‹ Voyage scientifique dans l'Archipel Malais (volume 2)Chapitre 149 sur 218 · I. Subfamily : Crystallodinæ · texte numérisé non relu

I. Subfamily : Crystallodinæ

Siphosome short and rigid, about as long as the nectosome. Trunk of the siphosome stiff, scarcely contractile, densely covered with thiek prismatic or spheroidal bracts.

SIPHONOPHORES

Cormidia ordinate. Internodes free, covered ouly with bracts Palpons and gonostyles at the base of the siphons.

Cormidia loose. Palpons and gonostyles attached to the inlernodes, between the siphons.

I Tentilla with a simple terminal filament Stephanonia.

Tentilla trieornuate, with a triple terminal filament Crystallodes .

Tentilla with a simple ter- ^ minai filament Phyllophysa.

I Tentilla trieornuate, with f a triple terminal filament Agalma.

IL Subfamily : Anthemodinæ.

Siphosome very long and movable, much longer tlian thenectosome. Trunk of the siphosome very extensible and contractile, loosely covered with thin scales or foliaceous bracts (rarely with prismatic bracts).

. Tentilla with a simple ter-

Cormidia ordinate. Internodes free, covered only with bracts. Palpons and gonostyles at the base of the siphons.

Tentilla with a simple termi-

, i nal filament.

Cormidia loose.

Palpons and gonostyles attached to the internodes, \ Tentilla tricor-

between the si- I nuateormul-

P^0ûS- I ticornuate,

with a triple or multiple terminal filament.

minai filament Anthemodes.

Tentilla trieornuate, with a triple terminal filament Cuneolaria.

Cnidoband naked, without involucre JHalistemma .

Cnidoband envelopped bv a campanuîate involucre Cupulita.

Terminal amplifia of the tentilla, with two latéral horns Agalmopsis.

Terminal ampulla of the tentilla, with a corona of eight radial horns. . ,

Lychnagalma.

Nous allons examiner la classification adoptée par Hæckel dans son Rapport sur les Siphonophores du « Challenger », en

MAURICE BEDOT.

indiquant au fur et à mesure les différences qu’elle présente avec celle qu’il avait donnée dans le System der Siphonophoren.

On voit tout d’abord que la division des Agalmides en deux sous-familles, Crystalbdinæ et Anthemodinœ a été maintenue. Nous ne l’avons pas adoptée dans notre classification, car elle nous paraît — pour le moment du moins — inutile. Si Fon voulait scinder la famille des Agalmides, ce serait plutôt le genre Agalma que l’on devrait opposer à tous les autres, à cause de la présence de cette cavité hydrœciale formée par les boucliers pour servir au passage des fils pêcheurs. Quoi qu’il en soit, on ne pourrait le faire sans avoir des renseignements plus précis au sujet de cette curieuse particularité.

Dans le premier genre. Stephanomia , Hæckel a fait rentrer deux espèces : S. amphitrites Per. et Les. et S. nereidum Hkl. La première de ces espèces a été décrite par Peron et Lesueur sous le nom de S. Amphytridis et non Amphitrites.

Hæckel n’admet pas comme synonyme de cette espèce la S. amphitridis de Huxley. Il en donne pour raison la position des cormidia, qui seraient disposés en ordre régulier chez S. amphytridis Per. et Les. et en ordre irrégulier chez S. amphitridis Huxl. Ce critérium n’est pas aussi certain que Fon pourrait le croire, car non seulement Peron et Lesueür ne donnent aucun renseignement à ce sujet, mais encore le dessin de leur S. amphytridis , comme nous l’avons dit, est très schématique et n’autorise aucune conclusion. En outre, si Fon n’admet pas l’identité des espèces de Peron et Lesueur et de Huxley, on est sans renseignements sur la forme des boutons urticants de S. amphytridis Per. et Les. et, par conséquent, il n’est guère possible de lui assigner une place quelconque dans la classification des Agalmides. On peut dire la même chose au sujet de S. nereidum . car nous n’avons pas assez de détails sur la structure de cette espèce pour savoir dans quel genre elle doit être placée. Hæckel n’en a donné qu’une description très

SIPHONOPHORES

incomplète, sans rien dire de la forme de ses boutons urticants.

