‹ Voyage scientifique dans l'Archipel Malais (volume 2)Chapitre 116 sur 218 · L. ZEHNTNER · texte numérisé non relu

L. ZEHNTNER

de grandeur moyenne. Leur méropodite est court et ne dépasse pas la carapace ; il a les arêtes vives, l’arête supérieure surmontée d’une crête qui devient lamellaire vers l’extrémité de l’article. Carpopodite portant en dessus 3 crêtes lamellaires un peu sinuées, dont les 2 supérieures se réunissent avant l’extrémité postérieure de l’article. La crête extérieure est recourbée S et se réunit aux deux autres à leur point de jonction. Ces crêtes sont libres à l’extrémité antérieure de l’article, qu’elles ne dépassent pas; leur angle antérieur est arrondi. La portion palmaire de la main est un peu plus haute que le carpopodite, et surmontée de deux crêtes lamellaires qui correspondent aux deux crêtes supérieures du carpopodite ; ces deux crêtes de la main se terminent à l’extrémité antérieure à angle très vif et aigu. La face externe de la main est parcourue à mi-hauteur par une crête élevée, faiblement crénelée. Des deux côtés de cette crête on trouve une dépression longitudinale. Celle qui est au-dessus est large, et forme une gouttière peu profonde ; l’inférieure est plus étroite et se continue sur le doigt fixe. Les doigts sont moins longs que la partie palmaire de la main, larges à leur base et à extrémité très pointue. Doigt mobile à arête supérieure tranchante, élevée en lame, à extrémité recourbée en bas ; doigt fixe presque droit, un peu infléchi en dessous ; bords tranchants des doigts finement crénelés. Pattes ambulatoires courtes, à articles non aplatis ; méropodites sensiblement épaissis à leur base, surtout ceux des 2 premières paires, et d’un tiers plus longs que les carpopodites. Dactylopodites coniques, beaucoup plus grêles que les propodites et terminés par une griffe très longue et très pointue. Carpopodite de la dernière paire un peu dilaté en dessus, ce qui lui donne une forme rhomboïdale ; les deux derniers articles sont formés comme aux autres pattes; le propodite, cependant, garni en dessus d’assez longs poils. Ces poils, ainsi que la faible dilatation du corpopodite, indiquent que la der-

nière paire de pattes sert encore comme patte natatoire mais à un moindre degré que chez les Lissocarcinus où le propodite et le dactylopodite forment de larges lames elliptiques.

En dessus, la partie non granulée de la carapace est couverte d’une pubescence très fine et très courte. Les mains sont garnies de longs poils dans la dépression supérieure de leur face externe et à la base du doigt mobile. Des poils semblables occupent l’arête supérieure des méropodites des pattes ambulatoires. Ces poils, du reste, sont mal conservés dans l’unique individu que nous avons pu examiner.

Longueur de la carapace Largeur de la carapace :

Amboine. 1 Q.

Genre Telphusa Latr.

Telphusa soror n. sp.

N’ayant à notre disposition qu’un matériel très restreint pour la comparaison, il nous est impossible de déterminer avec sûreté les deux femelles que nous avons pu observer et de les rapporter à une des nombreuses espèces de Telphusa que l’on connaît. Nous la décrirons provisoirement sous le nom de T. soror.

On aurait pu identifier notre espèce à la T. rugosa de Kingsley (Proceed. Acad. Nat. Sc. of Philadelphia, 1880, p. 37), si cet auteur n’avait pas comparé son espèce à la T.denticulata Milne Edw. (Nouv. Arch. Mus. t. 5, p. 167, pl. X, fig. 3), mais T. soror a beaucoup plus de rapport avec la T. sinuatifrons Milne Edw. (Nouv. Arch. Mus., t. 5, p. 167, pl. X, fig. 2) dont elle se distingue cependant bien nettement.

La forme générale de la carapace est sensiblement la même que chez la T. sinuatifrons . Le front est également sinué au

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