iO
30 Quartz ?
34 Anthracite ?
(Les travauz arrivés à ce point Turent suspendus par force majeure, et surtout par le manque de bois d'étaf.)
i>,„ Nous croyons devoir limiter à ces données, l’expOsé des différentes parties qui composent le terrain en question , que plusieurs circonstances ne nous ont pas permis d’explorer davantage. Au reste , on pourra trouver d’autres détails dans l’ouvrage déjà cité de M. Baldracco, page 4 46 et suivantes. Quant à nous, nous nous bornerons à ajouter que si la spéculation a peu d’espoir de tirer parti du terrain dont il s’agit , la science ne peut pas également en avoir grand profit; puisqu’on ne trouve dans les schistes de cette région qu’un nombre très-minime de restes organiques, qui appartiennent tous à des empreintes de plantes carbonifères. Il en est de même d’un calcaire noir avec du silex de même couleur C 8 , que nous avons vu intercalé dans ces terrains , au bas du village , sur le chemin A'Escalaplanu, ainsi que sur celui de Seui, de l’autre côté du ruisseau. Ce calcaire, qui parait constituer un banc de peu d’épaisseur, contient quelques corps sphériques, qui paraissent se rapporter à des Carpolitrs.
,P0BratKB8.
Mais ce qu’il y a de vraiment instructif pour le géo- Éroptiut»
, . • , « jvorpbjfrc».
logHc, cesl que cc terrain est traversé en tous lés sens par de très - nombreui fUôns' d’un porphyre gris,- contenant des cristaux de feldspath blatte , d’amphibole et de mica noir •** 11. Ce porphyre , <^i varie beaucoup d’un point à un autre, est venu an jour en forme de monticules , de culots et de véritables., filons. Parmi les premiers, il y en a principalement deux-V non loin du pays vers l’ouest, qui, même vus de loin, asc font- reconnaître par leur forme éruptive et contrasta<lte avec célîe des terrains au milieu desquels ils ont surgi. Au- fond<-dc la vallée du Rieddu et tout- à- fait près du lit de cc torrent, on remarque un grand filon de ce porphyre, qui perce k travers les schistes charbonneux ef qui .après les avoir singulièrement tordus et redressés, s’est déversé sur eux de manière qu'on croirait au premier nbord’ qu’iKformc la partie supérieure de la foration ç(e ces .terraibs. On dirait 'qu’en ce q>oint la natOTB a voutù placer l»\cause à côté des effets et que l’altération du terrain charbonneux de Perdus de Fog», le cbangemejil dei schistesven quartzites et celui du charbon en anth^ite, comm» aussi sa volatilisation et sa pénétration dans les. cocIhis qui l’accompagnent, ne doivent être attribués qu’à unc; seule cause; c’est-à-dire, à l’action qui a produit et qui -à accompagné l’éjection' de ces porphyres. ,•
Un autre fait important, que nous devons également si- Lrat igr gnaler, c’est que, tandis que ces porphyoîs traversent dans * " tous les sens et en mille manières le 4épôt charbonneux, ils s’aiarêtenl tout court au point où se trouve un autre dépM, resté horizontal, de calcaire magnésien jurassique; ce qui prouve que l’éruption porphyrique a eu lieu avant la déposition des grès et du calcaire magnésien. C’est ce que nous avons lâché de rendre visible dans notre coupe théorique, fig. 13, p. 97 ci-dessus, où ce filon est désigné par la lettre P.
Après avoir traversé le grand vallon du Hieddu ( petit
Autres |>rtils dcp()tl l'Iurboniicui.
0»rpB
spbén>|uri.
Ceftnm FusU.
I»l CHAP. III. — DKPOTS CHAUONNBDX.
ruisseau) , procisénieiit au point où les porphyres se montrent davantage au jour, si l'on en gravit la pente orientale pour arriver vers le village de Sévi, on continue à rencontrer les internes terrains jusqu’à la deseejite vers le fleuve S. Girolamo, qui prend ensuite le -nom de Flmninedtlu (le petit fleuve) ; mais avant d'arriver à ce torrent, on retrouve les schistes anciens, au-dessous desquels percent les roches granitiques et les eurites rouges, qu'il ne faut pas confondre avec les porphyres gris du terrain carbonifère de Pm/as de Fogn.
