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vase. Un grand nombre se Jetèrent à li nage, ct apportérent des bananes, des ignames , des cannes à sucre, qu'ils échangérent contre du fer; ils ne faisaient pas grand cas des bagatelles qu'on leur offrait. Un insulaire, apres avoir recu des ciseaux qui étaient le prix des bananes Qu'il tenait à la main, se mit à fuir sans avoir livré sa denrée. On l'appela inutilement, Ses camarades , qui entouraient le canot, semblaient se moquer de nos gens, de sorte que lofficier Qui commandait lembareation fut enfin obligé de tirer à plomb sur le fuyard. Celui-ci jeta les fruits et se hata de oagner la terre, ses camarades le suivirent.
L'aspect de File était assez aride: toutelois elle nous parut moins misérable qu'à Cook et à la Peyrouse, Toutes les pentes des hauteurs étaient partagées en champs plantés de différents veuctaux, dont les nuances varices produisaient un effet trés agréable: sans doute ils doivent aux bienfaits de l'expédition lrancaise commandée par la Peyrouse plusieurs plantes utiles qu'ils cultivent aujourd'hui. On apercevail de tous côtés des hommes Qui couraient au rivage : la plupart étaient nuds: il y en avait cependant quelques-uns qui portaient des especes de manteaux jaunes et blanes de différentes dimensions.
Des que nous eûmes laissé tomber l'ancre, deux canots montés par vingt-deux hommes bien armés. se dirigerent vers la terre. Nous nous en approchions, lorsque les insulaires se mirent à nous jeter des pierres; les uns criaient, les autres nous faisaient des gestes menacants. Le rivage était couvert au moins de six cents hommes qui avaient l'air de vouloir s'opposer à notre débarquement. On tira quelques coups de fusil à poudre: alors on en Vi un grand nombre se réfugier derrière les rochers: le bruit passé, quand ils reconnurent n'avoir point de mal, ils sorürent de leur cachette, en riant et en se moquant de nous.
On ne pouvait pas raisonnablement se venger des plaisante-