissance des temps pour 1 année 1 840 (1'),

Ire Je I. tille. . , , '

nous trouvons la position géographique de Gagliarr jihIi- |uée par M. Gautier, qui. la porte à-. - , - •> * - V- r.c

Latitude, J39°.12\52";

Longitude, 6"".46'.26". ' *.•

Si la lutitude de M. Gautier (ut observée au centre de Ja ville , qui se trouve à peu près a 'égale distance tîi\k*e,la

îaur-de S .-Partcrazio et la batterie de la darse, elfe con-

(i) Paris, 1837.' --

COSITION SELON M. GAUTIER.

corde assez bien avçc celle que non* pourrions obtenir d’une moyenne entre ces deux {joints, puisqu’elle nous donnerait $9°. t ^ .64'", 32. Dans la longitude, nous aurions .*

une différence de l'; mais la tour de San-Pancrar.io se trouve, plus à l’est que le centre de la ville.

• . Quoi quil en soit, jusqu’à. ce qu’onr fasse des mesures

astronomiques directes de longitude, nous considérerons «. pour bonnes^et préférables à toutes les antres, les déterminations que nous avons ohtenues par les moyens géodési- ques indiqués ci-dessus. .<■ yi ,■■ ■.. V . ; ,

Il ne nous reste plus qu’à parler du Içvé de la carte pf .«,«<;

de la manière dont eHfe fut tracée - pour commencer par i'u“r*cle premier point, noüs dirons qu’outre la triangulation principale < nous poussâmes dps chaînes latérales de triât)-. ■ gles en différentes directions pour déterminer les positions des. points placés en dehors du gi%nd réseau s, ét comme fl était impossible à deux personnes senlés comme nous étions, de lever à la phmchutte une surface de 700 milles •• carrés en peu d’an nées, et d’avoir dans le plus court délai * possible une carte dont le besoin ae faisait trop.vivemenl \ ’ sentir, .nous adoptâmes un procédé aussi expéditif qHe satisfaisant pour jioqs procurer, à une petite échelle, les âecideuts priheipaux du terrain ,-les habitations, les crêtes * de monts, l'allure des vallées, les eotirs des eaux, et U configuration exacte desvplatéaux élevés, qui, sont si nombrèut en Sardaigne. Ce moyen consisté, à dessiner à •chaquo station \r pdnorarha de tout lé pays environnant , et de faire , -compie-on dit , un tour d’horizon avec le ihéo- * dolite , en prenant une sphère de rayons font autour de soi (1). liions plaçâmes partout des signaux ou nous nous, servîmes de Ceux que la nature offre tout faits. Ep multi-

( i J.fVous.iVions soin «le codifiée ndre toujours dans celte sflîicrt

plusieurs stations de premier et de second ordre. •ç'

ÔÜO

OPÉRATIONS GÉOOÉS1QUES-

pliant ainsi lus stations à 1 infini, 1ns intersections ôtaient multipliées, et le terrain sortait comme par enchantement sur le papier, à mesure que nous parcourions les stations.

Plusieurs détails essentiels furent levés à une plus grande échelle (1) ; mais si ce moyen était expéditif, nous ne devions pas moins, pour l’obtenir, gravir les cimes les plus élevées et les plus escarpées, que nous choisissious de préférence pour dessiner le pays et le couquérir pour ainsi à touk' d'oiseau, k force de te considérer sous plusieurs points de vue. Par ce moyen, nous tâchâmes de donner à la carte physique de la Sardaigne sa véritable physionomie. Les personnes qui connaissent le. pays, ou qui le parcourront un jour notre carte à la main ,' y trouveront , nous osons l’eçpérer, uii caractère de vérité que nous croyons avoir atteint dan» l’expression, de' l’ensemble des masses et même dans beaucoup de détails.