Nous adopterons la manière de voir de Metschnikoff [XLÜI], en plaçant Stephanomia amphytridis de Peron et Lesueur (que nous considérons comme synonyme de S. amphitridis Huxl.) tout près de Stephanomia pictum Metsch. Elles se trouveront toutes les deux dans le genre Cupulita Quoy et Gaim. Le genre Stephanomia disparaîtra donc, car il n’est pas possible de le maintenir pour S. nereidum Hkl., qui est imparfaitement connue.

Le genre Crystallodes a subi quelques modifications. Hæckel en a enlevé G. imbricata Quoy, pour le placer dans le genre Guneolaria. En revanche, il a ajouté Crystallodes plethosoma (Plethosoma cristalloïdes Less.), qui est une espèce à rejeter définitivement et sans aucune hésitation. Huxley l’avait déià mis de côté. Quant aux autres espèces de Crystallodes : G . rigida Hkl., C. Mertensii Bdt. et G. vitræa Hkl., je les considère comme étant toutes les trois synonymes de Crystallomia polygonata Dana. Je n’ai jamais pu trouver, dans la figure dessinée par Mertens, ou dans les descriptions de Brandt et de Hæckel, un caractère qui permît de distinguer ces espèces. En outre, j’ai pu observer un grand nombre de colonies de Crystallomia polygonata Dana, à Amboine, et cette étude m’a confirmé dans l’opinion que les trois espèces adoptées par Hæckel n'en forment qu’une seule, identique à celle que Dana a décrite sous le nom de Crystallomia polygonata .

Le genre Phyllophysa contient deux espèces : P. squamacea et P. foliacea. La première n’est autre que la Stephanomia amphitridis de Huxley dont nous venons de parler et que nous rangeons dans le genre Cupulita. Phyllophysa foliacea est le nom donné par L. Agassiz à un fragment de Siphonophore que Quoy et Gaimard ont décrit sous le nom de Stephanomia foliacea. Comme nous l’avons dit plus haut, cette espèce doit être mise pour le moment dans les « espèces douteuses » , car nous

MAURICE BEDOT.

n’avons pas assez de détails sur sa structure pour pouvoir lui assigner une place certaine parmi les Agaimides. Le genre Phyllophysa peut donc fort bien être supprimé.

Dans le System cler Siphonophoren , le genre Agalma renfermait trois espèces : A. Okenii Esch., A. polygonata Dana et A. clavatum Leuck.

Hæckel en a ajouté deux autres : A. breve Huxl. et A. Eschscholtm Hkl.

Nous venons de parler de A. polygonata Dana1. Quant à A. clavatum , nous avons vu que c’était une jeune colonie d’Agaïmopsis Sarsi Kôll. Après un court séjour dans la famille des Nectalidœ Hkl., où elle figurait sous le nom de Sphyrophysa brevis Ag., V Agalma breve de Huxley est revenue prendre place dans le genre Agalma.

L’espèce que l’on connaît le mieux est Y Agalma Eschscholtd , dont Hæckel a donné une excellente description 2 et qui peut être considérée comme le type du genre.

Des trois espèces comprenant le genre Anthemodes Hkl., deux ont été réparties par Hæckel dans le nouveau genre Cupulita ; ce sont A. canariensis et A. picta. La troisième espèce, Anthemodes ordinata, qui peut être considérée comme le type du genre, a été très bien décrite et figurée par Hæckel dans le Rapport du « Challenger ». Malheureusement, cet auteur a ajouté une

1 Le Siphonophore décrit et figuré par Dana sous le nom de Crystallomia polygonata ne pourrait pas, dans tous les cas. rentrer dans le genre Agalma, car il suffit de regarder la figure qui le représente pour voir que les fils pêcheurs sortent entre les boucliers, sur les cbtés du siphosome.