Après avoir traversé ce torrent, souvent- dangereux,, si au lieu de prendre le chemin d'll<sa.«.mi et de S. Cirolamo, on dévie à gauche, en se dirigeant vers Seui, par la chapelle de Santa Liicia, on rencontre d'abord les. roches granitiques et euritiques qui se trouvent aussi sur la rive droite du Flumineddu; mais après une heure de montée, on arrive sur un terrain légèrement accidenté, formé de schistes charbonneux, analogues à ceux de Penlas de Fogir, ils sont associés aux mêmes grauwàches.'
ttes schistes noiràlrçs cl argileux , sont également trèspauvres en anthracite et en empreintes végétales. Nous devons dire cependant que dans le trajet que nous Ornes par cette voie en 1813 , avec Jeu l'ingénieur chevalier Mamcii, nous avons recueilli dansées schistes noirâtres, des corps sphériques de la grosseur d'une petite noix, qui nous ont paru provenir de quelque fruit ou de quelque autre corps d'origine végétale. Malheureusement depuis la mort de notre ami, ces pièces ont été perdues et nous n’cunies plus occasion de repasser par ce chemin, peu fréquenté (1).
C’est à-peu-près dans la même région que se trouve
(1) Si notre mémoire ne nons trahit peu, nous croyons que ces corps sphcriqnes firent pnrlie <les cchantillnns do srfiisles do celte formation, que nous avons remis, il y a 13 ans environ, à M. Adolphe Brnnpûart,*qni paraît les re|?ardcr comme des CarpofiUs.
■«SAM DB 8EIJI.
lui lieu dit Cerna Fusii, à deux heures de distance do Seui, où, selon l'indication de notre ami le chevalier Mameli, on doit rencontrer du schiste avec de l'anthracite.
Ce terrain semble se prolonger jusqu'au pied oriental du Monte lie Santa Viltoria d'Eslertili.
Dn point dont il s’agit-, jusqu’au village de Seui, le 1er- otihii .ir «rm rain est uniquement formé des mêmes schistes qui à Perilas de F^gu supportent le terrain charbonneux ; ce dernier ne commence à se laisser voir de nouveau que lorsqu'on a dépassé Seui, vers le nord et que l’on arrive à la chapelle de S. Selmtiano, à 30 minutes du village.
Le bassin carbonifère de S. Sebastiano est, sans con- nj»in
S. Sr/Ktithino.
trcdit, le point le plus important du terrain qui nous occupe. Nous«n faisions nous-mêmes la.découvcrte dans celle localité, lorsqu’en 1847 nons parcourions l'Ilé avec notre ami et collègue , rillostre auteur de la Flore de Sardaigne.
Depuis lors ces dépôts d’anthracites furent successivement explorés et abandonnés; et ils ne pourront être l’objet d’une expipitalion sérieuse et suivie que lorsque la route royale', dite de VOgliaslra, actuellement en conslructihn ,
Vt qui passe par Seui (I), sera achevée; alors seulement on pourra transporter ce combustible à la mer, ou dans les villes, autrement qu'à dos de cheval, comme cela a eu lieu jusqu’ici..
Le bassin dont il s’agit est fort rélféci; il peut avoir Srf liiiiitrA. à peine un kilomètre de longueur, dans sa plus grande étendue ; il est circonscrit de trois côtés et il n’est ouvert que vers le SE, par où s’écoulent les eaux du torrent Corongiu. La plus grande partie des bords de ce bassin est formée de roches porphyriques analogues à celles de Foghesu ; vers l’ouest , le barrage , ou . si l’on veut , le dos de la vallée est formé par la masse schisteuse du Monte
(I) Crtlc roate est oaveric maiiilCDaat de Cagliari à Seui; elle sera bienlûl poursuivie jusqu’à Torloü^ en passaul par Lanutei.
