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TPIA . • ■ • * v
ZHCOIC
La PI. XXXIV , Jig. 16, représente un cippe funéraire en marbre blanc, ’haut de 0 mètre 31 cent. , sur lequel on lit l’jnscription grecque ci-dessus; il appartient au Musée royal de Cagliari, Ayant communiqué un dessin fidèle de.ee petit monument à M. Lebas membre de l’Institut, qui s’occupe d’une manière spéciale de l’élude des inscriptions grecques , nous ne saurions mieux faire que d6 rapporter littéralement ce qu’il nous a fait l’hoiineur. de nous adresser à ce sujet. . • .•
sypttv utêvrrpict Çqmç !
• ■ f^ieille ivrognesse , pis !
« Ce petit cippe, qui offre tous les caractères funéraires,
« doit avoir été consacré , dans quelque sépulture de fa- « mille, à une 'vieille esclave dont tes goûts bach'iques
<i8. Mmurofti, «ccccsiiii , i,
496 LIVRE 111. DEUXIEME PÉRIODE. MON. Itfl.U.
« avaieirt fait remplacer le nom par un surnom rappelant « ses habitacles vicieuses.
« La formule £>«<r qui. se rencontre' surtout sur les in- « scriptions chrétiennes (vôy. les inscriptions grecques « recueillies par la commission de tylorée, t. I, page 167 « et suiv.)èst antérieure au christianisme, comme on peut « s’en convaincre par ce monument et par beaucoup d’au- « très qu’il serait trop long de citer ici. » %
La1 pomme de pin placée au sommet de ce cippe étant à la fois un symbole funéraire et un attribut bachique , elle pourrait avoir <lans notre monument une double signification fau reste nous avons déjà eu occasion de sighalcr dans cet ouvrage Bacchus considéré comme divinité infernale.
’ Notes fur les Inscriptions données cl-dessus.
Cette pierre n’/i pas été publiée jusqu’ici d’une manière lout-à-fait exacte. MuraloH., qui le premier l’a fait connaître, page çdxlv, ii‘8, n’en donne que les quatre premières lignes, qui contiennent dd graves erreurs. Le chevalier Baille, dans son qpusculc déjà cité plusieurs fois , s’approche plus de la vérité queMuratori, mais sa'version est encore. fautive sur quelques points ;■ enfin l'abbé Gazzera , qui en fit également mention dans son beau.il/cmoire sur le décret cC (Jsellji, d’après les notes prises anciennement par le capitaine Borclli , ij’cn donne pas une version entièrement conforme à l’original. Nous citerons, eptre autres inexactitudes , celle d’avoir placé le chiffre des milles après ai tvrre», tandis que ce chiffre lvi doit précéder le non» du point de départ -r à la septième ligne, la version de M. Gazzera dit : sua. svbriq. dextro, tandis que la véritable, bien vérifiée par nous sur les deux pierres voisihes l’une de l'autre , donne sex. s v brio. dçxtro.
L’inscription n° 12, que nojju» avons .en occasion de voit au moins trente fois', et que nous avons, toujours étudiée pour en donner une version exacte , nous a offert le nom d’un préteur
CIIAH. 1. — INSCrtlPTIOUS. ' 497
nouveau ilqn* la personne de Mareus Mètellus , qui- gouvernail l’fle sôus SepiftneTSëvère ; nous regrettons qne 4e mortier, qni Jie au sol lq pierre nî 13 bnus ait empêché de bien lire ce non» , qui doit être immanquablement le même, puisque les deux picrrps sont identiques; dans celle dçVnière , nous avons cru reconuaître.un o de cç même nom de meteixo.
* Toutes les pierres militaires désignées ci-dessus par les numéros 14-18 se trouvaient, il y a quelques années, réunies en un seul endroit de l’ancienne route romaine , qui est précisément 15 point culminant de là nouvelle routç-; mais plusieurs ont disparu,, d’autres -jopt été altérées et gâtées. Nous devons dire cependant 'que les dégradations que ces monuments ont subies n’appartiennent pas toutes « notre époque ; il paraît que plusieurs sont très anciennes, entre antres la; mutilation de' l'inscription na- 15 , où le uom de l’empereur et celui de son lieutenant dans l’ilc a’existent plus, taudis- que -le reste est encore assez lisible ; ' en examinant la. pierre avec soin, nous avons acquis la certitude que Ces deux lignes ont été effacées; exprès- avec un instrument tranchant , ou peut-être avêc un marteau; . . . .