2 Le nom (Y Agalma Eschscholtsi a été employé par Lesson pour désigner les fragments d’une espèce dont Eschscholtz [XVII, p. 152] a parié, mais sans les désigner sous un nom spécifique particulier. Si l’on voulait s’en tenir scrupuleusement aux règles généralement adoptées pour la nomenclature, on devrait changer le nom donné par Hæckel. Il nous semblerait alors naturel de donner à cette nouvelle espèce le nom d’d^almct Hœckeli.

Dans le cas dont il s’agit ici, le double emploi du nom A. Eschscholtzi ne risque guère de prêter à confusion, de sorte que l’on peut provisoirement le conserver .

SIPHONOPHORES

nouvelle espèce, A. articulata , qui est si incomplètement connue qu’il est préférable de l’éliminer, jusqu’au jour où nous serons mieux renseignés à son sujet. En effet, tout ce que nous en savons est contenu dans cette seule phrase de Hæckel (p. 229) ; «Fragments of a similar species, Anthemodes articulata, hâve been found in a bottle in the Challenger collection from the South Atlantic (station 325) ; it seems to differ from the former (. Anthemodes ordinata ) mainly in the thin foliaceous shape of the triangular bracts and the broader form of the nectophores. »

Nous n’admettrons donc, pour le moment, qu’une seule espèce dans le genre Anthemodes, à savoir : A. ordinata Hkl.

Le genre Cuneoloria a aussi subi des modifications. C. elegans a passé dans le genre Agalmopsis où elle figure sous le nom d ’A catena. En revanche, Hæckel a ajouté au genre une nouvelle espèce Cuneolaria imbricata.

L. Agassiz a donné ce nom à un fragment de Siphonophore que Qijoy et Gaimard avaient nommé Stephanomia imbricata et qui est trop mal connu pour être conservé. Il en est de même de Cuneolaria incisa Eysenh., espèce établie d’après l’examen d’une seule cloche natatoire 1

On voit donc que le genre Cuneolaria est bien inutile et qu’il peut être supprimé avec avantage.

Nous avons dit plus haut que le genre Halistemma avait été scindé. Des espèces qu’il renfermait, Hæckel n’a conservé que H. rubrum Hxly, à laquelle il a ajouté H. punctatum L. Ag. (. Agalmopsis punctata Kôll). Nous ne comprenons pas pourquoi Hæckel a repris cette espèce qui est considérée avec raison par la grande majorité des auteurs — et entre autres par Sars, Leückart, Huxley, Keferstein et Ehlers — comme synonyme d’Af. rubrum Hxly.

Le genre Cupulita a été formé en grande partie aux dépens du genre Halistemma et comprend les espèces dont les boutons urticants sont recouverts d’un involucre campanulé. Les Ralis-

MAURICE BEDOT.

temma tergestinum , fragile et carum sont donc devenues Cupu~ lita tergestina , fragilis et car a. Hæckel a ajouté en outre quatre espèces : C . bowdichii Quoy et Gaim., C. Sarsii Hkl., C. canariensis Hkl., et C. picta.

