CRÉMONE
En plein centre de la plaine lombarde, —qu'elle est riche et monotone! Les noms les plus fameux n'arrivent pas à la rendre intéressante. Marignan, Lodi. sonnent en vain à vos oreilles. Que cette plaine est donc plaine ! — Les rues perpétuent à Crémone la gloire des luthiers. Nous avons vu le Dôme et le Baptistère, de style roman, avec de beaux 1 ion s-gri (Tons lombards, porteursde colonnes. A l'intérieur du Dùme, des fresques riches du Vénitien Pordenone, du Brescian Bomanino et du
Crémonais Boccaccino ("f 1518): au musée, les œuvres des Campi (fin xv”. xvV siècle). Campi aine est encore assez probe.
Pour la sculpture. Crémone* possède d'excellents spécimens de la technique lombarde ; au Dùme. les bas-reliefs énergiques des «leux chaires par Amadeo (1447-1522), avec la longueur et la maigreur des personnages, le quelque chose de.sec, de cassé, «l'anguleux, dans les draperies très fouillées, qui est propre à l'école de ce temps. On verni aussi l'Arcade S.Marcellino. de Benkdktto Briosco
dans la crypte ; c’est une œuvre harmonieuse et composée, dont on se souviendra devant la porte centrale de la Chartreuse de Pavie. — Puis il v a
des palais Renaissance ornés ; la plus belle porte, celle du palais Stanga, est aujourd'hui au Louvre. Le souvenir de Crémone est celui d’une toute