‹ Voyage SardaigneChapitre 82 sur 205 · livre · texte numérisé non relu

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MOÜtL’MEXTS l)E LA f PÉRIODE.

Nous ignorons ce que peuvent titre les quatre fruits qui se trouvent dans la coupe portée par cette statue ; elle pourrait bien représenter une prêtresse au lieu d’un prêtre.

Statue analogue à la précédente ; mais elle en diffère par une espèce d’écharpe mise de gauche à droite, tpii laisse voir les formes d’un sein , probablement celui d’une femme. Ce qu’elle tient dans sa main gauche nous paraît un pain , ou espèce de gâteau , car il n’est pas creuxcomme les coupes des figures précédentes.

Bronze du Cabinet royal de Turin.

Fort probablement Une prêtresse d 'Astarti, tenue en vénéra- . tiert, ou si l’on veut sanctifiée.

♦ . • ‘\mr’ 0 . ■ « " V # *

Figure humaine à’iéte rasée avev une espèce de corolle, oit bien ta tête;' couverte d’uu bonnet très aplati v elle est. revêtue d*Unu> tunique â&éz étroite bordée de franges.

.Cette tunique ressemble* beaucoup: à 'Belle dont 90nt habillés plusîéurs girepriers <de notre PI. XXVflè Une ée harpe placée en sautoir, de droite i gain lie , poêle Un poignard qui a lé plù* gtand ra|rpoii aveç ceJui «re la fi". 100. Sa main droite «st élevée dans l’altihidè 'ordinaire; la1 ganche. tient une (riiaphord. â défi* anse*, appuyée sut IVpaole. -• •* ' • - •

Bronzedii Musé*' des Bénédictins de CaUuu,

Celle statue, probablement exécutée en Sicile,- a trop les caractères îles idoles sardes pour que nous cherchions à justifier l’insertion que nous en avons faite dans celte série ; le; poignard nous semble être ici , moins une arme «le guerre, qu’un instrument dr sacrifice propre à un prêtre; notre opinion est justifiée en partie par les fi". 134 et 136 ci-après. é . • ,

Ce personnage nous parait un piètre, à la fois sacrificateur et

amphoropliore; il rappelle ces prêtres qui, nu dire de I.urirn (À),

. frf) Bit buntnonii r.r mûri ui/iuim in crilrin deferiiut • tptani/wn

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' • chai*, vi. — iwn.*s. w.. xXix. 3*3 .

apportaient deux fois dans l'année l’iaù de la mer dans le temple de la déesse de Syrie, eu commémoration du déluge.

Figure humaine sa tète ressemble un peu à celle de fit- 134. la précédente. On peut également la croire rasée ou couverte d’un bonnet plat y- elle est vêtue d’une espèce de tunique, sur laquelle passe en sautoir une écharpe, avèc un poignard semblable à celui du ir 133. Sur son ‘épaule gauche elle porte une espèce de grande étole., on petit manteau orné sur un de scs bords; sa main droite est élevée à l’ordinaire; la gauche tient appuyé .sur l'épaule ûh. bâton dont le gros bout passe' dans Panse d’un pa- V nier plat posé derrière le, dq^.; £t 'contenmjt trttfs animaux quon pourrait croire Irois lapins; h-, pfedtf jtosprit mf ttm' espèce de châssis. -Sÿ

limn/,. du Cabinet des Médailles de Paris, déjà décrit

parJCaylùs. fl)' •' .#'■ ■

bes objet» contenus djltjs le panier paraissent Irois lopin,

animaux extrêmement prolifiques , consacrés, quelquefois à V<ânus; pedl-itré V# socrifciit»on en' Sardaigne .V Àstarté ; et ’ . J'

s’abstennit-un .de leur.' chair , ainsi que cela avait lieu dahs ' ‘

les Ues Britanniques, C«)s où l’on trouve plusieurs traces «1.».