Naluri* dr r« d(<p<*l.
rat«agc ilu rui»Aeau.
106 CBAP. III. — aÉrOTti C»AU<MNE11X
Orrü, qui sépare le bassin de Seui de celui de Seulo, donl il va être question . ci-après.
Nous n’abuserons point de la patience du lecteur, par l'énumération et par la description de toutes les différentes couches qui constituent le terrain carbonifère de S. Se- ^ bastiam de Seui; d’autant plus, que ces détails' ont déjà été développés dans un ouvrage récent, spécialement destiné aux mines de l’Ilc (4); nous nous bornerons à produire ci-dessous une coupe du terrain en question, que nous avons prise au point où ce dépôt est d’une plus grande importance. Cette coupe, que nous avons faite en 4843 en compagnie de feu notre ami François Mameli, a de nouveau été vérifiée sur place en 4847, lorsque nous y fumes avec M. de’ Vecchi; nous y retournâmes en 4853 avec notre confrère et collègue, le général de Collegno.
Qoupe du terrain d’anthracite de S. ^bastiano de Seui, passant par le Baugiu Sei.
s schiste ancien; p puddingno à gros éicmenis de qnarli, avec des débris schisteux, sans anbnne trace de restes granitiqnes; g grès on espèce d’anagenite quarizensc ; g' grès plus fin, noiritre, schisteux; a anthracite souvent irisé; il atteint jusqu'à 3 mètres de puissance; s' schiste noirâtre feidlleté ; si schiste noir
Fig. 46.
(t) Baldracro, loro cil., psg. 3S6 et suivantes.
■*miN BE SBUI. -
HTM ilei imprruioai TrdcInlM (rong^m);’ y banc de quarti; la parlia aopeririirc de ce banc qnarlKDX est analogue à celle de la hase du même terrain , car on Toit ae répéter a-peu-prèa les mèmea aucceuiona de gréa et do puddingue, qui ae trouvent à la partie inférieure ; aenlement lea élémenta de cea derniera aont plua voluminenx.
Tl esl facile de voir par celle coupe que les couches qui inclinent niainlenant en sens inverse des deux côtés du ruisseau de Bangiti Set, se trouvaient sur un même plan , et qu’elles furent dérangées postérieurement' à leur formation par une cause quelconque, comme nous l'indiquons par la figure ci-^lessous.
Disposititiii
primitive.
Fig. <7.
Celle force ne peut être à S. Sébastien de Seui, comme à Fogliesu, que l'action des masses porphyriques , qui ont traversé le terrain carbonifère et qui l'ont modifié.
L’anthracite du bassin de Sctii se présente ici en masses Qiuiiu> exploitables, ce qui n’a pas lieu dans l’autre bassin. On peut même dire qu’il esl de bonne qualité; il esl souvent plus schisteux que compacte et ordinairement irisé C tO.
Les schistes à impressions CW qui l'accompagnent, sc trouvent principalement à la partie supérieure des couches (lu combustible; ils sont en général noirâtres et teints de fer idraté. Voici la note de ces empreintes et de celles du bassin de .Sci</o,'dont nous parlerons ci-apn'*s, telle que
CIAP. Ill/'ib •ÈHna CHAKBONNEOX.
nous l'a remise M. le i professeur Moneghini; les plus imporlanls île ces débris' de la flore carbonifère se Irouvenl figurés dans noire pl. î). .
wg^üui Alelhopteris (onchilica Brong., fig. V. i. — ^4. sp., fig. V. 'i. — A. Serin Brong., fig. V. 1. — ,l.sp. , fig. II. 1. — .1. sp., fig. II. 2. — AplopMebis hemiteloiitei ? Brong., fig. II.
