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avec elles. C'est vers cette seule fin que mes efforts ont été dirigés; mais, pour y parvenir, il m’a fallu d’abord étudier minutieusement l’esprit de chacune de ces compositions, et les grouper ensuite, soit d’après leurs rapports mutuels, soit en me servant des monuments déjà. décrits ou figurés, ou en puisant dans les passages des auteurs anciens.
Je n’ose pas me flatter d’avoir atteint, le but que je me suis proposé; mais quelles que soient les erreurs dans lesquelles je pourrais être tombé, quelque hasardées et même extravagantes que puissent paraître les interprétations que je propose, je dois rendre compte des sources où j’ai puisé, et justifier en quelque sorte la classification que j’ai faite de ces monuments singuliers et uniques. Si mon travail peut épargner des moments précieux aux véritables archéologues, et préparer la voie à de plus exactes et de plus amples observations, je serai amplement dédommagé du sacrifice d'amour-propre que je fais, et j'aurai payé mon tribut à la science, en m’appuyant sur ces paroles d’un homme compétent : «II est permis, en des matières aussi obscures, de «proposer des conjectures; elles donnent quelquefois lieu «à des découvertes importantes.» (D. Calmet, Dicl. de la bible, au mot Chasluim; IUwiS y II amis, Antiguedades Cellicas de la isla de Menorca , 1818, page 144.)
Pour ce qui regarde la gé^raphie ancienne de l'Ile, peutêtre trouvera'-t-on que je suis entré dans trop de détails sur les localités; j’ai cru devoir agir ainsi, afin de justifier, autant que la ct^|^st possible, la confection de la carte de la Sardaigne se trouve en tête de l’Atlas joint
à ce volume; ^|^Ptc ne doit au reste être regardée que comme un simple essai.
J'ai tâché de distinguer, par une différence dans les caractères d’impression , tout ce qui est positif, c’est-à-dire les
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descriptions des monuments, de ce qui n’est proprement que conjectural ; c’est pour cette raison que l’interprétation de ces derniers , et le développement des textes de Ptolémée et de l’itinéraire d'Antonin, sont imprimés en caractères plus petits que le texte ordinaire; de cette manière il sera fatile au lecteur de passer rapidement sur ce qui n’est que l’exposition de ma manière de voir, pour s’arrêter sur ce que l’on pourrait appeler positif.
L'abondance des matières comprises dans cette seconde partie en ayant considérablement augmenté le volume, je me suis vu forcé de m’arrêter à la lin de la période romaine, et de renvoyer ce que la Sardaigne peut offrir de monuments du moyen ôge à la quatrième partie de ce travail; cependant, comme j'avais fait graver une planche qui donne un monument de cette époque, je l’ai comprise dans l'Atlas des antiquités, puisque la quatrième partie du Voyage n’aura pas d'Atlas, et quelle sera seulement ornée de vignettes insérées dans le texte même.
On trouvera à la bn de ce volume quelques détails sur les Talayôts des lies Baléares ; j’aurais désiré pouvoir les donner plus complets, mais cela aurait exigé un développement que le défaut d'espace m’a impérieusement interdit; je me réserve de traiter ce sujet d’une manière plus spéciale , lorsque mes publications actuelles et Tes devoirs de mon état pourront me le permettre.