'Nous avons donné, page 472, au fragment d’inscription dé-, .signé par le n° 19-, un chiffre militaire différent de èelui„que nous avons comimlniqué-au P. Angius ; et qu'il a iitaérc dans la Biblibteca .tarda , page 49. Nous avons eu depuis lors occasion d» revoir «nos manuscrits de voyage , -et nous avons adopté <.le chiffre militaire de xxxim , au lieu de celui xliiii que nous avions cru. lire d’abord ; cette nouvelle version concorde d’ailleurs assez avec la- distance réelle de Porto-Torres a l’endroit où nobs avons rencontré Je fragment en question /•c’est-k-d ire entre Torra/ba et la chapelle de Çabu-Abbas. . .
Le P. Anglus , qui a publié lf/ inscriptions de ce* deux pierres K militaires , Jiibliolcca sarde*, psig. 43-44, <Jit -erfavoir trouvé une troisième en çe même -fieif, sur laquelle' il a lu le nom de Dioclclien; et i> âjoute.qu’au sud-est de ces mèmès, pierres , et à un grand miWfe de distance , .dauj-uu lieu dit Çentip-cnrutrf ; le trouvent d'autres pie/res plus petites, mais également écrites,
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-498 LIVRE lit. — DBtXlKME PÉRIOBB. . MON. ROM. quele mauvais temps ne lui a pàs permis de vojrà sud aise pour . les lire. 4
R** a4'«t *5. lions avons vu Reus-méme les deux pierres dont il s’qgit 4»“*
le mur de la petite maison de Nuracheddus s dont elles faisaient partie ; elles étaient alors plus entières qu'elles no le sont au-' jourd’hui à l’université de Cagliari. Celle n° 24 est mainte—
, nant mutilée de six lignes, que nous avons lues bien clairement
lorsqu’elle était encore à Nuracheddus ; ce lieu se tronVe à 5 ou 6 Riilles des ruines Ae'Nora j de façon qu’on peut restituer le chiffre qui manque, par un v ou par un vj , sans craindre de v commettre une plus forte erreur. Ou ne doit pas confondre ce
• ' • • lieu avec le Nuracheddu où le ,P. Angius a trouvé les pierres
milliaircs de la route d ’Olbia , dont il est parlé dans la note précédente. • ., , ' .à ■
N* s;. La pierre milliaire désignée par le n? 27 était également mieux conservée lorsqug nous en avons ftit la découverte, qu’elle . ne l’est en ce moment ; le transport de Cabras à Cagtidri l'a 'un peu endommagée , surtout dans la ligne où il esV parlé de cqrnvs, que nous avons lu bien clairement en 1 830 ; ce mot est maintenant à peine lisible.
K* 36- Il paraît que l'inscription' reproduite n° 36 , d’après un calque
que nous avons fait nous-méme sur la pierre conservée è l’Upî- , versité de Cagliari , était moins mutilée du temps de Muratori
qu’elle ne l'est aujourd'hui, puisqueles premières lettres des huit premières lignes ne se lisent plus maintenant. Mous ne comprenons pns cependant comment La personne qui a tiré la copie pu— ■ bliée par Muratori, a pu se tromper aussi étrangement qu’elle l'a lait, surtout à. l’égard des dernières lignes. Muratori termine la sienne pn^. r .. V
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• OPTIUO. BT. IàVCTISSIMO. praeposito
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tandis qu’onlit bien clairement sur la pierre: "
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«WP- 1. — -'INSCRIPTIONS. ; ^ *99
' . OPTIM0.' ET. HARISSIMol PRAKS.
T.‘ SEMPRONVS. V.ICTOR • .