Ce genre Cupulita est donc, d’après la classification de Hæckel, le plus nombreux de la famille des Agalmides. Mais il y a lieu, croyons-nous, d’y faire quelques éliminations. En premier lieu, comme nous l’avons déjà vu, G: picta est synonyme de C . tergestina et de C. fragilis (Agalmopsis fragile Fewkes). En outre Hæckel a donné le nom de Cupulita Sarsii à l’une des espèces décrites par Saks sous le nom d ’ Agalmopsis elegans et cette espèce, dont les boutons urticants sont recouverts d’un involucre campanulé, n’est autre que la C. picta , comme nous l’avons déjà dit. Quant à Cupulita bowdichii il nous semble bien inutile de la conserver dans la nomenclature des Siphonophores, car l’espèce désignée sous ce nom (ou plutôt sous ceux de Cupulita Boodwich et de Cupulita Bowdich) par Qüoy et Gaimard [XLY] a été établie d’après un fragment très incomplet comprenant seulement le nectosome et un bout dénudé de la tige du siphosome. Il est donc préférable de rejeter cette espèce en conservant seulement le nom générique de Cupulita,

En revanche, nous avons fait rentrer dans ce genre, l’espèce découverte par [Perox et Lesueur et décrite plus tard par Huxley sous le nom de Stephanomia Amphitridis 1 . De la sorte le genre Cupulita se trouvera composé de quatre espèces : C. picta Hkl., C. car a Hkl., C. canariensis Hkl. et C. Amphitridis Bedot.

Aux trois espèces comprises dans le genre Agalmopsis, Hæckel en ajoute une quatrième: A. catena (Agalma elegans

1 On doit remarquer que Huxley [p. 69J considérait sa Stephanomia Amphitridis comme très proche parente d’une des espèces décrites par Saks sous le nom à' Agalmopsis elegans.

SIPHONOPHORES

Fewkes) qui figurait dans le genre Cuneolaria. Nous avons vu que l’on devait la considérer comme synonyme d 'Agalmopsis Sarsi Kôll. Il en est de même d 'Agalmopsis elegans Sars partim , de l’aveu même de Saks [XL VIII]. Quant à Y Agalmopsis dissoluta, il nous semble impossible de la conserver dans la nomenclature, car tout ce que nous en savons, pour le moment, se borne à cette phrase de Hæckel [XXX p. 234] «A different species Agalmopsis dissoluta Hkl. inhabits the Tropical atlantic » .

Nous n’admettrons donc, jusqu’à nouvel ordre, qu’une seule espèce dans le genre Agalmopsis , à savoir: A. Sarsi Kôll.

Le genre LycJmagalma créé par Hæckel pour y placer YAgalmopsis utricularia de Claus ne contiendra également qu’une seule espèce, car il nous semble hors de doute que le Siphonophore décrit par Hæckel sous le nom de Lychnagalma vesicularia est le même que Claus a appelé Agalmopsis utricularia.

Dans tous les cas, nous n’avons pu trouver aucun caractère distinctif, car la présence d’un globule d’huile dans la vésicule terminale des boutons urticants de L. vesicularia ne peut pas suffire pour autoriser l’établissement d’une nouvelle espèce.

Pour terminer l’analyse de la classification de Hæckel, nous devons ajouter que Y Agalma papillosum de Fewkes figure encore dans la famille des Circdidre.

J'ai décrit [V] sous le nom d 'Agalma Clausi une Agalmide nouvelle provenant de Villefranche-sur-mer.

Malheureusement, lorsque j’en ai fait la description, je n’avais pas encore eu connaissance du grand ouvrage de Hæckel sur les Siphonophores du « Challenger ». En examinant de plus près les caractères de cette espèce nouvelle, on voit qu’elle ne doit pas, dans tous les cas, être placée dans le genre Agalma car ses fils pêcheurs ne sortent pas d’une cavité hydrœciale formée par les boucliers le long de la tige.

La forme des boutons urticants (qui peuvent se retirer corn-

MAURICE BEDOT.

plètement dans i'involucre campanulé avec leur vésicule et leurs deux tentacules terminaux) et celles des boucliers, empêchent également de ranger cette espèce dans le genre Crystallomia. Elle ne peut pas non plus rentrer dans les autres genres de la famille des Agalmides à cause de la rigidité de sa tige et de la forme de ses boutons urticants. Nous établirons donc pour cette espèce le nouveau genre Stephanopsis.