1. el fig. V. 3. — .1. argttla Brong., fig. III. 3 fc. — A. (ie(iualis Brong. — 4. arborescens Brong., fig. V. 5. — '4. platyrachis Biong. , fig. VI, 5. — .4. aspidioides Brong., fig. VI. 7. — 4. untla Brong., fig. VI. 4. — 4. sp. , fig. VI. 6. — Dicropblebis giganlea Brong. D. Sillimani Brong. — /). crenulata Brong. — D. affinis Brong. , fig. V. 4. — 7). Irpidoracbis Brong. — D. orojdçridius Brong. — Pecopteris lowjifolia Brong. — Sphetioplerû patentûsima Goep. fig. IV.
2. — Coniopleris auriculala Mgh., fig. III. — Toenioplei-is riltata Brong., fig. VI. 1. — NevropUris sp. — Ànmlaria bingifoUa Brong. — Aslerophyllites , sp., fig. V. 6. — Spheiioplnjllum sp. , fig. V. 7 . — Lepidodendron sp. — Sigillaria lepidodendri folia Brong. — Sigillaria {Syringodendrou) sp. — Cordûites borassifolia Ung. , fig. IV. — Calamites Succovii Brong. — C. Cislii Brong. — C. nannaeformis Brong. — Calamodemlron sp. (1).
l'bntrs Parmi ces exemplaires, nous en avons pris deux au
bas du vallon, dans le lil du lorrenl, qui sont cannelés él qui se rapportent à la Sigillaria {Syringodendron) cidessus; ils annoncent une tige d'un diamètre de 18 à 2D centimètres ; mais ils ont cela de remarquable , qu’au lieu d’être convertis en un schiste noirâtre, comme les autres pièces à empremles végétales, elles ont été changées en grauwache à grains moyens; cette grauwachc
(1) H. BroDgniart , auquel noua aviona remia dana le temps des écbanlillona do ces russiles, y avait aussi reconnu les espèces suivantes: Prcoplerit itcntala , P. polymorpha, Sphtttophyllum denlgtum, ÀtUrophyliiUs Unuifolin, qni dans les pieecs restées à notre disposilinn. ne se sont plus retrouvées.
\X*LVflU FAITES PAE M. BALBBAOf».
passe ensuile soperieuroroent à un puddingue à base de <|uarlz el de laie C9, dans lequel on ne voit pas de .
Tragmenls de roche granitique; c'est une particularité qu’il nous importe de signaler.
M. le chevalier Baldracco, qui s’est occupé de ce ler-^ r.-.uj>c rain, comme ingénieur des mines (t), en donne une coupe ' que nous allons reproduire; mais elle n’est pas complète, le sol alluvial ne lui ayant pas permis, dit-il, de reconnaître les roches inférieures au banc de l’anthracile, quil voyait reposer sur une argile noirâtre un peu ocracée.
Voici sa coupe, prise de bas en haut.
1° Une conche il’anthracile Bchiiteux noir, fuligineux
et peu épais 0. 50
Une très-mince couche de pierre lydienne noirâtre,
lifBot sur le bleù légèrement ocracé 0. 50
3” Couche d’anthracite schisteux 3. 50
4° Schiste cbarponnenx, d’nn noir blenilre tendre,
avec des empreintes végétales 0. 50
5° Schiste charbonneux, compacte, noir-bleuàtre . . 0. 10
6* Schiste charbonneux , trrs-(riable ‘ . 0. 30
7° 'Substance siliceuse, Bnement grenue, compacte,
• d'un noir blenitrc (grauwachc fine). ... ! . 0. 15;
K" Terrain schisteux, légèrement charbonneux, q,ui se fond supérieurement avec les sédiments détritiques qui recouvrent le aol 0. 40
«L'anthracite du n° .1 ci-dessus, est d'une texture qni Anit;iriiun,rmc « varie entre la coibpacte; la schisteuse, l’écailleuse, la « massive (sic); sa couleur est d’nn noir intense, souvent « fuligineux el prenant quelquefois un aspect luisant;
U chauffé dans un tube, il donne une > odeur sensiblement « bitumineuse qui n’est pas désagréable el il produit une « certaine quantité de vapeur aqueuse. »
(!) Bablracco, Ctnni futta instiluzinm- mctallifrni dcllii Sarilrjua,
1854, page Xm.