OPTlft. PRAET0R1. '
A la septième page , on lit dans la v.ersion de Muralori t per pamphiliaM lvciam. La pierre donne : per. asiam .lyuak.
On trouve- encore dans les deax versions d’autres différences qu’il est inutile de signaler. Cette pierre est remarquable par la distinction qu’on y voit faire entre pontvm. et. rtttniam. et pontvm méditerranevm ; nous soumettons cette particularité aux personnes- qui s’occupent de la géographie ancienne de • l 'Asie Mineure. , .
•Nous avons donné l’inscription n° 37, d’après Muraton , N* 3r. ne l’ayant plus trouvée en Sardaigne comme nous l’aurions désiré, vu que le texte publié pàr-l’ahiraliste italien est indubi- • tablcment très vicieux ; nous l’avons reproduit daçs notre travail , parce que cette inscription désigne un nouveau préfet ou P rat ses de Sardaigne. , >
En supposant bonne la restitution que nous avons faite de la fc* W. première ligne de l’inscription de Cornus , n° -*4, nous aurons l’ige de. ce monument, qui parait dater de l’annéc-dc Rome 1042 (289 A. J. C.)-, époque du consulat d ’Artnius Bassos et de L. liagunius Quinctianus. On pourrait , à la vérité , lire égale- < aient Aurclianus et Bassus Cos-. , ce qui rapporterait lq monument à l’an 271. A. J. C. On pourrait enfin , d’rtprès Cnssio— dore, lire V alerianus au lieu d'Aureliaruts ; nous croyons cependant pouvoir maintenir ,'a'vcc plus de probabilité, la restitution de 4- Bagonius Quinctianus et Annius Bassets. ' '
Nous ne sommes pas de l’avis de M. le chanoine Maràngili N* 37. de Sassari , qui d publié un travail remarquable sur l’inscription n* 47, trouvée â . Porio-Torres ; .nous ne pensons pas qae ce Lacum a Jurulnmenlis ( quem ) pecunia sua fecît (Flavius Justiuus), cl cette aqiiam (quam) sumptu sua iruluxit-, puissent se rapporter au magnifique aqueduc qui conduisait les eaux de la ville , et dont on- Voit encore des restes bieu remarquables entre'
Sassari e( Porlo-Torres ; nous croyons qu’il s’agit ici d’un petit léser voir dVftu.it l'usage des' habitants de Turrcs , mais non
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d’un ouvrage aussi dispendieux et aussi magnifique que l'aqueduc cité ci-dessus , qui ne pouvait être fait que par l'administration de famille on par le gouvernements
M. Mérimée vient de publier cette même inscription dans son Voyage en Corse (a) , page 65 , note l ; il ignore apparemment quelques uns des faits que nous avons rapportés pages 4t6f et 417, puisqu’il partage l’erreur de Muratori Syrie mot Barbariac, qu’il voudrait aussi lire Bala'riac : nous regrettons de n’avoir pu lui fournir en temps convenable les preuves que nous avons données ci-dessus de l’exactitude de la versiou contestée.
Pour téut ce qui régardc les ■inscriptions n° 52, voyez la (Inscription que nous allons faire ci-après de la Grotta dessa Bi— ' pera , figurée PL XXXV, n° 1 et 1 bis.
Préfet*
dans
romains
l'ilc.
Pour compléter ce chapitre ot faire, nous le Croyons, une chose agréable au leclqur studieux, et aux Sardes qui s’intéressent à l’histoire de leur patrie, nous donnons ciaprès la liste des personnages romains désignés par les monuments comme ayant gouverné La Sardaigne en ' qualité de. Prœsides, dcVrcfecli ou de Prêt ores-, nous ne faisons au reste qu’ajouter quelques noms à ceux qu’a déjà publiés M. le B. Manno (1).
M.jitius Balbps, aïeul maternel d’Augùstc; il gouvernait l’île l’an de Rome 693. ( VSyez la médaille de Sardus-Pater, PI. XXXIV, /ig. 1 , et ce que nous avons dit dans notre première partie, page 20. )•• ; ' K .
Serins Snbriits Dexter, sous Vcspasien. j( Inscript. n°' 10, 11.)