usages, dr. croTupce» et de ...un.cu phénicien»; |«'persdq. !. ''

nage qui porte ces lapins noos parait un prêtre sacrificateur. * .

l' igttre btimaine à tête rasée, avec des signes de cheveux f>r- iJ£. der'cière la nnque; elle port.; par-dessus sa tunique deux

incerdoles modo feront W- loin Syna, et Arabia, et r),n ,rant phraum habitant, muùi hnmmetad marc renamt, indique amnr.iarjuam déférant , quant in <rdcm primùm effundunL Loc. rir. ' {>) Carros, tom. III, pag. 100 et suiv., P / XXVII^g' a. CCI > antiquaire dit positivement que cette statue et celle du n* io5 veulent top tes les dçux de Sardaigne.

(qj Lçporcm et gailinam posta, c fas non puiant ( Untann, i.

C t:j»A *y k)c Bt‘LU> (tnllict) , lib. v, 12.

' by

35J* LIVRE 1. — MONl'MENTS IlB LA 1** PtëlUOtlE. riches éloles posées sur: chaque épaule et qui se croisent ;■ mais, sur. l’épadle gauche, elle a une troisième pièce d’étoffe garnie de gros boutons qui lui pend sur le côté et lui couvre l’avanl-bras ; la main gauche pose à plat sur la poitrine, l’autre bras est mutilé ; il élevait indubitablement la main , comme on le voit dans les autres figures

de- ce genre, , ■ ’ •; • ' . *

Bronze du Cabinet royal de Cagliari. . Y «

Nul doute que celte statue ne représente un autre prêtre.

Figure analogue aux précédentes , avec la tête rasée et la corqlle^ On voit, sur sa poitrine , ub poignard tenu par une écharpe ; sur son épaule gauche est jetée une double étble ou espéré de sagurrj, dont le travail rappelle tïh peu l’étoflè qui rerouvre le n" 12-4. ta'majp drottô’ est dans la position ordinaire t la main gauche heht une, es» .pèce de panier oblong , où sont quatre pains çu gâteaux , pareils à celui que porte la fig< 132, et que nous allons trouver dans îes mains des deux figures soi vau tes.

Bronze du Musée- royal de CagliarL.

Nous, reconnaissons encore un pretrè -sacrificateur dans-celte idole ; elle porte quatre gâteaux qui rappellent ceux que l’on offrait à A s tarot h. Et mulierts ttmspcrgilnl athpem, ut faciant plau cnKu regince cali. (Jkrem. , vn, 18) (a). Ces,, gâteaux ont aussi du rapport avec les pains de proposition et d 'oblation du peuple juif.

Nous ne saurions finir ce qui regarde ce prêtre nrtophore, sans faire remarquer combien quelques uns des personnages représentés ci -dessus, appartenant fort probablement i la caste sacerdotale sarde ou phénicienne, ont de rapport avec

(n) V oyez dans notre Mémoire sqr le Temple, de Gozo déjà cité

pagedb, cc que nous disons sur ce sujet, en partant dé ifcnx ' petits fours que nous avons trouvés dans cet édiGce remarquable.

CHAP. VI. — UMJLKS. M,. XXIX... 3â3

«eux qui figurent dans la procession d’ZiiV eu Egypte , ainsi ({écrite par Clément (fAlexauilne|(a) (• A* la. tète , marche le

.. Çliatilre , etc Après le Chantre vient 1'lloroscopc. .....a,

u marche ensuite le Scribe,..,. Ces personnages sont suivis du . « Stolistc qui porte dans scs. mains la coudée et la coupe pour

«les libations (J>) Après tous les autres s’avanpe le Pro-

v phète , portant dans les plis de sa robe-l’urnç sacrée M, dé- .. cQuv.erte à tous les yeûjc : derrière lù", ^otit cetlx qui portent , /es pains (d). » , •*'" ' '