Après avoir passé en revue la bibliographie relative aux Agalmides, nous allons donner la liste et la synonymie des espèces qui rentrent dans cette famille.

Famille des Agalmidæ Brandt [VII] 1835.

Stephanomiadæ Huxley [XXXI] 1839

Tige plus ou moins contractile, dont la partie antérieure, ou nectosome, est garnie de deux rangées opposées de cloches natatoires. Le siphosome est recouvert, sur toute sa longueur, de boucliers transparents et donne naissance à de nombreux gastrozoïdes, palpons et gonophores. Chaque gastrozoïde est accompagné d’un fii pêcheur armé de boutons urticants dont la structure varie suivant les genres. Le pneumatophore a des poches radiales.

Genre Agalma Eschscholtz [XVI] 1825.

Tige courte et peu contractile. Boucliers épais, très rapprochés les uns des autres et formant le long de la tige une cavité hydrœciale servant de passage aux divers individus de la colonie. De cette façon, les gastrozoïdes et les fils pêcheurs n'apparaissent pas sur les côtés, mais à l'extrémité du siphosome. Les boutons urticants sont recouverts d'un involucre campanulé et pourvus, à leur extrémité, d'une vésicule et de deux tentacules terminaux.

SIPHONOPHORES

Agalma Eschscholtzi Hæckel.

Agalma Eschscholtzii Hæckel [XXX] 1888 (non Agalma Eschscholtzi Lesson).

Pneumatophore recouvert au sommet d’une pigmentation rouge pourpre. Les cloches natatoires sont pourvues de trois ocelles ou taches pigmentaires de couleur écarlate, situées à la base du vélum, autour de l’entrée du nectosac. Siphosome de forme à peu près globulaire. Boucliers très épais, à trois ou cinq pointes, auxquelles aboutissent des rangées de cnidocystes, situées sur les arêtes de la face extérieure.

Cette espèce peut être regardée comme le type du genre, car Hæckel en a donné une excellente description, d’après un exemplaire unique pêché à Ceylan.

Agalma Okeni Eschscholtz.

Agalma Okenii Eschscholtz [XVI], 182’j (non Agalma Okenii Gegenbaur [XXV], 1860).

Cette espèce est la première en date, mais on n’en a qu’une description très incomplète et qui ne permet pas d’établir une diagnose spécifique. Il est très possible que de nouvelles recherches permettent, plus tard, de la réunir à l’espèce précédente.

Agalma breve Huxley.

Agalma breve Huxley [XXXI], 1859 (exclus, syu.).

Sphyrophysa brevis L. Agassiz [IV], 1862.

Boucliers en forme de coins, très épais.

La description de Y Agalma breve de Huxley se rapporte très probablement à une jeune colonie. Il est difficile d’établir exactement la place qu’elle doit occuper dans la classification.

MAURICE BEDOT.

Genre Crystallomia Dana [XV], 1858.

Crystallodes Hæckel [XXVIII]. 1869.

Tige courte et peu contractile. Boucliers très épais, à arêtes vives. Boutons urticants recouverts d’un involucre complètement fermé et pourvus, à leur extrémité, d’une vésicule et de deux tentacules terminaux.

Crystallomia polygonata Dana.

Agaima Mertensii Brandt [VII], 1833.

Crystallomia polygonata Dana [XV] 1838.

Agaima Okenü Gegenbaur [XXV], 1839.

Crystallodes rigidum Hæckel [XXVIII], 1869.

Agaima Okenü Fewkes [XXII], 1883 (non syn.)

Crystallodes rigida Hæckel [XXIX], 1888.

Crystallodes vitræa Hæckel [XXIX], 1888.

Crystallodes Mertensii Hæckel [XXIX], 1888.

Agaima rigidum Bedot [V], 1888.

Caractères du genre.

Genre Stephanopsis Nov. gen.