110 CHAI», lil. — DÉPÔTS CHADDONSEUA.
Des quatre analyses faites par M. Baldracco sur differents échantillons, nous avons établi la moyenne approximative suivante. *
CirboDo 66
Cendre» 6
SubaUnce» volatiles 96
ToUl ... 100
Quatre essais faits par le roéinc ingénieur sur des échantillons d'une autre localité de ce bassin, donnent l'autre moyenne approximative ci-dessous.
Carbone 56
Cendres 90
Subatanoea volatiles 91
ToUl . . . lOO
Purpti^rr; scs vanités.
On voit, par ces analyses, que tout l'anthracilc du bassin de S. Sébastien n'est pas de la même qualité; cl que celui de la première analyse gagne en carbone à-peu-près ce que celui de la seconde a de plus en cendres.
D’après ce qne nous avons dit ci-dessus, les porphyres gris-verdàlres jouent dans le bassin de Seiii le même rôle que nous leur avoôs vu remplir dans le bassin de Fo- (jliesu] ils sont également Ifès-variables. La plus grande partie de ces roches se compose d’un porphyre feldspathique gris- verdâtre , avec du feldspath blanc et des cristaux d’amphibole f.3; en d’autres points, ce même porphyre renferme du quartz vitreux, du mica hexagone, du feldspath blanc et de l’épidole 13 6i«; eo6n, il passe à un porphyre syénilique noirâtre, dans lequel se trouvent des noyaux et môme des veines de calcédoine opaline a** 14. Ce porphyre syénilique se présente môme sous l’aspect d’une roche loul-à-fail amphibolique, qui prend la structure et la forme globuleuse; c’est ce que
POKPHTIIBS. 8. eUOLAHO.
i’on remarque spécialemeol lorsqu’on sort du bassin de S. Sébastien et qu’on prend le chemin qui conduit au Toneri de Seui.
Tlus vers l’est de S. Sébaslien, au pied oriental de la Laml)€9U
. àc S. GirofiUfta.
grande masse calcaire d Arqueri , le sol compns entre le village d’Ussassai et la chapelle de S. Girolatno présente quelques traces du terrain en question ; mais il est beaucoup moins charbonneux ; il consiste presque uniquement en une espèce de grès grisâtre, qui contient quelques impressions végétales. Ce grès est superposé au schiste silurien , en stratification discordante et il supporte à son tour la grande assise horizontale du calcaire magnésien, dont est formé- le Monte Arqueri , comme on peut le voir par la coupe démonstrative suivante, que nous avons prise il y a bien des années.
Fig. t8.
t scbiilcs anoieas; P puddingoe dn (errain carbonilere à ëléninils tcliialeux cl qnarUsaxj-a pelite conche d'anthracite; ti schi>tes noiràlrea avec dea indices d'impressions végétales; p grès gristlre qui renferme égalesaent quelques impressions du terrain de l’an- IhraCite, dont il forme la partie supérieure, près de l’église de 5.
Uirolamo ; sur ce terrain repose en stratification discordante, toute la succession dn dép&t jurassique des monts Arqueri et Taquùare, qui se composent : qq d’un puddingue quartieux Rrès; éccalcaire jurassique; mm calcaire magnésien (Voyex le chapitre soi- Tant ). . , •
Il nous reste maintenant à faire mention du bassin car- Buiio de Seuh. honifère de Seule, qui est séparé de celui de S. Sébastien
CHAP. III. — HKP0T8 CUABBOIINBIJA.
ruuuncc rt qualil<< «tr 1.1 couche t h;irl»unoeuse.
