‹ Voyage SardaigneChapitre 30 sur 205 · V'/ XV · texte numérisé non relu

V'/ XV

Gtnoml.

1162 LJVRE' I. Ï+- MONUMKXT* UK LA f* PÉRIODE, on l'observe dans quelques antres monuments, et stu-tout dans les murs de l’ancienne Sonados de l’Asie Mineure.-(1) La distance qui sépare ces édifices est de 30 mètres, leur direction entre eux est celle du nord an sud. On trouve tout à l’entour des vestiges d’anciennes habitations et des débris de poterie qui paraissent être très anciens. Ces deux jours carrées . situées près de l’endroit où passait jadis la route romaine , rappellent celles de la province de Constanti/ic décrites par MM. Orchvjlle Temple, et Falbe (2), qui les considèrent comme d’ancionnes stations romaines , placées également près des routes romaines, . *, * ••' • -

A peu de distauce du village de ( •orioni, près de la oime d’une butte sür laquelle sont les restes du /Vur-hag de SatÛ-Anùne (qu’il ne faut pas confondre avec celui deâee nom - de la 1H. X et de la page 73), on trouve les ruines d’une très ancienne chapelle dédiée jadis à Saint- Constantin, dont le mur inférieur n’est pas de la même construction que celui de l’église; ce mur, placé au pied du Nttr-hag q , est formé de pierres calcaires et volcaniques, (J) disposées |iar aeSisos horizontales ; il soutient une espèce de. terrasse sur laquelle sont le» ruines de la chapelle en question . Gettfi terrasse rappelle certains hié- "t • , ' . * . • ' *

(i) Ou voit un modèle en plâtre de ce mur dans la !>eUe collec-

tion des constructions cyclopéennos de. la Bibliothèque Mazarine , due à feu M.-Pttil-RadeL

-(■j) Relation d’une excursion de Bnne à Gûelmn Ct « Constun- Jine , publiée par la société. poOr l'exploitation de Carthage, Paris, i8î8, 'page ius '• . ...... - *

(5) Iæ Isitte qui domine -le village de Genoni, et sur laquelle «St le N» de Sont- Anline. , est calcaire; mais sur- son sommet on voit une couclic.de lave basaltique divisée en prismes irréguliers; cette même lave rçcopvre tdut le grand, plateau. isolé de' la (a/ara , qui en est 104,1 prèji. t'oyez notre petiu- ca rte , .«’/. YU I , -/*g 5,

V*‘ — GHOIT E*. . \ • 1 03

tx)hs qu ou trouve dans la Sabine et eü d'autres lieux de , ’ l’Italie et de la Grèce , où l’on rendait les oracles. Ce rap- . • *

prochement nous a été suggéré, p. par la forme et par là disposition du terre-plein , exposé an sud-est , et situé au pied du Nvr-lutç). 2V pat les mines mêmes de la cha-l pelle de Saint-Constantin , qui semble dater des premiers'1 temps de l’introduction du christianisme dans l’ile , et a\oir remplacé un édifice païen ; on eu trouve une raul-r *

titude d'exemples; 3°. enfin par la manière dont les habi- .

taqts de cette contrée. prononcent le nom du village auprès duquel se trouve eette antiquité; quoiqu’il soit v’V cpnnu sous le nom-.de (jtmoni ou. danone, les paysans du lieu disent lerotu ou hicroni •; nqus signalons cette . ' . . • particularité, sans cependant y attacher aucune importance. .. - ;•.„ . ‘

O rj., trouve on Sardaigne une très grande quantité de Gnw-aiw»* grottes creusées dans le roc ; les envirousde Bonoiva, de ■’aJctT'* Grnvc, de Busachi, d’/tùt, etc., etc., en sont remplis. On les remaVque particulièrertent dans les territoires ou abondent -les terrains calcaires et les tuffas volcaniques et poncawx, mais surtout dans les- premiers, qui renferment souveitt'des vallées produites par des crevasses profondes, dont * les parois sont Verticales , ou du moins escarpées. C'est là ‘ . *? ’ principalement que les auciens habitants de l’ile se sont plui établir de petites cellules-, dont les. ouvertures carrés so suivent presque toujours en ligne droite le long d uu large banc la roohe^et qui paraissent de loin comme ’ une tile. de fenetres. d'un édifice sa no porte.

- Chacune de ees ouvertures donne accès d^ns jlè petits ' appartements, |L) composés de plusieurs cellules basses

f. J. Quoique le nom d'appartement s*,t impropre polir désigne. ' ' '

1 r*t»va de M.Pct'tcs , non» ftvoiTMiaWté, ërdtani ,,u’éb

rend mieux notre pensée.- • - k ‘ “

• . . et Miroites qui. communiquent entre elles sans avoir rien

«de çomimin avec l’appartement voisin. Chaque appartement a ainsi une ouverture extérieure qui lui est propre, et ces ouvertures sont distantes lès unes des autres selon le développement que prennent les différentes chambres ; 's’il n’ÿ en a qu’une ■ seule, ou que les autres s’étendent ■

• dans la direction de l'intérieur de la montagne, alors lés

ouvertures extérieures Sont rapprochées; mais si fin contraire le développement des cellules intérieures se fait ' •• dans le sens latéra) , alors les ouvertures Extérieures sont

' / distantes entre elles de tout l’espace que l’isolement de chaque appartement peut exiger;, ail reste, ceci ne doit •

. s’entendre que d’uhe maniéré générale-, car nous avons

vit de ces appartements qui étaient réunis tet avaient deui ’ ouvertures au dehors, mais ces cas sont bien- rares en

, proportion ejes autres; nous avons' eu lieu de croire *'• dans quelques uns de ces cas que les communications

. -, intérieures entre les différents appartements furent ouvertes après coup , c'est-à-dire à une époque postérieure à celle de la confection des. grottes.

(j coiics Comme nous avons tâché de mettre autant qu’il *

i iimIm. nous a été possible soiis les yeux du lecteur les dessins Pi.Xvt.jig. i. monuments sardes qui sont le plus à portée du voyageur parcourant la route royale de l’îlcj nous avons fait graver dans la Pl.'XVl, ftg. I, la vue des grottes qui se rencontrent sur le chemin enquestioii ; entre le territoire ■ dè Giave et celui de Bonorva ; on y. voit deux collines . assez fasses placées au fond d’un vallon (1) et perl-ées de plusieurs ouvertures carrées ,■ qui maintenant sont en grande partie endommagées, vu leur'proximité de la

Jr-^- ;■ . ■ > ■ ’■■■- r r»

(ry Le terrain-constituc' ta partie inférieure du calcaire tertiaire, .qui, on cet endroit , est une espèce de brèche un peu coqnilKère, composée de fragments "âelracliy te liés par un oimedt calcaire.

Page 1