Tige longue et peu contractile. Boucliers foliacés, ne présentant pas d’arêtes vives. Boutons urticants recouverts d'un involucre campanulé, dans lequel la vésicule et les deux tentacules terminaux peuvent se retirer entièrement.

StepJianopsis Clausi Bedot.

Agaima Clausi Bedot [V], 1888.

Crystallodes Clausi Bedot [V, post-scriptum], 1888.

Les boucliers présentent sur leur surface externe un grand nombre de petites glandes colorées en rouge carmin. Le filament accessoire des palpons est attaché non pas à la base, mais sur le corps même du palpon.

S1PHONOPHORES.

Genre Halistemma Huxley [XXXI] 1859.

Tige longue et très contractile. Boucliers minces, foliacés. Boutons urticants nus, sans involucre, et terminés par un seul filament.

Halistemma rubrum Huxley.

Agalma rubra Vogt [XLIX et L], 1853.

Agalmopsis punctata Kolliker [XXXIV et XXXV], 1833.

Agalmopsis rubra Leuekart [XXXIX], 1833.

Agalma rubrum Leuekart [XL], 1854.

Agalma minimum Græffe [XXVI], 1838 (Juv.)

Halistemma rubrum Huxley [XXXI]. 1839.

Halistemma punctatum Agassîz [IV], 1862.

Atteint souvent une très grande longueur. Les boutons urticants sont d’un rouge très vif.

Genre Cupulita Quoy et Gaimard [XLV], 1824.

Tige longue et très contractile. Boucliers peu rapprochés les uns des autres, minces et foliacés. Boutons urticants recouverts d’un involucre campanulé et terminés par un seul filament.

Le genre Cupulita renferme quatre espèces qui diffèrent si peu les unes des autres, que l’on serait tenté de les réunir toutes sous un seul et même nom. De nouvelles recherches permettront peut-être un jour d’opérer cette fusion.

Cupulita picta Hæckel.

Agalmopsis elegans (pro parte) Sars [XLVH] 1846.

Halistemma pictum Metschnikoff, E. et L. [XLIIJ, 1870.

Stephanomia pictum Metschnikoff, E. [XLIII], 1874.

Anthemodes pictum Metschnikoff, E. [XLIII], 1874.

Halistemma tergestina Clans [XII], 1876.

Halistemma tergestinum Claus [XIII], 1878.

Halistemma elegans Claus [XIII], 1878.

Agalmopsis fragile Fewkes [XX], 1882.

Anthemodes picta Hæckel [XXIX], 1888.

Cupulita picta Hæckel [XXX], 1888.

MAURICE BEDOT.

Cupulita tergestina Hæckel [XXX], 4888.

Cupulita sarsii Hæckel [XXX], 1888,

Halistemma fragile Hæckel [XXIX], 1888.

Cupulita fragilis Hæckel [XXX], 1888.

Cette espèce a été très bien décrite par Metschnikoff et par Claus. Elle peut être considérée comme le type du genre.

Cupulita car a Hæckel.

Nanomia cara A. Agassiz [I], 1865.

Halistemma carum Hæckel [XX V fil], 1869,

Agalmopsis cara Fewkes [XVIII], 1880.

Agalmopsis carum Fewkes [XXIII], 1886.

Cupulita cara Hæckel [XXX], 1888.

Cette espèce diffère très peu de la précédente. Fewkes, qui en a donné une description détaillée [XXIV], lui attribue les caractères spécifiques suivants : les fils pêcheurs sont étendus en plis festonnés; à la base des tentacules, se trouve un gros globule d’huile.

Cupulita Canariensis Hæckel.

Anlhemodes canariensis Hæckel [XXVII], 1869.

Stephanomia canariensis Metschnikoff [XLIII], 1874.

Cupulita canariensis Hæckel [XXXJ, 1888.