'•Le costume dés figures décrites ci-dessus concorde -usiez avec celui -des prêtres phéniciens , qui , d’oprùp le récit que Silius Italiens fi)it de ceux qui desservoientde temple 4c Gades , portaient coifime los nôtre? la tète rpsée , qu'ils recouvraient d’un bonnet de lin; leur robe était également d'étoffe de lin, et ils «ÿaient les pieds nus ' ‘ v ‘ ^

■ Figure humaine ilète rusée , Tévfttae d’une tunique , et

tenant de ses deux ituriu*tfn-grand pain on un {jôteîttf. - "•

Brofiie chi'Cahinei rovtfl<le Cagliàfu }■

Autre prêtre : '*.•■ ■ ‘ ’ , .?• . '.v . .

' ' « - A )>,^ • | ^1 !■ ti •* » • ,

Figure humaine à tête do singe , avec les 'caractères' de virilité. Son corps est nu, â l'exception du ventre, qui

est couvert d’nnê espèce de Ublief * .sea jambes sont t»r-

' / ’ tj . jV ' .* ■ ;

ètf.'.Sj.

Fig. »38.

(a) Stromab^ VI, 4, pag- ^7, édit; Parrt», colL t , p»g ypytf. Gtnomitfr, hxj.'àt., vol. rf, pag. 79^-îf)3.- •'•(b) , Voyez notoe/fg. 118. ,

t (c) .^eÿet notre Jîg. i5ô. . \ *'

• ■■..W Fiÿ'^notreyig. i36. ; ‘ >V,*

bd vrlmniurcaryor» U««, . .

Eê'Pe(imdco p/refulgct stamin* veflex. . f. .

v Dtscùutis mot tura date , atqua e lege parentfal

# «« d - Sacujicam Utto venrm dutùtguere dans,

‘ * JW >1 udui , tonsaque conue , caslnm qne cùhitr ,

* *7 ^ a 'Irrèsuncta foHs servant ait aria Jiammar ^

• . . » V . {'Siv. B*U* punie*. t Mb. kti, 1^34*40 .**

i byCinogle

M6 I.IVHK MOM, MliYls IIK LA l“. PKUtOWS.

dues , la main droite est élevée comme dans la plupart do autres figures; avec la gauche elle tient un paiu ou gâteau. Bronze du Cabinet rrty.1l de.Cagliari. , . . •

Cotte Statue a également été décrite cl puMié'e par Miuitcr («^ igii croit aussi y reconnaître une tète de, singe. Les rapports, ou, si l’gu veut', l’ospèèç de filiatien que noire PI. XXIX nous lait 'voir entre feltc. ligure /H plusieurs «le celles ejui preeèdéul (rapports é-tajilis principalement parle n° 137* qui est', pour nous, exprimer ajusi, Vanneau d'union), nous portent à croire que dans L'i religion à laquelle appartiennent toutes ces images >aedes , \hympu à làç tic tinge joue à peu près Je même rôle que le singé ù Mc Je ç/iirn {Cynocéphale.) dans les • croyances, dé rÉgy-pfc-où il parait a/oir été l'emblème vivant

des hommes

à'chaque nouvelle lune (6). Nons retrouvons également irtes à tête du singe daus religion tles Indôo*. * ' <

fi> c '.>■!■

mtris nous Itvcroyons ééfnbialifc.- à! celui, Æc la.'fi^ui r pré *

i-édenCL’. j ■' - v ^ ^ • <*v( t‘ »t." '

Bronie du OabimJ loyal de Cagliai'i ■ j * ç\ Mèihe sujet, même localité. v ' .*

■ i finie qui pourrait avoir un |ieu de rapport «Vue le* précédantes. Nous ne pensons pas , .cependant, qu’elle puisse réellement prendre place parmi les idoles .sardes.

Bronzç. du- Musée dè Lyon. * •*

. ~ « “T“ ~ — 7~* — rr, •

(a) Loe. cil., pag. 37, talé. u\/ig.y, . " .

