PAUME
à la cathédrale. Trait bien italien, elles sonl signées, Bcnedelto Anlelami (lin xiC) : en France, l'oeuvre admirable tic nos cathédrales est anonyme. 11 faudrait mettre en comparaison des statues contemporaines françaises, celles de Corbeil. par exemple, avec ces bas-reliefs intéressants, mais à quelle distance de notre statuaire!
La grande attraction est, à la cathédrale, la coupole du Cokkkge (1 t0i~lô'd4). Le biographe de Corrègc a écrit : « Les anges semblent s'élever «l'un vol rapide et sur. et le monde chrétien paraît entraîné à leur suite dans un élan extatique (!). » Le malheur est qu’on n'en voit rien et qu’on ne distingue qu'un fouillis de jambes nues, d’Amours. de Génies. Quant à représenter le monde chrétien, celle grande fresque de lumière, de chair et de joie, n'y saurait prétendre. Personne n’est moins religieux que Corrège. Il est fâcheux (ju’il ait été contraint à des sujets de piété, qui étaient tout à fait antipathiques à sa nature voluptueuse.
À Saint-Jcan-Evangélistc, il peignit aussi lacoupole;ellc est trèsnoire. et le Christ y présente ses pieds au spectateur. Sur la porte de la sacristie, un Saint Jmh que l'on voit bien. Il faut allerau Musée riche de scs oeuvres. La Madone délia Scodella. vierge et bambin ont des tètes délicieuses; le saint Joseph me gène. La Madone de saint Jérome avec des parties exquises, Vierge, enfants et Madeleine : au premier plan, à droite, un grand diable de saint Jérôme fait des effets de jambes agaçants.