Cette espèce me paraît absolument identique à la Cupulita picta . Néanmoins, je l’ai maintenue pour les raisons suivantes : Chun, dans son Bericht über eine nach den Canarischen Inseln ausgeführte Reise, donne une description détaillée de Cupulita picta (Halistemma pictum) et mentionne en outre la présence de Cupulita Canariensis (Anthemodes Canariensis ). Il reconnaît donc l’existence de deux espèces distinctes, mais ne donne malheureusement pas les caractères permettant de les déterminer.

Cupulita ampMtrites Bedot.

Stephanomia amphytridis Pérou et Lesueur [XLIVJ, 1807.

Stephanomia amphitridis Huxley [XXXI]. 1859.

Stephanomia amphitritis L. Agassiz [IV, 1862.

Stephanomia amphitrites Hæckel [XXIX], 1888.

Phyllophysa squamacea Hæckel [XXIX], 1888.

SIPHGNOPHORES. 397

Nectosome inconnu. Le cordon des boutons urticants décrit une spirale dont les tours sont très nombreux (8).

Genre Anthemodes Hæckel [XXVII], 1869.

Boucliers présentant le plus souvent la forme d’une pyramide à quatre faces, tronquée ; on observe cependant de nombreuses variations à cet égard. Les boutons urticants, recouverts à moitié par un involucre campanulé, forment un cnidosac dont la base contient un diverticule vésiculaire du canal du fil pêcheur et de gros nematocystes. La partie libre du cnidosac est garnie de nematocystes globulaires et armée de puissants cnidocils(?). Le bouton urticant — dont le pédoncule est garni de nombreuses papilles ■ — est terminé par un seul filament.

Anthemodes ordinata Hæckel.

Anthemodes ordinata Hæckel [XXIX], 1888.

Hæckel a donné une bonne description de cette espèce, d’après un unique exemplaire provenant des îles Canaries.

Genre Agalmopsis Bars [XL VII] 1846.

Tige longue et très contractile. Boucliers à trois pointes, minces et foliacés. Boutons urticants recouverts d’un involucre complètement fermé, et pourvus, à leur extrémité, d’une vésicule et de deux tentacules terminaux.

Agalmopsis Sarsi Kolliker.

Agalmopsis elegans (p. p.) Sars [XLVII], 1846.

Agalmopsis Sarsii Kolliker [XXXIV et XXXV], 1853.

Agalma punctata Leuckart [XXXIX], 1853.

Agalma clavata Leuckart [XXXIX], 1853.

Agalma Sarsii Leuckart [XL], 1854.

Agalma clavatum Leuckart [XL], 1854.

MAURICE BEDOT.

Agalmopsis clavâtum L. Agassiz [IV], 1862.

Agalma elegans Fewkes [XIX], 1881.

Agalmopsis elegans Hæekel [XXIX], 1888.

Agalmopsis Sarsii Hæekel [XXIX], 1888.

Cuneolaria elegans Hæekel [XXX], 1888.

Agalmopsis catena Hæekel [XXX], 1888.

Espèce bien connue, grâce aux excellentes descriptions de Sars, Kôlliker, Leuckart et Fewkes.

Genre Lychnagalma Hæekel [XXIX], 1888.

Tige longue et contractile. Boucliers minces et foliacés. Boutons urticants recouverts d’un involucre complètement fermé, et pourvus, à leur extrémité, d’une vésicule terminale énorme, entourée de huit tentacules terminaux.

Lychnagalma utrieularia Hæekel.

Agalmopsis utrieularia Claus [XIV], 1879.

Caliiagalma utrieularia Fewkes [XX], 1882.

Agalma utriculare Carus [VHI], 1885.

Lychnagalma utrieularia Hæekel [XXIX], 1888.

Lychnagalma vesicularia Hæekel [XXIX]. 1888.

Les boucliers ont en général trois pointes, mais souvent ils n’en ont que deux. Les gastrozoïdes ont des pédoncules assez longs.

LISTE

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