(*) f'vr- (IwtiWAOT, lot. lit., I" paille, nota 10, çag.i864%et* ’ note i5, pag’ cj4<i,. ’ . • , . . , -V. -, •

CHAV. VI. — I DOÎLK S. PI.. Vltl\- ‘i 927

• i iT %*

f Figufe dont la tête et les japtbes (t).sont fort probable- r,t. i/(«. ment celles d’un singe, pesée a cheval sur un taureau orné d’un collier, tes caractères mâles de ce dernier animal sont très prononcés; le sÎDge tient, dans sa main droite, une coüpe ou cratère absolument semblable à celle du n° 129.

bronze trouvé dans un Nur-haç, près de Nulvi. Il nous fut remis sur le lieu même par M. Frazctto ,■ pharmacien de cb village , qui , à notre invitation , l’a donné au Musée royal de Cçgliari, où nous l'avons déposé «n son nom. .

Le caractère phallique du taureau nous engage à le rapprocher des représentations, de cet -animal qu’on voit dans quelques scènes mithriaques ; c’est- un emblème de la puissance mâle de la génération, à laquelle préside comme démiurge, Mitbras soleil ; cet animal peut être pris dans notré bronze à la fois comme un symbole du principe actif -ei comme dieu soleil; tandis que le singe, dont le corps subit une influence remarquable h ohaque lunaison , est fort probablement ici le symbole du principe passif (caractérisé d’ailleurs par 'la coupe ou cratère qu’il tient dan s- sa main), et celui de la lune ; toute fa composition pourrait faire aUqsion Jl la jonction des deux grands astres (a). •

figure humaine , dont Ja tète est couverte d’tine es- Pt xxx, péce de calotte-. On pourrait enepre y vpir, comme dans la figure, précédente , une tête rasée avec sa corolle; ce personnage est vêtu d’une longqe casaque Sepiblablt- ù celjes des n” 95, 105, 107 ét 133. Elle- porte snr son épaule un bélier tenu par les jambes de devant. ,

Bronze du Musée royal de Cagliari. Le Musée de Turin ch possède un autre exactement pareil , et sorti proba-

• '(i) Nous ferons remarquer que les jambes des figures précédentes «pli -portent une têtr de singe, sont toutes arquées.

. (o) Selon llorapolloti . le singe cynocéphale 'était l'aiilsb-nic de la

jonttion dit-soleil et ücla lune, ifie'roglyph. , lib. t, cap. 14",

358 LIVRE I. — MONUafeN-TS DE LA 1“ PÉRIODE.

blemcnt du même moule -, mais ses jambes et ses pieds sont entiers , et faits comme nous les avons marqués dans le dessin par des points. •

Cette idole aurait dû figurer moins dans éette planche où nous l’avons d’abord placée, à cause de l’animal qu’elle porte, que dans la planche précédente , où sont les prêtres ; car nous regardons maintenant comme tel le personuage représenté par cette figure , surtout depuis que nous avons vu dans le Musée du Louvre un fragment d’une statue dont nous avons pris le croquis que nous donnons ci-dessous. •’

tl nous a été facile , à la première vue de cette idole , de lui reconnaître une origine commune avec celles de noire uoL ■ lection j face allongée yeux saillants, défaut total de formes, corps aplati sur le devant ei très mince de côté , tous ces caractères lui assignent une origine sarde. Elle a la tête rasée , avec une légère indication des- cheveux, et elle porte sur" ses épaules un bélier, ou peut-être une chèvre ; ce qui la rapproche tout-à-fait de notre h° 1 43 ; mais la petite statue du Louvre a de plus l’écharpe et le poignard qu’on voit aux fig, 100., 133, 134 et 136. Nous la regardons comme la représentation d’un prêtre sacrificateur, et nous sommes enclin à lui assimiler la petite idole qui nous occupe.

Il pourrait cependant se faire que l’absence du poignard fût uq caractère essentiel , et que notre personnage dût être rapproché de Y Hermès Criophnros , souvent repA-senlé avec un bé-

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