>Ci;rUlri.
par la montagne schisteuse , dit» Monte Orrü. Le seul lieu où ce dopùl prend une ccrlaiue importance, sc trouve à cine heure de chemin de .Se«/o, vers le SE de co village, cl au pied oriental du plateau jurassique dit Tacco Tièci. On nomme cet endroit Ingurti Pani; là est un enclos {lança) appartenant au révérend François Caria, vicaire de Seulo, avec lequel nous avons visité ce lieu à diffénmles reprises. On y a pratiqué plusieurs fouilles, en d^s points variés, qui toutes ont signalé la présence* du déjiôl en question r mais avec des résulUils bien divers; ce qui prouve que la véritable couche carbonifère n'est pas d’une épaisseur considérable dans ce bassin.
Celle épaisseur ne dépasse pas O"- SO'- dans le lieu où le dépôt est le plus épais; celui-ci est un peu incliné vers l’est; c’est un anlhraoile luisant et généralement schisteux, souvent irisé et d’un noir de plomb. Nous en donnons l’analyse d’après M. Baldracco.
Carimne 6.1
Cemlrea 7
Siibslancés volalilei 30
Total ... 100
On voit, par celle analyse, que le combustible. d'/fir/uWt Pani correspond à celui de S. Sébastien , qui fut l’objet de la première des deux analyses données ci-dessus, page tlO. Il est accompagné des mêmes puddingues, et des mêmes grauwaehes. Pârmi les fragments de roches préexistantes que ces puddingues et ces grauwaehes renferment, nous avons également constaté l'absence des débris de roches granitiques. .
Quant aux schistes à impressions, ils sont les mêmes que ceux de l’anthracite de S. Sébastien; seulement, comme le dépôt de Seulo est beaucoup moins étendu et moins développé en puissance, les impressions végétales se trouvent en quantité minime. Ce sont en général des fougères et des
Digilized by Googli
■ASSi:« DE SEIjLO. '
équicélacés ; mais en revanche on trouve en abondance de. gros .rognons d’une roche compacte, très-lourde, enduite d'une couche ferrugineuse au dehors, et d'un noir bleuâtre au dedans, (^es rognons ont cela de remarquable qu’ils présentent tous à leur surface anterieure, les moules des côtes caractéristiques de l’écorce d’un calamite, qui parait se rapporter au Calamites Suckowü. Il est assez rare de trouver de ces pièces avec deux articulations du calamite; en général, elles n’en ont qu’une, ce qui fait supposer que l’interstice, qui dans la plante séparait les différents nodules dont elle se composait, a influé sur la séparation des fragments., qui sont passés à l étal de fossiles C 12. Nous avons également trouvé, au même endroit, une brèche très-quartzeuse , à pâte de schiste phyllade, d’un gris noirâtre C13, parfaitement analogue au dépôt semblable du bassin de S. SébastieH.
L’anthracite d'hiQurti l‘ani de Seulo repose, comme à S. Sébastien et à Fogbesu , sur le terrain schisteux ; mais le schiste de Seulo a conservé tous scs caractères siluriens; car il alterne avec des bancs calcaires lout-à-fail identiques avec ceux du Monte di Santa Vittoria d'Esterzili et de Gadoni, et dans lesquels se trouvent des restes de crinoïdes. Nous avons même cru reconnaître des traces de ces mêmes fossiles dans le calcaire que l’on voit près de l’église de S. Cosimo, en face de Seulo. Ce village est également bâti sur le schiste silurien.
Nous ne parlerons pas des grès et des puddingues quarlzeux, qui se trouvent dans l’enclos en question cl qui sont superposés au dépôt d’anthracite; car ces grès et ces puddingues appartiennent à la formation des terrains jurassiques, et ils forment la base d’un plateau voisin, dit le Tdeco Ticci, dont il sera question en son lieu.
Il résulte de ce que nous venons d’exposer dans ce chapitre: t” qu’il y a identité parfaite entre les dépôts d’anthracite de S. Sébastien de Seui et d'Ingurti Pani de
Position de ce U^pvt*
Dépôts
)ura«sM|uei.
CoacluiiuQ.