CHAP. U .— POPULATION. EN GÉNÉRAL
serve cependant l'espoir qu'ils pourront paraître à la (in de ce volume.
Les renseignements qui méritent le plus de confiance (1) portent la population des deux dernières années de 515,962 à 509,829 habitants. Le chiffre donne en 1826 dans la première édition de cet ouvrage est, pour l’année 1824 , de 412,357 habitants. J'ai eu occasion de faire remarquer alors deux mouvements bien distincts dans la population de l'ile, qui correspondent aux circonstances politiques où s'est trouvée la Sardaigne. Le premier mouvement , qui est rétrograde , date de la mort du roi Charles-Emmanuel-, en 1775, et finit en 1816. Depuis cette époque , de nouvelles communications ayant été ouvertes au dehors, le mouvement a été progressif.
’ Mouvements de la population de la Sardaigne , de 1775 à 1824.
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POPULATION
(1) Calendarib generale del regno di Sarde gna
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un». . ‘fou'latjok.-
Voici ce que nous avons publié à ladite époque de 1826 • sur les différentes classes des habitants :
* Nobles, 1,600 familles. . . . 6,200 âmes.
Bergers, 16,500-. 85,000
Ecclésiastiques. . . .s , . . . . .1,857
Moines 1,125
Habitants des villes 65,200
Caoie du dé- Parmi les causes du décroissement extraordinaire de
cMUKismt. k population qui eut lieu dans l’île pendant les trente
. dernières années du siècle passé et les dix premières de
• celui-ci, on peut certainement compter la multiplication
des crimes de vengeance , commis pendant cette même époque, et qui ne furent jamais aussi nombreux qu'alors.
- En effet,. si l’on réfléchit ; 1°. que, sur six personnes
. * victimes de ces sortes de délits, on peut sans risque eu
compter quatre au-dessous de leur quarantième année , et par conséquent dans la force de l’âge; 2°. qu’un assassinat occasionne pour le moins la perte de deux individus , l’attaqué qui meurt et l'agresseur qui est également perdu pour sa famille ; 3*. que celle-ci est presque toujours rui- . née de fond en comble par de semblables événements, on pourra comprendre alors quelle influence a pu exercer sur une aussi faible population que celle de la Sardaigne une série effrayante d'homicides qui furent si fréquents pendaht une Quarantaine d’années. On en compta jusqu'à • mille dans le seul cours de douze mois.
, Cette influence paraît encore démontrée par un effet toul-à^fait inversc, çt qu il est bien facile de reconnaître
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