Le tracé de notre carte fut fait selon le système dè* Flamstced , modifié sur l’hypothèse que la terre est un sphéroïde de révolution ayant 0,00.134 d’aplatissement.

iSlo.us avons préféré la projection terrestre à celle pratiquée pour les earles marines,' parce qu’elle n’altère en rien la véritable configuration de la ■ région qu’on veut représenter. En. faisant passer le méridien principal par un point à peu près central , comme tse trouve la ville de Cagliari , nous avons obtenu dans les lignes méridiennes latérales uue espèce de régularité qui rapproche autant qu’il est. possible notre projection terrestre de la marine;de façon qu’on peut, sans erreur appréciable, se servie des sondes indiquées le long de notre côte. L’adoption du système de projection terrestre nousaencore offert l’avan-

(1) Les espaces occupés par les grandes routés furent réduits des glatis conunnniqués par les ingénieurs des ponts et chaussées ; ils . furent toujours vérifiés. . ..

piiojectiox

tage de pouvoir joindre à noire carte des échelles des di- • stances,, ce qui nous aurait* été interdit sur une carte- à projection marine. • • -

Le corps royal d’état-major général , auquel nons avons éti.dic, ■ •

• l’honneur d'appartenir, publiant en ce moment même

une carte des états de S. M. sarde sur le continent à’ j

l’échelle de 250,000 , nous avons ern devoir y rapporter

• notre nouvelle carte de la Sardaigne , qui en diffère ce-

pendant par l’ipdication des sondages dont nous avons jugé à propos de garnir tout le pourtour de l’îlc*. Ces sondes * Sonde, sônt/tirées pour la plupart des cartes marines «Je M: le capitaine Smyth. Les côtes de ces cartes furent revues 4 .

avec soin et corrigées lorsqu’elles nous- parurent moihs exactes. • . . * * - * • *

.Comme toute la marine portant pavillon sarde Se sert de l’indication des sondes en pieds de France , nous avons * ’ du nous conformer à. cet usage, encore trop général';. les cotes deaios sondes sontécrites en chiffras arabes penchés y taudis que celles des élévations dii sol au-dessus du niveau de la jney lc sont en chiffres arabes droits , et sont exprimées en mètres. Je m’empresse de signalée moi-même eette anomalie^ pour laquelle j'ài eü pendant long-temps une répugnanée extrême ; je n’y ai accédé qu’en considé- * ration d’utic utilité plus générale de notre carte. Ces élé- H.ut«ir» b»rovations dü sol furent déterminées par des observations H barométriques faites avec Soin , souvent répétées, et déduites parle moyen d’observatipns correspondantes; elles' fucent calculées d’après la méthode d’Oltmanns, et vérifiées par celle de Zach.

Quant au Système de dessin qiie itous avons cru devoir Sjr»iimcacj«adopter, comme II s’-agissail ici d’une échelle au ^50,000, nous avorq préféré celui (|ui . à notre avis , |oiht à l’exactitude géométrique l’effet: le plus naturel des -Tonnes de perspective dès terrains. Lç mode d’éclaircHesmonlagnrs • ' '

* W V >ïs

.'>0-J OPERATIONS (iÉOIlÉSlyCEs.

de côté à 45° (en indiquant toutefois pàr des hachure? fines (es parties éclairées) (1) nous a paru préférable au système ténébreux, dit allemand , qui est loin d’offrir à l’échelle on question celte clarté', ce naturel dans l'ensemble des détails , et surtout dans l’allure des crêtes et des vallées, que nous donne le premier. Les deux cuivres ’de cette carte, ayant environ chacun 0“,90 de longueur sur O", 70 de largeur, sont en ce moment dans les mains d’habiles graveurs de Paris; la petite carte jointe à l’atlas de ce volume, qui est une réduction au quart de la grande en question , étant gravée par les mêmes artistes , et dans le même genre , autant que la. petitesse de l’échelle a pii le permettre , nous est un sûr garant de la bonne réussite de nos deux grandes feuilles, qui paraîtrônt, nous osons l’espérer, dans le courant de 1840.

( i ) L’abus qu’on a fait de ce système en laissant en blanc tes parties éclairées du terrain , afin d'obtenir de r effet, est la principale cause des attaques dont il est l’bbjct depuis quelques années; mais parce qu’on a abuse de cette méthode, parce qu’on IV forcée, s'ensuit-il qil’uilc soit mauvaise? Non sans doute. Marquez par des hachures liues et espacées les parties éclairées ) indiquez celles qui sont daus l’oiitbrc |«ir des traits plus rapprochés pi plus forts, vous aurez un effet très naturel dt bien clair dcS mouvements du sol, eflèt que vous ne pbunez jamais qbtenirpar un éclairagc'zé'nithal toutes lès fois qu’il s'agira vie cartes à petites édiclles. *

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